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Le site sur les gaz non conventionnels et les risques liés à leur exploitation créé par CAP21 : http://deleaudanslegaz.com

29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 08:57

En écho à l'article de Corinne LEPAGE paru dans le Monde du 21 août sur une réponse écologique à la crise financière, Hubert GUILLEMANT, membre du Bureau Régional de CAP21 Nord Pas de Calais, nous livre ses réflexions particulièrement pertinentes sur les constats et surtout les réponses à la crise écologique et financière que traverse actuellement notre pays.

Pleines de bon sens, ses réflexions sont déclinées de façon systémique et apportent un éclairage complémentaire à l'article de notre présidente. Nul doute que le sens de ces réflexions serviront dans la perspective du projet 2012.

 

François-Xavier CATTEAU

Délégué Régional

 


Crise, dette et solutions :

Une réponse écologique à la crise financière.

 

« Notre économie est un navire qui sombre par l'arrière, sous le poids des délocalisations. Augmenter encore les impôts consiste à ouvrir une brèche à l'avant, pour équilibrer le navire, et rendre le naufrage plus équitable ».

La crise écologique et la crise économique sont liées. Leur origine est commune, elles sont toutes deux révélatrices d’un trouble de notre comportement, de notre comportement de consommateur.

Il est urgent d’instaurer un système économique équilibré, c’est le fondement même du développement durable. Les solutions existent…


La société humaine n'échappe pas aux lois de la vie et de la nature. La crise que nous traversons actuellement est là pour nous le rappeler.

Nous traversons actuellement une crise sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Une crise à la fois écologique et économique. Une crise écologique qui nous laisse entrevoir, pour la première fois de notre histoire, la fin de bon nombre de ressources naturelles, et une crise économique dont la dette pharaonique des pays développés en est l'élément le plus emblématique.

L’une comme l’autre hypothèquent notre avenir, et vont peser très lourdement sur les générations futures.

L’être humain, victime de son orgueil, a trop longtemps cru qu'il pourrait se maintenir au-dessus des lois de la nature.

L'économie est un écosystème :

L'économie fonctionne comme un écosystème. Le producteur et le consommateur forment un couple, au même titre que le lion et la gazelle, ou que l’abeille et la fleur.

L'abeille se nourrit de l'appareil reproducteur de la fleur, tout en permettant à la fleur de se reproduire, ce qui fait que, plus il y a d’abeilles plus il y a de fleurs, et plus il y a de fleurs, plus il y a d’abeilles.

De même, plus il y a de lions moins il y a de gazelles, et plus il y a de gazelles moins il y a …d’herbe.

Dans un écosystème, chaque individu agit dans son propre intérêt, mais l'intervention de chacun contribue à l'équilibre du système tout entier. On peut résumer ce modèle par la formule «  chacun pour tous ».

Le chef d'entreprise est parfaitement dans son rôle lorsqu'il cherche à rendre son entreprise plus profitable. Le consommateur est également dans son rôle lorsqu'il cherche à préserver son pouvoir d'achat en achetant moins cher.

On ne reproche pas au lion de manger la gazelle, ni à la gazelle… de se sauver pour ne pas être mangée par le lion.


Le fautif, ce n’est ni le producteur, ni le consommateur, le fautif c’est le système.

Or, les lois de notre système économique actuel font que l'entrepreneur doit délocaliser pour préserver ses marges, et que le consommateur est tenté de choisir les produits issus des délocalisations pour préserver son pouvoir d'achat. Nous sommes dans le chacun pour soi, et c'est l'économie tout entière qui sombre.

La fiscalité ne devrait pas obliger chefs d'entreprises et consommateurs à arbitrer entre intérêt personnel et intérêt général, mais devrait au contraire inciter chacun à œuvrer dans l'intérêt commun « chacun pour tous ».

La crise est le révélateur d’un dérèglement du système économique.

Dans un écosystème, le dérèglement d’un maillon de la chaine se traduit par une crise : la faim, le chômage, ou le manque d’argent par exemple.

La crise a des conséquences sur les acteurs du système en les obligeant à modifier leur comportement. Si le nombre de gazelles diminue, les lions réduiront leur taux de natalité, ou augmenteront leur taux de mortalité, ou bien encore changeront de régime alimentaire. Ce qui permettra à la population de gazelles d'augmenter à nouveau, et au système de se rééquilibrer.

La crise est la traduction d’un déséquilibre du système économique, c’est aussi un signal d’alarme qui doit nous alerter et nous pousser à nous remettre en question. L’ignorer pourrait nous être fatal.

L’instauration d'un système équilibré est le fondement même du développement durable.

La dette.

La crise actuelle a engendré une dette colossale, accumulée par les ménages, puis par les banques puis enfin par les états des pays développés.

Une dette est le résultat d’un déséquilibre entre recettes et dépenses.

Notre principale source de revenus est assurée par les biens et les services que nous produisons, soit pour alimenter notre propre consommation, soit pour être vendus. C’est à dire par notre travail.

Notre principale source de dépenses va se faire au travers de la consommation qui va absorber les biens et les richesses produits.

La dette est donc le résultat d’un déséquilibre entre travail et consommation au profit de la consommation.

La crise actuelle est la traduction du simple fait que nous consommons plus de biens que nous n’en produisons. Ce qui est vrai aussi bien sur le plan écologique, que sur le plan économique, provoquant l’épuisement des ressources naturelles et la dette.

La crise écologique et la crise économique sont liées, leur origine est commune : elles sont toutes deux révélatrices d’un trouble de notre comportement, de notre comportement de consommateur.

La société de consommation.

Notre société se nomme elle même « société de consommation », tant la consommation est au cœur de notre modèle économique.

Le marché européen est le plus gros marché mondial, l’Europe est le plus gros consommateur de la planète ; l'Europe n'est pas convoitée par les pays étrangers pour ses ressources naturelles, pour ses mines, pour ses usines ni pour ses ouvriers. L’Europe est convoitée pour son marché.

Tout le système économique est centré sur le consommateur. C’est lui qui oriente par ses choix toute la politique industrielle du pays. Un produit ou un service ne peut exister que s'il est choisi par le consommateur.

Une entreprise peut délocaliser son outil de production, elle peut faire travailler une main-d’œuvre étrangère (camionneurs des pays de l’Est), elle peut délocaliser son siège social, mais elle ne peut pas délocaliser son point de vente.

Le consommateur est le seul maillon de la chaîne de production qui ne peut pas être délocalisé !

Actuellement un produit A, fabriqué en France par une entreprise implantée en France, fabriqué par des travailleurs français, intègre dans son prix de vente une part importante de charges sociales. C’est-à-dire : le coût de la sécurité sociale, des retraites, de l'assurance-chômage, et des minima sociaux.

Tandis que le produit B, fabriqué en Chine par une entreprise ayant son siège social dans un paradis fiscal, échappe à tous ces coûts.

Ces deux produits se retrouvent côte à côte dans les rayons de nos magasins !

Tout naturellement, le consommateur, soucieux de son pouvoir d'achat, choisira le produit B. Et pourtant, chaque consommateur bénéficie de la sécurité sociale, de l'assurance-chômage s’il travaille, ou des minima sociaux s'il ne travaille pas, et d’une pension de retraite pour ses vieux jours.

Qui est le plus fautif : l'entrepreneur qui pense à son bénéfice, ou le consommateur qui pense à son pouvoir d'achat ? Aucun des deux, le fautif c’est le système qui incite l'entrepreneur à délocaliser, et le consommateur à faire le mauvais choix.

Les solutions actuelles :

Face à ce problème, les seules solutions retenues actuellement consistent : soit à augmenter l'argent en circulation (par la baisse des taux intérêts ou par la création pure et simple de monnaie), soit à taxer encore plus l'outil de travail qui ne s’est pas encore délocalisé.

On n’inverse pas le cours d'une rivière en augmentant son débit !

Les masses de liquidités injectées dans l'économie s’évadent en pure perte vers les pays émergents et la spéculation. Il faut commencer par réparer le système en changeant la règle du jeu fiscal. Après, et après seulement, l'argent disponible pourra profiter aux investissements et aux emplois locaux.

L'État ne peut agir que sur ses ressortissants et sur les capitaux se trouvant encore en France. Le fruit des délocalisations échappe au pouvoir des Etats. C'est précisément sa raison d'être. Augmenter un peu plus les impôts ne peut qu'accélérer le phénomène et aggraver la dette.

naufrage«Notre économie est un navire qui sombre par l'arrière, sous le poids des délocalisations. Augmenter encore les impôts consiste à ouvrir une brèche à l'avant, pour équilibrer le navire, et rendre le naufrage plus équitable ».

Il est urgent de réorienter la fiscalité pesant sur le travail, vers la consommation pour rééquilibrer le système économique et amorcer le désendettement.

Actuellement, le financement des retraites, de la sécurité sociale, de l'assurance-chômage, des minima sociaux, est assuré par les entreprises et par les travailleurs. C'est-à-dire par notre outil de travail, notre source de richesse.

Pour échapper à ces coûts sociaux, de plus en plus d'entreprises ont recours aux délocalisations, tandis que les entreprises qui n'y ont pas recours sont de moins en moins compétitives et souffrent de la concurrence de produits importés. Ce qui a pour effet de vider notre économie de ses capitaux et de ses forces vives.

Il est urgent de changer la règle du jeu fiscal, pour que notre outil de production redevienne compétitif et que nos produits puissent à nouveau séduire le consommateur

L’exemple de la banane est révélateur de cette aberration du système : les bananes cultivées aux Antilles sont soumises à la fiscalité française. C’est à dire que leur coût de production intègre des charges sociales collectées par l’Etat pour financer la sécurité sociale, l’assurance chômage, les retraites, et les minimas sociaux (RSA, minimum vieillesse)…

Tandis que les bananes cultivées en Afrique ne supportent pas ces coûts, et arrivent donc sur les étals de nos magasins à des prix sensiblement inférieurs à ceux des bananes antillaises.

Si l’Etat ne subventionnait pas la production des bananes aux Antilles, la plupart des exploitations aurait disparu.

Le producteur est pourtant bien dans son rôle lorsqu’il choisit de faire cultiver ses bananes en Afrique pour rester compétitif, et le consommateur dans le sien lorsqu’il décide d’acheter la banane la moins chère, pour préserver son pouvoir d’achat.

Mais qui va payer notre sécurité sociale, notre retraite, nos pensions si toutes les entreprises s’installent à l’étranger pour ne plus cotiser ?

Ne serait-il pas plus simple, et surtout plus efficace de prélever les charges sociales sur le point de vente plutôt que sur le point de production ?

Tous les consommateurs ne bénéficient-ils pas d’une couverture sociale ?  Ceux qui achètent les produits « A », comme ceux qui achètent les produits « B », ceux qui travaillent comme ceux qui ne travaillent pas.

Si l’on prélevait les charges sociales au moment de la vente du produit cela permettrait de mettre tous les produits à contribution, et par conséquent toutes les entreprises qui fabriquent ces produits et non plus seulement celles qui jouent le jeu en restant localisées en France.

 

Alors pourquoi ne le fait-on pas ?

La hausse de la TVA fait craindre une hausse des prix, et une baisse du pouvoir d'achat.

Les prix des produits importés augmenteront tandis que les produits locaux verront leurs prix diminuer. Les charges vont se répartir de façon beaucoup plus homogène entre tous les produits. Globalement, il s’agit simplement de répartir les charges plus équitablement, mais au final le consommateur ne paiera pas plus qu’avant.

Ce qui va provoquer une baisse du pouvoir d'achat par contre, ce n’est pas la TVA mais le poids de la dette. Car la politique actuelle tente de relancer l'économie en stimulant la consommation à crédit. Mais cette politique a des limites : vivre à crédit c’est payer moins cher aujourd’hui pour payer plus demain. Consommer à crédit ne coûte pas cher tant que l'on ne rembourse pas ses emprunts. L’argent « investi » en pure perte dans la consommation fera cruellement défaut aux générations futures.


La TVA va désavantager les ménages les plus modestes :

Pour aider les plus modestes, il existe en France beaucoup d’aides et d’allocations accordées sous conditions de ressources. L’assurance chômage et les minima sociaux assurent un revenu à ceux qui n’en ont pas. Le barème d’impôt sur le revenu est progressif. De plus, la TVA sur les produits de première nécessité restera faible pour en garantir l’accès à tous.

On entend souvent dire que la TVA  n’est pas un impôt juste socialement puisque cela touche autant les riches que les pauvres.

Il ne faut pas confondre justice et solidarité :

Qu'est-ce que la justice, si ce n’est précisément d’appliquer la même règle à tous ?

La déclaration des droits de l’homme dit : « Les hommes sont libres et égaux en droit » elle ne dit pas que tous les hommes doivent être égaux. Mais égaux en droit. Ce qui signifie que la même règle doit s'appliquer à tout monde afin de donner les mêmes chances à tous.

Notre modèle économique actuel est injuste car il permet à certaines entreprises de se soustraire aux règles fiscales au travers des délocalisations, faussant ainsi le jeu normal de la concurrence.

Ce qui est injuste c’est de mettre côte à côte le produit A (qui supporte l’ensemble des charges sociales dans ses coûts de fabrication) et le produit B (qui n’en supporte aucune) dans les rayons de nos magasins. A et B ne sont pas soumis aux mêmes règles !

La justice consiste à appliquer la même règle à tous. La justice s'adresse à tous les citoyens, tous les consommateurs, toutes les entreprises. La justice s’adresse aux individus ; la justice est une notion individuelle. La justice permet au jeu de la concurrence de s’exercer équitablement, valorisant les qualités de chacun, nous incitant à exprimer le meilleur de nous même pour progresser.

La justice est garante de l’initiative individuelle, et l’initiative individuelle est le moteur de la société.

Mais la justice n’empêche pas les inégalités, nous sommes tous différents, ce qui est normal. Il y a des jeunes et des vieux, des forts et des faibles, des riches et des pauvres, des chanceux et des malchanceux.

La solidarité permet aux plus forts d'aider les plus faibles, aux plus jeunes d’aider les plus vieux, aux plus riches d’aider les plus pauvres, aux malades d’être assistés … La solidarité est collective. La solidarité est principalement du ressort de l'Etat et des associations. La solidarité doit s’exercer après la justice car on ne peut pas distribuer ce que l’on n’a pas encore gagné.

Mettre la solidarité comme préalable, ne permet plus à la compétition de jouer son rôle, et à chacun de révéler ses compétences.

Mais lorsque la même règle ne s’applique pas à tous, favorisant ainsi les uns au détriment des autres, c’est l’injustice qui devient source d’inégalités. Dans ce cas, c'est la règle qu'il faut changer. Car faire appel à la solidarité aboutit à sanctionner le mérite et favoriser les tricheurs.

Toute la difficulté réside dans l’instauration d’un système qui doit être à la fois juste et solidaire.

L’homme est un animal social ; sans solidarité notre espèce n’aurait jamais pu survivre…mais sans compétition entre les individus, elle n’aurait jamais pu progresser.


TVA, Europe et Euro :

Quelles conséquences le transfert massif des charges sociales du travail vers la consommation aura-t-il au niveau européen ?

La TVA servira à payer les services publics, une partie du fonctionnement de l’Etat et à rembourser la dette.

Chaque pays aura son propre taux de TVA.

Le taux de TVA deviendra ainsi le reflet de la qualité de la gestion d’un pays, de sa dette et des services qu’il propose à sa population.

La TVA pourra varier selon les catégories de produits : selon qu’ils seront de première nécessité ou non, selon qu’ils seront bons ou mauvais pour la santé et l’environnement.

Le taux de TVA  variera d’une année sur l’autre, afin d’équilibrer le budget de l’année précédente. Permettant ainsi de mettre en application la règle d’or.

Un pays mal géré et endetté verra donc son taux de TVA progresser, ce qui pénalisera la consommation sans pour autant briser l’outil de travail et les exportations. La crise ne s’accompagnera plus d’un taux de chômage élevé, mais d’une baisse du pouvoir d’achat. Ce qui permettra de rééquilibrer les comptes, et de sortir de la crise.

Un pays bien géré, disposant d’une économie performante, pourra à l'inverse bénéficier d'un pouvoir d'achat élevé et se permettre de consommer beaucoup de produits importés, contribuant à redresser les comptes de son voisin.

Au sein de la zone Euro, le taux de TVA se substituera au taux de change qui prévalait avant le passage à l’Euro, permettant d’ajuster les différences de compétitivité entre pays. Il n’y aura plus dévaluation de la monnaie mais hausse de la TVA.

En somme, les pays les plus endettés pourront travailler plus, tandis que les moins endettés pourront consommer plus. Le modèle économique ainsi défini s'articule comme un écosystème où chaque intervenant contribue individuellement à l'équilibre du système tout entier, le fameux « chacun pour tous ».

Le taux de croissance sera remplacé dans l’esprit des économistes par le taux de TVA. Enfin doté d’une boussole appropriée, notre économie pourra évoluer pour passer d’un modèle quantitatif (la croissance) vers un modèle qualitatif (la quête d’équilibre).

 Les gouvernements, selon qu’ils auront fait progresser ou diminuer le taux de TVA, pourront être sanctionnés par les citoyens, consommateurs, électeurs.

Un débat démocratique pourra s’instaurer pour décider si la population préfère se doter de plus de services publics gratuits et de protection sociale ou de plus de pouvoir d’achat.

Le modèle économique ainsi défini se recentre sur le consommateur-citoyen, qui retrouve la capacité d’orienter, par ses choix et par son vote, la politique de son pays.

 

Hubert GUILLEMANT.

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