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Ce site régional vous informe des actions de CAP21 dans la région, ainsi que des dossiers concernant l'écologie, l'environnement, la santé publique et d'une manière général de tous les thèmes qui nous tiennent à coeur et ceci "sans tabou".
Vous avez aussi à votre disposition les archives d'articles classées par thème.
CAP21 (Citoyenneté, Action, Participation pour le 21ème siècle) est le mouvement écologiste, humaniste et citoyen présidé par Corinne Lepage, avocate et ancienne Ministre de l'Environnement. Vous aussi, participez à cette action citoyenne en nous rejoignant et en prenant part à nos différentes formes d'action. CAP21 est co-fondateur du mouvement démocrate (Modem) depuis 2007.


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Les travaux de l'Association Ecoresp :
Ecoresp 2 : Pour un "new deal" écologique
sous la conduite de Corinne Lepage.















Le développement durable

Avec CAP21 pour le développement durable !
Nous souhaitons pour notre planète, notre pays et notre région, une vraie stratégie et une vraie politique mise en œuvre de développement durable :undefined

Le développement durable peut être défini de la manière suivante : il s'agit d'un concept de gestion à long terme et dans le souci des générations futures, alliant la protection de l'environnement, le développement économique et l'épanouissement social, et reposant sur les principes de solidarité, précaution et participation.

Le développement durable peut être défini comme la recherche d'un "cercle vertueux" entre :

- L'économie : le développement économique doit permettre de satisfaire les besoins de base, à savoir : logement, nourriture, santé, éducation, confort et loisirs, et d'assurer l'emploi. Le volet économique vise aussi la limitation des coûts à long terme.

- L'écologie : la protection de l'environnement passe par une limitation des pollutions, nuisances et risques, une consommation raisonnable des matières premières en fonction de leur taux de renouvellement et le maintien de la biodiversité, de la santé publique et de la qualité de l'air, de l'eau et du sol.

- Le social : le développement social vise à une plus grande équité et à une solidarité générationnelle et spatiale (les générations présentes ne sauraient exercer de prééminence par rapport aux générations futures).

 

 

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Avec CAP21 pour le développement durable !


Le développement durable au coeur du congrés de CAP21 (vidéo)

Maréchal Vauban : "Je préfère la vérité quoique mal polie à une lâche complaisance"  (Lettre à Louvois  en 1768)


Mardi 17 juin 2008

La Netherlands Environmental Assessment Agency (NEAA) a rendu public ses estimations concernant les émissions mondiales de CO2 de l'année 2007. L'agence s'est appuyées sur les données de la production de ciment et de l'énergie publiées récemment par le groupe British Petroleum (BP).

Sur l'année 2007, les émissions mondiales de CO2 ont augmenté de 3,1 %. Pour la première fois, c'est la Chine qui arrive en tête des plus gros émetteurs de CO2, devant les Etats-Unis. L'organisateur des JO, qui a enregistré une augmentation de 8 % de ses émissions, a contribué aux deux tiers de la hausse des émissions mondiales. Au classement, la Chine n'est pas loin de compter pour un quart des émissions mondiales (24 %), elle est suivie des Etats-Unis (21 %), de l'Union Européenne à 15 (12 %), de l'Inde (8 %) et de la Russie (6 %).

En termes d'émissions de CO2 par habitant, les Etats-Unis conservent leur statut de leader. Selon les chiffres, le citoyen américain produit en moyenne 19,4 tonnes de CO2 par année. On trouve ensuite les Russes (11,8), puis les ressortissants de l'UE (8,6). Les Chinois ne pointent qu'en quatrième position, avec une production moyenne par habitant de 5,1 tonnes de CO2 à l'année. Les Indiens arrivent en cinquième position (1,8).

 

par DD Magazine publié dans : Climat
Mercredi 23 avril 2008
Selon une étude commandée par Tetra Pak, La brique alimentaire, par rapport aux autres emballages, a de loin l'empreinte écologique la plus faible, tant en termes d'émissions de gaz à effet de serre, que de consommation des ressources naturelles et d'énergies non renouvelables.

Chaque année, les français consomment plus de 5 milliards d'emballages pour le lait et les jus de fruit. Si ces emballages sont indispensables pour conserver, ils affectent également l'environnement dans leur production et leur mise au rebut. Afin de clarifier et de bien mesurer cet impact, Tetra Pak, leader industriel de l'emballage carton a fait réaliser une étude comparative qui prend en compte l'ensemble du cycle de vie des principaux emballages présents sur le marché français.
...

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par Christophe Magdelaine - Notre Planete Info publié dans : Climat
Dimanche 20 avril 2008
« Les émissions croissent beaucoup plus vite que ce que nous avions pensé, la capacité d’absorption de la planète est inférieure à nos prévisions, les risques des gaz à effet de serre sont potentiellement plus élevés que ce que prévoyaient les estimations les plus prudentes, et la vitesse du changement climatique semble être plus rapide. » Nicolas Stern remet en cause les objectifs fixés par son rapport pour la réduction des gaz a effet de serre, les jugeant désormais insuffisants.

Nicholas Stern a laissé entendre hier que les efforts de l’Europe et du Royaume-Uni pour réduire les émissions de carbone pourraient se révéler bien en deçà de ce qui est requis, après avoir admis qu’il avait « gravement sous-estimé l’ampleur des dommages et des risques du changement climatique », dans son rapport publié en 2006. Le rapport Stern a été largement utilisé par le gouvernement britannique pour déterminer sa politique sur le changement climatique. Les ministres ont souvent utilisé ses conclusions, rappelant qu’il serait plus rentable de réduire les émissions dès aujourd’hui plutôt que de tenter de s’adapter au réchauffement.

 

Nicholas Stern, économiste britannique, ancien vice-président senior de la Banque Mondiale de 2000 à 2003, est l'auteur du « rapport Stern » sur l’économie du changement climatique publié le 30 octobre 2006. Voir un résumé de son rapport en français


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par James Murray, Business Green publié dans : Climat
Samedi 8 mars 2008
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"Les solutions aux grands problèmes d'environnement existent, elles sont applicables et elles sont abordables, notamment si on les met en regard de la croissance économique prévue et des coûts et des conséquences de l'inaction", a déclaré Angel Gurría, Secrétaire général de l'OCDE, lors de la cérémonie organisée à Oslo sous les auspices du Premier ministre de Norvège, Jens Stoltenberg, à l'occasion de la sortie de l'édition 2008 de la publication Perspectives de l'environnement de l'OCDE.

Voir la suite du communiqué


Mardi 26 février 2008
Trois scientifiques dénoncent dans La Recherche à paraître en mars 2008 des erreurs de calculs qui jettent une ombre sur la politique de réduction des gaz à effet de serre. En avant-première sur notre site, en voici un résumé et les détails des calculs.

Quand on parle effet de serre, on répond généralement CO2. Rien n’est plus faux… Ni plus dangereux. Ainsi, dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, les textes de l’union européenne, comme les conclusions du Grenelle de l’Environnement, ne s’intéressent qu’à la réduction des seules émissions de dioxyde de carbone. Cela alors que la production d’autres gaz à effet de serre, en particulier le méthane, sont tout autant mises en cause par les scientifiques. Pourquoi cet oubli des décideurs politiques ?
Dans notre numéro de mars, les chercheurs Benjamin Dessus, Bernard Laponche et Hervé Le Treut mettent les pieds dans le plat. Selon eux, les calculs des effets du méthane sur l’effet de serre sont largement sous-évalués. Voici pourquoi.
Premier oubli, relatif aux échelles de temps. Les effets sur le climat d’une tonne de méthane sont équivalents à ceux de 21 tonnes de CO2, mais cela uniquement sur une période de 100 ans. Or, on fait l’erreur de considérer que cette valeur de 21 est juste, quelle que soit la période de temps considérée !
Autre problème, la confusion entre émissions ponctuelles –celles par exemple produites par un stockage temporaire de fumier- et pérennes, par exemple celles d’une décharge installée. Or, dans ces deux cas de figure, supprimer la source ne produit pas le même résultat…

Les détails des calculs de B. Dessus, B. Laponche et H. Le Treut  dans leur article


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par B.Dessus, B.Laponche, H. Le Treut publié dans : Climat
Vendredi 9 novembre 2007


Falaises de craie et littoraux sableux sont les plus touchés.

QUOTIDIEN : mardi 30 octobre 2007

Le littoral hexagonal perd plus qu’il ne gagne. C’est la conclusion d’une enquête menée par l’Institut français de l’environnement (Ifen) : près du quart du trait de côte recule, soit 1720 km linéaires, alors qu’un dixième seulement avance sur la mer (1). Cette approche globale est cependant trompeuse, puisque les littoraux rocheux sont d’une grande stabilité, à l’exception des falaises de craie. Du coup, les côtes sableuses présentent un pourcentage de retrait bien plus élevé, proche de 50 %. Une proportion qui monte à 85 % dans le Pas-de-Calais, 92 % en Seine-Maritime et 52 % sur tout le littoral atlantique au sud de la Loire. A l’inverse quelques zones «engraissent», dans le département de la Manche : certains estuaires, le marais poitevin, le bassin d’Arcachon.

Les raisons de cette érosion sont connues. L’attaque des vagues, des courants marins, du vent et du gel se conjuguent. Mais l’homme aussi est en cause. Les barrages européens sur les rivières bloquent chaque année plus de 100 millions de tonnes de sédiments dont le devenir naturel aurait été de rejoindre les côtes. Les aménagements côtiers (digues, ports) perturbent les flux de sédiments. A l’avenir, la hausse du niveau marin en raison du réchauffement des océans va inévitablement accélérer le rythme de l’érosion.

Ce risque de retrait accéléré des côtes sablonneuses au cours du siècle aura un double impact. D’abord sur les zones urbaines situées à proximité. Ensuite sur les habitats très riches (flore, avifaune…) des zones humides proches des plages et des dunes.

Face à ces enjeux, parfois directement économiques pour les communes littorales touristiques, la première réaction est souvent la défense locale par des aménagements afin de fixer le trait de côte, ce qui ne fait souvent qu’aggraver la situation. Les spécialistes préconisent plutôt l’organisation volontaire d’une «retraite» en bon ordre devant un phénomène inéluctable et qui sera d’autant plus ample que le changement climatique sera important.

(1)  IFEN
par Sylvestre Huet publié dans : Climat
Jeudi 24 mai 2007

 Et nous,

         on fait quoi ?         

     Conférence-débat le  

 

Mercredi 6 juin 2007

 Salle Nouvelle-France à Calais 19h00

 

Rue Guillaume Apollinaire 

 

 

 Avec le 3CRC

 (Citoyens Calaisiens Contre le Réchauffement Climatique)

                         citoyens-calais.blogspot.com

 et   Christophe Vieren ,

       Erwan Taverne, référent Energie et Climat de GREENPEACE

  Téléphone : 06 12 89 25 46 ou  06 98 31 50 84                   

par Laurent JEANNAS publié dans : Climat
Mardi 15 mai 2007
Selon un rapport de l'ONG Christian Aid, plus d'1 milliard de personnes à travers le monde pourraient être contraints de fuir leur habitat en raison des bouleversements climatiques, des pénuries de ressources et des conflits qui en résulteront.......
par Laurent JEANNAS publié dans : Climat
Mardi 10 avril 2007
Illustration : Le GIEC trouve un consensus malgré les pressions politiques Développement durable
WWF
Développement durable

La publication du rapport du GIEC, qui devait avoir lieu en début de matinée vendredi 6 avril à Bruxelles, a du être reportée de plusieurs heures en raison de blocages politiques. La Chine, l'Arabie saoudite, la Russie et les Etats-Unis ont en effet  contesté certains passages  du "résumé pour les décideurs", synthèse de ces travaux sur les conséquences du changement climatique. Jugé top " alarmiste " par les gouvernements de ces pays, un texte de consensus a finalement été négocié. Ses conclusions restent pessimistes.

"C'est la première fois que la science est ainsi mise en cause par les politiques", a rapporté un des participants de la réunion du GIEC, qui a pris fin aujourd'hui à Bruxelles. Les Etats-Unis, notamment, ont fait pression pour que soit supprimé un paragraphe indiquant que l'Amérique du Nord "devrait être localement confrontée à de graves dommages économiques et à des perturbations substantielles de son système socio-économique et culturel". Destiné à évaluer les conséquences écologiques, économiques et sociales du réchauffement, ce texte a également fait l'objet de pressions de la part de la Russie, de la Chine et de l'Arabie saoudite, ces deux derniers pays n'ayant pas, par ailleurs, ratifié le Protocole de Kyoto.
En décrivant de manière concrète l'avenir de la planète d'ici quelques décennies, le second rapport du GIEC risquait effectivement d'heurter davantage les esprits que le premier, qui portait sur la hausse des températures. " Ce nouveau rapport est le cœur émotionnel de la recherche en matière de changement climatique, le plus évocateur, qui décrit l'histoire, la manière dont ça va affecter les gens, vous, moi, le voisin ", explique Andrew Weaver, climatologue de l'Université de Victoria (Quebec). Le GIEC dresse à cet égard un tableau sombre de l'avenir planétaire, inéluctable à moins d'opérer des réductions drastiques d'émission de CO2. Pauvreté, famines, pénuries d'eau potable, fonte des glaciers et disparitions de nombreuses espèces sont " attendues " d'ici 2050. Les experts du GIEC attirent également l'attention sur le fossé entre les moyens dont disposent le Nord et le Sud pour faire face à ces bouleversements. "Nous devons comprendre ce que le changement du climat signifie pour nous dans nos propres vies et comment cela va affecter les systèmes naturels et sociaux", souligne le climatologue indien Rajendra Pachauri, président du GIEC. Parmi les conséquences prévues, la hausse des températures marines détruira probablement les récifs coralliens et les poissons qui en dépendent. Des dizaines de millions de personnes, notamment le long des côtes, risquent d'être affectées par cette pénurie, mais aussi par des inondations.
Si les changements climatiques affectent aujourd'hui les systèmes physiques et biologiques sur tous les continents, l'avenir décrit par le GIEC est bien plus inquiétant, en particulier pour les pays en développement qui auront plus de mal encore à s'adapter.
Des centaines de millions d'Africains, des dizaines de millions d'habitants d'Amérique latine connaîtront des pénuries d'eau dans moins de 20 ans. D'ici 2050, plus d'un milliard de personnes en Asie pourraient se trouver dans la même situation. Et d'ici 2080, ces pénuries risquent de menacer entre 1,1 milliard et 3,2 milliards de gens, en fonction des niveaux de gaz à effet de serre. Les continents frappés le plus durement seraient sans doute l'Afrique et l'Asie, ainsi que les îles et les pôles. L'Amérique du Nord, l'Europe et l'Australie seraient les plus épargnés. Enfin, entre 20 à 30 % des espèces végétales et animales connaîtront un risque croissant d'extinction si les augmentations de la température mondiale dépassent 1,5 à 2,5°C par rapport à 1990.

Polémique entre l'UE et l'Australie

Le rapport sera présenté au sommet du G8 organisé en juin en Allemagne. L'Union européenne qui espère convaincre les Etats-Unis de réduire leurs émissions (ils représentent 22% du CO2 mondial) aura fort à faire. En effet, la réunion du GIEC a donné lieu à de vifs échanges entre l'Australie et le Commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, qui a fustigé en ouverture l'attitude des Etats-Unis et de l'Australie, les deux pays refusant toujours de signer le Protocole de Kyoto, ou même de se fixer des objectifs contraignants de réduction des émissions de CO2. "Si l'on veut vraiment donner un élan aux négociations internationales, il faut ratifier Kyoto", a-t-il dit. "Il est absolument nécessaire qu'ils agissent car autrement d'autres pays, surtout ceux qui sont moins développés, n'auront aucune raison d'agir." En réponse à ces critiques, l'Australie a appelé l'Union européenne à " en faire davantage pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre avant de sermonner l'Australie et les Etats-Unis. " Le Premier ministre australien John Howard a répliqué que " 12 pays de l'UE risquaient de rater les objectifs fixés par Kyoto. ", notamment le Portugal, le Danemark, l'Irlande, l'Espagne et l'Italie. "Voilà le porte-parole d'un groupe de pays qui nous sermonne sur le fait qu'on n'ait pas signé Kyoto, alors qu'une grande partie des pays au nom desquels il parle sont très loin de leurs objectifs de Kyoto, davantage que l'Australie", a déclaré Howard à la radio ABC. "Notre réponse au porte-parole de l'Union européenne est de dire 'mêlez-vous de vos affaires, faites en sorte que vos pays respectent les objectifs que vous avez proclamés".
De fait, les résultats provisoires pour 2006 affichent une augmentation des émissions de CO2 dans les pays européens qui participent au marché carbone, dues à une allocation excessive de quotas de CO2. L'Union européenne s'est néanmoins engagée à réduire d'au moins 20% ses émissions de carbone d'ici 2020.

Véronique Smée pour Novethic.

par Laurent JEANNAS publié dans : Climat
Samedi 31 mars 2007
Illustration : Le GIEC évalue les impacts des changements climatiques Développement durable
 
Développement durable

Après une première réunion en février à Paris, où il avait établi avec certitude l'impact des activités humaines sur le réchauffement climatique, le GIEC se réunit à Bruxelles pour étudier la capacité des systèmes humains et naturels à s'adapter aux bouleversements annoncés. Du 2 au 5 avril, les experts identifieront les impacts humains, géographiques et économiques des changements climatiques et évalueront les remèdes possibles. Plus de 600 millions de personnes, notamment en Asie et en Afrique, seront probablement touchées.

Le 2 février 2007, les 600 experts du GIEC réunis à Paris avaient confirmé, avec 90% de certitude, une hausse des températures comprise entre 1,9° et  6,4° d'ici 2100 par rapport à la période 1980-1999. Cette hausse et ses impacts varieront en fonction des efforts qui seront entrepris pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Ce constat posé, les membres du " groupe II " du GIEC vont désormais rendre public leur rapport intitulé  " Bilan 2007 des changements climatiques : conséquences, adaptation et vulnérabilité ", qui analyse la capacité d'adaptation et la vulnérabilité des systèmes naturels et humains au changement climatique, ainsi que les conséquences potentielles de ce changement. Plus de 1000 experts du monde entier ont contribué à ce rapport dont les 20 chapitres feront état des changements observés et de leurs impacts sur l'eau, sur les écosystèmes, sur l'agriculture, l'industrie et l'assurance, la santé, et la façon dont il affectera  les huit grandes zones géographiques mondiales. Les réponses possibles pour l'adaptation et la réduction des émissions de gaz à effet de serre seront abordées à la fin du rapport.

Parmi les effets attendus, les experts soulignent la réduction générale des rendements agricoles dans les régions tropicales et subtropicales, une diminution des disponibilités en eau,  une augmentation du nombre de personnes exposées à des maladies à transmission vectorielle (paludisme) ou à des maladies hydriques (choléra) et une hausse de la mortalité due aux agressions thermiques, ainsi qu' une augmentation généralisée du risque d'inondation due à la fois à l'augmentation des épisodes de fortes précipitations et à l'élévation du niveau de la mer. Au plan géographique, les zones côtières et les quelque 634 millions de personnes qui y vivent seront particulièrement vulnérables. Plus de 180 pays comptent en effet des habitants dans ces régions, et 70% d'entre eux abritent des agglomérations de plus de cinq millions d'habitants comme Tokyo, New York, Mumbai (Bombay), Shanghaï, Djakarta et Dacca. En Afrique, en Amérique latine et en Asie, où les possibilités d'adaptation sont généralement faibles, les variations néfastes des débits saisonniers des cours d'eau, les inondations et les sécheresses, les problèmes de sécurité alimentaire, les répercussions sur les pêches, les conséquences sanitaires et l'atteinte à la diversité biologique figurent parmi les principales vulnérabilités.

Canicules : une norme estivale en 2050

Dans les pays en développement d'Asie  les systèmes humains font preuve d'une capacité d'adaptation limitée et d'une grande vulnérabilité. Baisse de la productivité agricole, stress hydrique, inondations, sécheresses et cyclones tropicaux porteront atteinte à la sécurité alimentaire. Dans l'Arctique, le changement climatique devrait être plus marqué et plus rapide qu'ailleurs, avec d'importantes répercussions écologiques, sociologiques et
économiques, soulignent les experts. Concernant l'Europe, les risques de crue augmenteront de même que les inondations, l'érosion des sols et la disparition de terres humides, avec de
lourdes conséquences pour l'industrie, le tourisme ou l'agriculture. De façon moins dramatique qu'en Afrique et en Asie, le réchauffement affectera l'Europe et la France, les canicules devenant, en 2050, la norme estivale. Les hausses de température et les vagues de chaleur pourraient modifier les destinations habituelles du tourisme. Autre secteur touché, celui de l'assurance, apparaît comme de plus en plus vulnérable.
Les pertes économiques imputables aux événements catastrophiques ont été multipliées par 10,3 passant de 3,9 milliards de dollars par an dans les années 50 à 40 milliards dans les années 90. Environ un quart de ces pertes se sont produites dans les pays en développement et posent un réel problème d'adaptation du secteur aux évolutions climatiques. 

Dernière étape des travaux du GIEC, le groupe de travail III se réunira à Bangkok, du 30 avril au 3 mai, pour évaluer les solutions de réduction des émissions de gaz à effet de serre et  d'atténuation des changements climatiques. Une synthèse de l'ensemble sera faite dans le cadre d'une réunion plénière, à Valence en Espagne, du 12 au 16 novembre 2007.

Véronique Smée pour NOVETHIC.
Mis en ligne le : 30/03/2007

par Laurent JEANNAS publié dans : Climat
Lundi 19 mars 2007

- Génial, on a battu le record !
- Ah bon, mais le record de quoi ? 

- Ben, c’est pas très important, non….ce qui l’est, c’est de faire toujours plus performant, toujours plus haut, toujours plus loin. Non, franchement, c’est une bonne nouvelle, je suis tellement fier. 

- Oui, mais de quoi es tu fier ? 

- Enfin, fier et content car, figure toi que grâce à ce record, la valeur de ma maison de Malo (ndlr : charmante station balnéaire à coté de Dunkerque) va vite doubler et en plus, je vais bientôt pouvoir planter des oliviers dans le jardin. Tu te rends compte, de l’huile d’olive « made in Dunkerque », c’est génial, non ?

- Euh….tu me parles de quoi, exactement ? De la chaleur actuelle ? 

- Oui, nous avons battu, mais attention TOUS ENSEMBLE et la planète entière, le record des températures jamais enregistrées entre décembre et février …. Ca ne s’était pas vu depuis la mise en place des relevés de températures….Si ce n’est pas une bonne nouvelle, ça ! 

Ben euh…..que répondre face à une telle réaction (qui est, je pense, beaucoup plus répandu que ce que l’on pourrait croire…)

Source: www.ecolodujour.com

Climat: Record mondial de chaleur entre décembre et février

NOUVELOBS.COM | 18.03.2007 | 11:47

Les températures mondiales répertoriées entre décembre et février ont été, en moyenne, supérieures de 0,72°C à la moyenne du XXe siècle.

 

 

(Reuters)

 

Selon l'Administration américaine océanique et atmosphérique (NOAA), vendredi 16 mars, les températures mondiales répertoriées entre décembre et février ont été les plus hautes jamais enregistrées à cette période de l'année, avec une température moyenne supérieure de 0,72°C à la moyenne du XXe siècle.
La NOAA ajoute dans un communiqué qu'il s'agit de la température moyenne la plus haute jamais enregistrée depuis que les relevés ont débuté, en 1880, en raison notamment d'un mois de janvier exceptionnellement chaud au niveau mondial.

Accélération de la hausse des températures

Les températures mondiales, à la fois terrestres et océaniques, constatées en janvier ont été les plus élevées jamais enregistrées. De décembre à février, la moyenne des températures océaniques est la deuxième plus haute jamais enregistrée, soit 0,06 degré en-dessous du record établi en 1998, au plus fort du phénomène El Nino (phénomène climatique particulier qui diffère du climat usuel, qui se caractérise par une élévation anormale de la température de l’océan., ndlr). En outre, les scientifiques de la NOAA soulignent une accélération de la hausse des températures. Au XXe siècle, les températures mondiales ont progressé à un rythme de 0,06 degré celsius tous les dix ans. "Mais ce taux de progression a été trois fois plus élevé depuis 1976, soit 0,18 degré tous les dix ans, avec certaines des plus fortes augmentations de températures intervenues dans les latitudes élevées de l'hémisphère nord", près du pôle nord, a ajouté le NOAA.

Le rapport du Giec

Début février, le quatrième rapport scientifique du groupe d'experts de l'ONU sur le réchauffement climatique (Giec) a souligné que les émissions de gaz à effet de serre dues à l'activité humaine causeraient de graves dérèglements climatiques, avec un réchauffement jusqu'à +4°C d'ici à la fin du siècle et une hausse du niveau des mers jusqu'à 58 cm. Selon le rapport, le facteur humain dans le réchauffement du climat est certain à plus de 90% contre 66% en 2001 lors de la précédente estimation. 

par Grégoire JACOB publié dans : Climat
Mardi 6 février 2007
Illustration : Climat : les experts confirment leurs prévisions pessimistes Développement durable
 
Développement durable

Les experts scientifiques du GIEC ont remis leur 4ème rapport sur les changements climatiques dont le degré de certitude est désormais de 90%. 600 experts ont confirmé prévoir une hausse des températures comprise entre 1,9° et  6,4° par rapport à la période 1980-1999. Elle variera en fonction des efforts qui seront entrepris pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre.

lors qu’en 2001, le 3ème rapport du GIEC avait établi, avec 66% de certitude, l’impact des activités humaines sur le réchauffement de la planète, cette certitude est désormais acquise à 90%. Ce point est crucial compte-tenu de ses implications politiques : « Aujourd’hui, plus personne ne pourra contester ce qui est avéré, » a déclaré le président du PNUE, Achim Steiner, devant la presse internationale. « Le GIEC apporte des preuves non équivoques au monde entier, le doute n’est plus permis et désormais nous allons pouvoir nous concentrer sur l’action ». Le GIEC, qui  a pu affiner ses estimations depuis 2001, donne pour la première fois une estimation « très probable » du réchauffement d’ici 2100, avec une hausse des températures comprise entre 1,8  et 6,4°dans le scénario le plus pessimiste, qui prévoit une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. La hausse constatée depuis 1950 se situe en outre « bien au-delà des valeurs constatées auparavant », confirme le GIEC.
Les impacts sur la vie humaine feront l’objet d’un second rapport
Par ailleurs, les scientifiques ont pu établir un consensus sur la forte probabilité des phénomènes climatiques extrêmes à venir : intensité accrue des cyclones tropicaux, des précipitations, des canicules et des sécheresses, avec une fréquence plus élevée. « Tout dépendra de ce que les être humains vont décider, mais si l’on continue au même rythme, la hausse des températures sera encore bien plus importante qu’au 20ème siècle, et les conséquences beaucoup plus intenses au 21ème siècle », a indiqué Susan Solomon, vice-présidente du GIEC. Les experts estiment également que la hausse du niveau des mers sera comprise entre 6 et 7 mètres et que les glaciers de l'Arctique pourraient disparaître en été, d'ici 2100. Les populations côtières seront par conséquent particulièrement touchées, notamment en Asie du Sud-Est, région très vulnérable à la hausse des mers et aux ouragans. Le nombre de réfugiés climatiques pourrait à la fin du siècle s’élever à 200 millions d’individus. Un second rapport du GIEC, relatif aux impacts sur la vie humaine, sera publié en mai prochain à Bruxelles. Selon les informations d’ores et déjà publiées par le quotidien australien The Age, les experts estimeraient que 200 à 700 millions d’habitants pourraient souffrir de pénuries alimentaires d'ici 2080 du fait du changement climatique, le manque d'eau affectant en outre entre 1,1 et 3,2 milliards d'êtres humains.

Signal envoyé aux décideurs

Un « résumé pour les décideurs », d’une vingtaine de pages, a été distribué à l’issue de la conférence du GIEC, « lisible pour tout PDG le temps d’un aller Paris/ Bruxelles », selon l’expression de Michel Jarraud, secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale. Une façon de rappeler aux gouvernements et aux entreprises que c’est désormais à eux d’agir pour lutter contre le réchauffement climatique afin de les inciter à poursuivre les négociations sur l’après Protocole de Kyoto, dont l’échéance est prévue pour 2012. Rappelons que la Chine et l’Inde, dont les émissions cumulées devraient dépasser celles des Etats-Unis en 2012, n’ont pas changé de position concernant le protocole. Lors de la 12e conférence des Nations Unies sur le changement climatique, qui s’est tenue à Nairobi, en novembre 2006, les deux pays ont fait valoir leur « droit à la croissance économique » et se sont refusés à tout engagement contraignant de réduction de leurs émissions. Ils ont également rappelé aux pays industrialisées leur "responsabilité historique" dans le réchauffement climatique et ont souligné que leurs émissions par habitant resteraient inférieures aux leurs, et ce  "pendant encore au moins une génération", a indiqué le ministre indien de l'Environnement. Enfin, les Etats-Unis et l'Australie ont réitéré lors de ce sommet, leur refus d’adhérer au protocole de Kyoto tant que les pays émergents n’y seront pas soumis eux-mêmes.


Conférence à Paris sur une « Organisation des Nations unies pour l'environnement »

Dans la foulée du GIEC se tient à Paris une conférence internationale sur l’environnement à l’initiative du président de la République. Jacques Chirac souhaite en effet promouvoir la création d’une « Organisation des Nations unies pour l'environnement » (ONUE) pour faire face, entre autres, aux défis climatiques. Les ministres d'une cinquantaine d'Etats, des représentants d’ONG et d’institutions internationales participeront à des réunions, consacrées notamment au climat, à la biodiversité  et à la pollution. Ils devraient faire des propositions pour renforcer la gouvernance internationale en matière d’environnement.

Véronique Smée pour Novethic le 02/02/2007

par Laurent JEANNAS publié dans : Climat
 
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