Avec CAP21 pour le développement durable !
Le développement durable au coeur du congrés de CAP21 (vidéo)
Maréchal Vauban : "Je préfère la vérité quoique mal polie à une lâche complaisance" (Lettre à Louvois en 1768)
« Le ralentissement de la croissance sera durable pour quatre raisons »
Pour Patrick Artus, chef économiste chez Natixis, la crise actuelle marque la fin d'une période en Europe et aux Etats-Unis où la croissance a été
soutenue par l'endettement des ménages. S'y ajoute trois autres facteurs dépressifs...
Le ralentissement qui frappe l’Europe et les Etats-Unis est-il durable ?
Oui, et pour quatre raisons. Premièrement, la croissance ne sera plus, comme ces dernières années, soutenue par l’endettement des ménages surtout aux Etats Unis. Devant l’explosion du taux de
défaut sur les crédits et la réévaluation des taux interbancaires, les banques proposent des conditions d’emprunts très restrictives. De plus, il paraît impossible que les taux d’endettement,
notamment dans les pays anglo-saxons, augmentent davantage pour soutenir la consommation des ménages, car ils sont devenus insoutenables.
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NdlR : Patrick ARTUS, diplômé de l' X, de l'ENSAE, et de Sciences Po, est un des experts économistes les plus consultés et les plus écoutés en France. Il est, outre ses responsabilité de directeur des études économiques de Natixis, Professeur à la Sorbonne et à l'Ecole Polytechnique. Il est membre du Conseil d'Analyse Economique et du Cercle des Economistes. Avec Marie-Paul VIRARD, journaliste, il a publié encore récemment plusieurs ouvrages décapants :
- Le capitalisme est en train de s'autodétruire, La Découverte, 2005.
- Comment nous avons ruiné nos enfants, La Découverte, 2006.
- On comprend mieux le monde à travers l'économie, Pearson Education France, 2008.
- Globalisation, le pire est à venir, La Découverte, 2008.
Le rapport de Laurent Cohen-Tanugi conclut à "un bilan décevant". La France n'atteint que trois des quatorze objectifs identifiés par le Conseil européen.
Le gouvernement français avait confié en octobre à cet avocat une mission sur "l'Europe dans la mondialisation". Selon ce rapport, qu'il a remis mardi à la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, "l'évaluation globale des résultats des Etats membres de l'Union européenne à 27 au regard des objectifs finaux et intermédiaires de la Stratégie de Lisbonne fait apparaître que la France occupe une position relativement médiane, et parfois médiocre".
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Ils sont une cinquantaine d’économistes européens (André Orléan, Frédéric Lordon, René Passet, Isaac Joshua, Peter Wahl, John Grahl…) et
en ont marre de la «finance déréglementée», à l’origine de la crise financière. Ils lancent aujourd’hui une europétition intitulée «Spéculation et crises : ça suffit». Objectif :
s’attaquer à l’article 56 du traité de Lisbonne qui interdit toute restriction à la libre circulation des capitaux en Europe. Cause, selon eux, de l’impuissance des politiques à empêcher la
répétition des crises . «Nous n’attendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ne supporterons pas plus longtemps les extravagantes inégalités que la finance de marché fait
prospérer», écrivent les économistes.
Voici le texte de leur pétition :
La finance déréglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c’est-à-dire les
salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la
cupidité spéculative et leur contrecoup sur l’activité et l’emploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit
de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s’ensuit.(...)
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Les PDG du CAC 40 ont vu leur rémunération globale augmenter de 40 % en 2007, selon une étude publiée par HayGroup, groupe
américain de conseil en management des ressources humaines. Cette hausse est due en grande partie à la rémunération différée, c’est-à-dire notamment aux plans de stock-options. Selon cette étude,
les grands patrons français ont reçu en 2007 une rémunération moyenne de 5,87 millions d’euros, loin derrière les Américains (12,97 millions), mais devant les Britanniques (5,85 millions).
Les patrons français du CAC 40 sont aujourd’hui les mieux payés d’Europe.
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Il écrivait, entre autres : "Sur cette base, un patron du CAC 40 gagnait en moyenne 6,47 millions d’euros annuels en 2003, soit (pour ceux à qui ces chiffres ne disent rien tant ils sont hors normes) l’équivalent de 1 310 RMI ou de 444 smic annuels bruts".
Le stockage numérique (CD, DVD toutes catégories actuelles) ne résiste pas au temps. Il est urgent de relever le défi de la conservation des données à long terme.
Les techniques numériques sont idéales pour stocker l'information : compacité, gain de place, facilité des recherches, communication à distance quasi instantanée, recopie presque sans frais et strictement à l'identique, etc. Il n'est donc pas étonnant que la mémoire de l'humanité soit devenue de plus en plus numérique, qu'elle concerne l'information administrative, artistique, médicale, scientifique... Et pourtant, le numérique est un colosse à la mémoire d'argile : il oublie l'information avec une rapidité insoupçonnée de la plupart de nos contemporains. Aucune raison fondamentale à cela, si ce n'est la négligence de notre société à développer des technologies adaptées.
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Dans le monde, une troisième révolution
industrielle est en marche, fondée sur les industries vertes en général et les énergies renouvelables en particulier. Elle s'appuie sur des réseaux d'énergie décentralisées et intelligents, qui
créent de nouveaux flux entre les différentes activités d'un territoire.Connaissant les taux de croissance les plus élevés au monde, ces industries ont bénéficié d'investissements massifs depuis 2006 pendant que les projets pionniers menés par les communes avant-gardistes acquéraient un rayonnement international.
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La crise financière actuelle a un précédent ... mais pas en 1929 (Voir la vidéo)
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Dimanche je suis allé au Trocadero pour manifester mon soutien aux idées écologiques prônées par Nicolas Hulot. J'ai été agréablement surpris de m'apercevoir que je n'étais pas le seul à avoir fait le déplacement. Loin des clivages l'écologie est un thème rassembleur. Les idées véhiculées par Nicolas Hulot sont salutaires parce qu'elles sont empreintes de raison et de sobriété. Le seul candidat en qui je (re)trouve ce concept de "raison" est François Bayrou. Je voterai donc pour lui aux 2 tours !
Le pays a été géré depuis 27 ans par la gauche et la droite alternativement. Le chomage n'a fait que grimper, les inégalités se sont accrues, l'extrème droite ne baisse pas (voire même augmente), le dérèglement climatique menace sérieusement et ce que propose les 2 partis majoritaires n'est rien d'autre que dépenser encore et toujours plus d'argent publique pour mener des politiques déjà tentées et ayant échouées !
M. Bayrou, si vous êtes élu, vous n'aurez que le droit de réussir à rassembler les français pour catalyser leur énergie dans un projet unificateur. Une gestion plus saine de l'état, une révolution écolo-économique sont de ces thèmes fédérateurs. J'espère que vous saurez utiliser cette énergie si vous êtes élu.

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Au niveau européen, le marché des éco-entreprises, évalué à 550 milliards d’euros, connaît une forte croissance et représente potentiellement plusieurs millions d’emplois à l’horizon 2020. Le point avec Corinne Lepage, présidente de CAP 21. Sur quoi portent les nouvelles propositions d’Ecoresp ? Nous avons enrichi le Livre blanc, qui est passé de 175 à 325 propositions, et ajouté deux volets, l’un sur l’aspect transversal de la question climatique et l’autre sur les territoires. « Ecoresp 2 » propose un véritable « new deal écologique », fondé sur le développement des éco-industries et l’accessibilité sociale des nouvelles technologiques vertes. 9 de nos propositions ont par ailleurs été reprises par le gouvernement depuis un an, notamment en matière de fiscalité, avec le CODEVI vert, mais également sur la prise en compte des critères environnementaux dans le code des marchés publics ou l’obligation d’achat d’énergie photovoltaïque par EDF. Quels domaines vous semblent prioritaires ? Nous formulons de nouvelles propositions dans 5 domaines phares, qui prennent en compte les foyers les plus modestes, car ce sont aussi ceux qui subissent le plus la hausse des prix du carburant, de l’électricité ou du chauffage. La première mesure vise par conséquent à instaurer une TVA à 5,5% pour les constructions de bâtiments neufs qui consomment moins de 30kw au m2 et 60 kw pour l’ancien. Nous proposons également un prêt à taux zéro pour financer les travaux liés à l’efficacité énergétique, dont le montant serait proportionnel aux résultats obtenus. La 3ème proposition consiste à orienter les aides agricoles de manière plus équitable et en privilégiant les productions durables et le maintien de l’emploi. Votre 4ème mesure demande la suppression des « subventions à la pollution ». C'est-à-dire ? Il faut mettre un terme aux subventions qui favorisent la dégradation de l’environnement, comme, par exemple, l’irrigation agricole ou l’exonération de la TIPP sur le kérosène et le charbon. Nous proposons donc la suppression, en 5 ans, des subventions aux secteurs des hydrocarbures, à l’agrochimie, etc…, ce qui permettrait de dégager à terme 5 milliards d’euros pour financer des entreprises éco-responsables. Notre 5ème mesure propose ensuite de soutenir les filières de ces nouveaux éco-métiers, qui représentent un potentiel de 200 000 à 300 000 emplois en France. Vous proposez que les régions s’adaptent aux changements climatiques. De quelle manière ? Réduire les émissions de CO2 est une nécessité, mais cela ne suffit pas. Les changements climatiques sont là, et il faut s’y adapter au niveau des territoires, qu’il s’agisse de choix agricoles, en donnant la priorité aux agricultures durables, ou de modalités de transports. La hausse prévisible du coût des transports amènera inévitablement une relocalisation de l’économie qu’il faut anticiper dès maintenant. Vous préconisez la création d’ « éco-indicateurs », que peuvent-ils apporter ? D’une part, raisonner uniquement en terme de croissance ou de PNB n’est plus pertinent et d’autre part se contenter de connaître les bonnes pratiques environnementales ne suffit plus. Nous avons besoin d’indicateurs appropriés pour mesurer les performances environnementales des produits, services, et procédés pour permettre aux consommateurs, aux entreprises et aux pouvoirs publics de disposer d’outils opérationnels. Ces indicateurs permettent également de connaître la vérité écologique des coûts, comme par exemple les dépenses liées au réchauffement climatique et à l’émission de tous les polluants, à la santé par l’impact de la pollution, à la perte de biodiversité et à la réduction des services rendus par l’environnement. Les récentes mesures annoncées par le 1er ministre sur l’éco-fiscalité, permettront-elles de rattraper le retard français que vous dénoncez ? Ces mesures vont dans le bon sens mais restent insuffisantes. Pour rattraper ce retard, il faut permettre aux PME travaillant dans les éco-technologies de se développer. Des pays comme l’Allemagne, l’Espagne ou le Japon l’ont bien compris et ont acquis un leadership dans les énergies renouvelables, par exemple. Si la France prenait la peine d’anticiper les réglementations européennes dans ce domaine, au lieu de les appliquer in extremis, elle pourrait donner des aides d’Etat à ces nouvelles filières pour leur permettre de se développer. Le retard pris dans la transposition des directives européennes en matière d’environnement freine le développement de secteurs comme la chimie verte, les énergies propres ou la valorisation des déchets, entre autres. Véronique Smée pour NOVETHIC |





