Avec CAP21 pour le développement durable !
Le développement durable au coeur du congrés de CAP21 (vidéo)
Maréchal Vauban : "Je préfère la vérité quoique mal polie à une lâche complaisance" (Lettre à Louvois en 1768)
Les bioacousticiens sont réunis en conférence mondiale, à Paris, jusqu'au 4 juillet
La pollution sonore est la menace la plus grave qui pèse sur le milieu marin. " C'est un cri d'alarme que lancent
les bioacousticiens présents à la conférence mondiale qui réunit, depuis le 29 juin et jusqu'au 4 juillet à Paris, plus de 4 500 spécialistes de l'acoustique.
Certaines espèces ont un risque d'extinction nettement supérieur à ce qui était admis jusqu'alors, affirme une étude américaine publiée, jeudi 3 juillet, dans la revue Nature. Alors que les méthodes actuelles d'estimation de ce danger prennent généralement en compte le nombre de survivants de l'espèce et leurs conditions de vie, les auteurs de cette étude affirment que le risque d'extinction d'une population naturelle dépend de facteurs aléatoires affectant chaque individu. Ils expliquent que les modèles stochastiques qu'ils ont développés rendent correctement compte de la variabilité démographique d'une espèce. " Des populations assez importantes considérées auparavant comme relativement à l'abri pourraient être en péril ", en concluent-ils.
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La biodiversité tropicale davantage menacée : une hausse d’un ou deux degrés Celsius sous les
tropiques mettrait en péril la faune et la flore de ces régions.
Les images d’ours polaires errant dans un décor arctique de plus en plus dénué de glace ont fait le tour du monde. Ces ursidés
sont devenus l’emblème d’un réchauffement climatique aux conséquences dramatiques.
Mais si les temps sont durs pour ces animaux du Grand Nord, ils pourraient l’être encore davantage pour les espèces tropicales.
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Aujourd’hui implanté dans l’arrière-pays, à Sophia Antipolis, il observe ses ruches qui vivotent sur le plateau de Valensole converti à la monoculture du blé.
« Cela fait des années que les abeilles produisent plus de miel en ville qu’à la campagne. C’est vrai à Paris comme à Metz, Marseille ou Montauban », affirme Paul Schweitzer. Le directeur du laboratoire d’analyses et d’écologie apicole du Centre d’études techniques apicoles de Moselle-Lorraine analyse 2 500 miels chaque année.
A l'échelle de la planète, quand des dizaines, des centaines, des milliers d'espèces disparaissent très rapidement (extrêmement rapidement, plus rapidement que nous n'aurions jamais pu l'imaginer) cela s'appelle une extinction massive. Le moment où le vivant fait progressivement "table rase" du passé, redémarre et redistribue les cartes, le moment où les espèces dominantes "se prennent" une fameuse leçon d'humilité, quand elles survivent.
La Commission européenne inaugure, dans l'Arctique, une réserve de semences des principales cultures vivrières, afin que la diversité végétale, menacée par les
catastrophes écologiques et le changement climatique, perdure.
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Vous trouverez ci-dessous un article du Monde (édition du 14.10.07), une interview de Bernard Vaissière, spécialiste de la pollinisation à l'INRA. Interview réalisée par Catherine Vincent.
Sur l'ensemble de la planète, les abeilles sont en déclin (Le Monde du 30 août). Ces pollinisatrices essentielles peuvent-elles disparaître ?
Il y a cinq ans, j'aurais considéré cette hypothèse comme totalement futuriste. Aujourd'hui, je la prends au sérieux, car le déclin se mesure désormais à l'échelle mondiale. Chez les populations sauvages comme chez l'abeille domestique.
Sur tous les continents, et de plus en plus souvent, les productrices de miel meurent dans des proportions trop importantes à la sortie de l'hiver. En Europe, nombre d'apiculteurs ont dû mettre la clé sous la porte. Lire la suite
![]() Alors que se tient à l'UNESCO la XIIème conférence de l'Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques techniques et technologiques de la Convention sur la Diversité Biologique, CAP 21, parti écologiste présidé par Corinne Lepage tient à rappeler la responsabilité particulière de la France tant sur ses propres territoires que dans son action européenne et internationale. Présente sur deux continents et dans trois océans, son action doit être exemplaire. Malgré Rio ou Johannesbourg, les évolutions restent très lentes et les tendances globalement défavorables : la France est ainsi classée parmi les dix pays au monde qui comptent le plus d'espèces menacées. En Outre-Mer, les projets d’exploitation minière en Guyane et en Nouvelle-Calédonie menacent des écosystèmes exceptionnels mais fragiles (forêts, récifs corraliens…).
Des progrès ont été faits pour la conservation de la nature ces deux dernières années, notamment dans les désignations des sites Natura 2000 au titre des Directives Habitats et Oiseaux qui couvrent désormais 6,8 millions d’hectares soit 12,4 % du territoire terrestre métropolitain. Mais ces inscriptions restent incomplètes et ne suffisent pas à soutenir l’adaptation au changement climatique. Pour Eric Delhaye, porte-parole de CAP 21, il nous faut aussi agir en dehors du réseau Natura 2000 pour renforcer la connectivité et la cohérence notamment par la restauration d’écosystèmes fonctionnels afin de faciliter les migrations des espèces à mesure que leur « zone climatique » se déplace (notion de corridors biologiques). Il faut aussi réduire les pressions des activités humaines telles que l’intensification de l’utilisation des sols, la fragmentation des habitats, la surexploitation, les pollutions. En l’absence d’une action politique volontariste et transversale, la biodiversité continuera à s’amenuiser et l'objectif fixé par le Conseil européen de Göteborg consistant à mettre un terme à l'appauvrissement de la biodiversité au sein de l'UE d'ici 2010 sera rapidement hors d’atteinte. |
Les Nations Unies ont publié fin mars un rapport alarmant sur l'état de l'environnement mondial, estimant que la dégradation des écosystèmes pouvait compromettre dangereusement le développement des sociétés humaines.
Intitulé Evaluation des écosystèmes pour le millènaire, le document a été rédigé par 1300 experts originaires de 95 pays. Ils constatent que l'Homme modifie les milieux naturels à un rythme sans précédent depuis 50 ans, affaiblissant la capacité de la nature à fournir des services essentiels comme l'air, l'eau ou la protection contre les catastrophes naturelles.
L'originalité du rapport tient à ce qu'il examine les coûts associés à la dégradation et à la destruction des écosystèmes. A titre d'exemple, la surexploitation des réserves de morue à Terre Neuve a mené à l'épuisement de la ressource, poussant au chômage des dizaines de milliers de personnes pour un coût de 2 milliards de dollars (allocations chomages et reconversion). Plus près de chez nous, les dommages causés aux eaus douces par l'eutrophysation (utilisation excessive de fertilisants et eaux usées urbaines) est évaluée à 160 millions de dollars/an.
Les experts estiment qu'environ 60% des écosystèmes permettant la vie sur terre ont été dégradés. et ce sont souvent les populations pauvres qui sont les plus touchées par les modifications induites par l'Homme.
Sur l'agriculture, le rapport souligne que depuis 1945, il y a eu plus de terres converties à l'agriculture qu'au cours des 18ème et 19èmes siècles réunis, permettant d'accompagner l'accroissement démographique. Les modifications drastiques des sols et de leur usage ont pu cependant se traduire par une perte de la diversité des espèces. Ainsi, 12% des oiseaux, un quart des mammifères et au moins 32% des amphibiens sont menacés de disparition d'ici un siècle.
Au delà du constat, ce rapport très complet projette 4 scénarii possibles de développement de nos sociétés, au niveau planétaire. Parmi les 4, celui qui est le plus respectueux de la biodiversité ....mais aussi créateur d'emplois et de richesse, est celui qui engage fortement les économies dans une vraie logique d'éco-économie, avec des investissements qui se font dans le sens de la connaissance des écosystèmes et des développements de produits et solutions respectueux de la biodiversité.......chemin que défend CAP21 pour développer notre économie et nous sortir du marasme économique actuel!
Le rapport est disponible en anglais sur internet : http://www.milleniumassessment.org/en/indes.aspx
L'appel solennel du Président de la République devant la conférence internationale de la biodiversité à Paris ne prend que plus de relief quand on constate le peu d'enclin dont à fait preuve l'Etat français pour mettre en oeuvre la directive Natura 2000 de protection des milieux naturels.
La responsabilité de la France qui est présente sur deux continents et dans trois océans est énorme tant sur ses propres territoires que dans le cadre de son action européenne et internationale. Malgré Rio ou Johannesbourg, les évolutions restent très lentes et les tendances globalement défavorables : la France est ainsi classée parmi les dix pays au monde qui comptent le plus d'espèces menacées.
Le discours de la commission est sans ambiguïté, estimant que '…la France nuit aux efforts déployés pour préserver la faune et la flore d'Europe et sape les actions en faveur d'une meilleure gestion des risques pour l'environnement et la santé humaine.C'est ainsi que la Commission Européenne a décidé d'engager des poursuites sur 6 dossiers dont Natura 2000.
Alors que l'Europe demandait aux Etats de proposer, en juin 1995 au plus tard, une série de sites destinés à protéger les espèces de plantes et d'animaux, ainsi que les habitats naturels les plus menacés, la proposition française n'est toujours pas finalisée.
Un rapport scientifique remis aux autorités françaises répertorie 285 sites importants, couvrant à peu près 8 % du territoire français. Or, seul 60 % de ces sites ont été désignés et le territoire total couvert ne représente que 2,6 %, ce qui correspond au taux le plus faible parmi les anciens Etats membres.
Que dire encore de l'abattage légalisé de loups en France, de l'orpaillage clandestin en Guyane aux conséquences écologiques et sanitaires dramatiques ou de la régression des zones humides.






