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Corinne Lepage présente sa campagne présidentielle et ses propositions sur le site www.corinnelepage.fr et a créé aussi le site "à vos droits citoyens" avec 10 propositions mises en débat pour renouveler notre constitution et donc le fonctionnement de notre démocratie www.avosdroitscitoyens.fr

Le site sur les gaz non conventionnels et les risques liés à leur exploitation créé par CAP21 : http://deleaudanslegaz.com

2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 13:39

F.X.CATTEAU2Chers Adhérents,

 

En écho aux vœux de notre président Eric Delhaye, permettez-moi chers adhérents et militants régionaux de vous souhaiter beaucoup de bonheur et de réussite pour vous, vos proches et notre mouvement en cette année 2012.

 Il n’est plus besoin de rappeler que 2012 va être une année majeure pour l’expression de nos idées et de notre projet. Deux échéances nationales doivent nous permettre de porter la parole de notre mouvement sur le terrain.

 Le lancement médiatique de la campagne présidentielle va être une réelle opportunité de promotion de notre vision et de notre programme. Les échéances législatives permettront quant à elles d’ancrer nos propositions sur nos territoires. Les débats énergétiques et de santé environnementale montrent à quel point notre vision d’ensemble d’une écologie citoyenne prend toute sa pertinence au sein de nos territoires.

Plus largement, notre modèle de transition écologique de l’économie et de la société redessine nos territoires où apparaissent des instances de concertation et de débats au sein desquels chacune et chacun doit pouvoir se mobiliser.

 C’est donc dans la continuité des combats qui nous ont mobilisés en 2011 que nous continuerons à défendre la cohérence de nos valeurs. Du rôle de lanceur d’alerte à la mobilisation citoyenne au sein de collectifs, nous avons, en cette année 2012, l’opportunité d’influer positivement sur l’avenir de nos territoires.

Des antennes relais aux projets de porcheries industrielles, des Plans Climat métropolitains au Nucléaire sur le littoral, les enjeux locaux ne manquent pas et nos échanges avec la société civile resteront des relais indispensables à la promotion de notre vision d’une démocratie écologique.

 

Rien de tout cela ne sera possible sans une importante énergie symbole d’une bonne santé. C’est donc en formulant des vœux de bonne santé pour vous et vos proches que votre délégation régionale entame cette année 2012 avec courage et détermination.

 

Très belle année 2012 à chacune et chacun d’entre vous.

 

François-Xavier CATTEAU

Délégué Régional

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 08:57

En écho à l'article de Corinne LEPAGE paru dans le Monde du 21 août sur une réponse écologique à la crise financière, Hubert GUILLEMANT, membre du Bureau Régional de CAP21 Nord Pas de Calais, nous livre ses réflexions particulièrement pertinentes sur les constats et surtout les réponses à la crise écologique et financière que traverse actuellement notre pays.

Pleines de bon sens, ses réflexions sont déclinées de façon systémique et apportent un éclairage complémentaire à l'article de notre présidente. Nul doute que le sens de ces réflexions serviront dans la perspective du projet 2012.

 

François-Xavier CATTEAU

Délégué Régional

 


Crise, dette et solutions :

Une réponse écologique à la crise financière.

 

« Notre économie est un navire qui sombre par l'arrière, sous le poids des délocalisations. Augmenter encore les impôts consiste à ouvrir une brèche à l'avant, pour équilibrer le navire, et rendre le naufrage plus équitable ».

La crise écologique et la crise économique sont liées. Leur origine est commune, elles sont toutes deux révélatrices d’un trouble de notre comportement, de notre comportement de consommateur.

Il est urgent d’instaurer un système économique équilibré, c’est le fondement même du développement durable. Les solutions existent…


La société humaine n'échappe pas aux lois de la vie et de la nature. La crise que nous traversons actuellement est là pour nous le rappeler.

Nous traversons actuellement une crise sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Une crise à la fois écologique et économique. Une crise écologique qui nous laisse entrevoir, pour la première fois de notre histoire, la fin de bon nombre de ressources naturelles, et une crise économique dont la dette pharaonique des pays développés en est l'élément le plus emblématique.

L’une comme l’autre hypothèquent notre avenir, et vont peser très lourdement sur les générations futures.

L’être humain, victime de son orgueil, a trop longtemps cru qu'il pourrait se maintenir au-dessus des lois de la nature.

L'économie est un écosystème :

L'économie fonctionne comme un écosystème. Le producteur et le consommateur forment un couple, au même titre que le lion et la gazelle, ou que l’abeille et la fleur.

L'abeille se nourrit de l'appareil reproducteur de la fleur, tout en permettant à la fleur de se reproduire, ce qui fait que, plus il y a d’abeilles plus il y a de fleurs, et plus il y a de fleurs, plus il y a d’abeilles.

De même, plus il y a de lions moins il y a de gazelles, et plus il y a de gazelles moins il y a …d’herbe.

Dans un écosystème, chaque individu agit dans son propre intérêt, mais l'intervention de chacun contribue à l'équilibre du système tout entier. On peut résumer ce modèle par la formule «  chacun pour tous ».

Le chef d'entreprise est parfaitement dans son rôle lorsqu'il cherche à rendre son entreprise plus profitable. Le consommateur est également dans son rôle lorsqu'il cherche à préserver son pouvoir d'achat en achetant moins cher.

On ne reproche pas au lion de manger la gazelle, ni à la gazelle… de se sauver pour ne pas être mangée par le lion.


Le fautif, ce n’est ni le producteur, ni le consommateur, le fautif c’est le système.

Or, les lois de notre système économique actuel font que l'entrepreneur doit délocaliser pour préserver ses marges, et que le consommateur est tenté de choisir les produits issus des délocalisations pour préserver son pouvoir d'achat. Nous sommes dans le chacun pour soi, et c'est l'économie tout entière qui sombre.

La fiscalité ne devrait pas obliger chefs d'entreprises et consommateurs à arbitrer entre intérêt personnel et intérêt général, mais devrait au contraire inciter chacun à œuvrer dans l'intérêt commun « chacun pour tous ».

La crise est le révélateur d’un dérèglement du système économique.

Dans un écosystème, le dérèglement d’un maillon de la chaine se traduit par une crise : la faim, le chômage, ou le manque d’argent par exemple.

La crise a des conséquences sur les acteurs du système en les obligeant à modifier leur comportement. Si le nombre de gazelles diminue, les lions réduiront leur taux de natalité, ou augmenteront leur taux de mortalité, ou bien encore changeront de régime alimentaire. Ce qui permettra à la population de gazelles d'augmenter à nouveau, et au système de se rééquilibrer.

La crise est la traduction d’un déséquilibre du système économique, c’est aussi un signal d’alarme qui doit nous alerter et nous pousser à nous remettre en question. L’ignorer pourrait nous être fatal.

L’instauration d'un système équilibré est le fondement même du développement durable.

La dette.

La crise actuelle a engendré une dette colossale, accumulée par les ménages, puis par les banques puis enfin par les états des pays développés.

Une dette est le résultat d’un déséquilibre entre recettes et dépenses.

Notre principale source de revenus est assurée par les biens et les services que nous produisons, soit pour alimenter notre propre consommation, soit pour être vendus. C’est à dire par notre travail.

Notre principale source de dépenses va se faire au travers de la consommation qui va absorber les biens et les richesses produits.

La dette est donc le résultat d’un déséquilibre entre travail et consommation au profit de la consommation.

La crise actuelle est la traduction du simple fait que nous consommons plus de biens que nous n’en produisons. Ce qui est vrai aussi bien sur le plan écologique, que sur le plan économique, provoquant l’épuisement des ressources naturelles et la dette.

La crise écologique et la crise économique sont liées, leur origine est commune : elles sont toutes deux révélatrices d’un trouble de notre comportement, de notre comportement de consommateur.

La société de consommation.

Notre société se nomme elle même « société de consommation », tant la consommation est au cœur de notre modèle économique.

Le marché européen est le plus gros marché mondial, l’Europe est le plus gros consommateur de la planète ; l'Europe n'est pas convoitée par les pays étrangers pour ses ressources naturelles, pour ses mines, pour ses usines ni pour ses ouvriers. L’Europe est convoitée pour son marché.

Tout le système économique est centré sur le consommateur. C’est lui qui oriente par ses choix toute la politique industrielle du pays. Un produit ou un service ne peut exister que s'il est choisi par le consommateur.

Une entreprise peut délocaliser son outil de production, elle peut faire travailler une main-d’œuvre étrangère (camionneurs des pays de l’Est), elle peut délocaliser son siège social, mais elle ne peut pas délocaliser son point de vente.

Le consommateur est le seul maillon de la chaîne de production qui ne peut pas être délocalisé !

Actuellement un produit A, fabriqué en France par une entreprise implantée en France, fabriqué par des travailleurs français, intègre dans son prix de vente une part importante de charges sociales. C’est-à-dire : le coût de la sécurité sociale, des retraites, de l'assurance-chômage, et des minima sociaux.

Tandis que le produit B, fabriqué en Chine par une entreprise ayant son siège social dans un paradis fiscal, échappe à tous ces coûts.

Ces deux produits se retrouvent côte à côte dans les rayons de nos magasins !

Tout naturellement, le consommateur, soucieux de son pouvoir d'achat, choisira le produit B. Et pourtant, chaque consommateur bénéficie de la sécurité sociale, de l'assurance-chômage s’il travaille, ou des minima sociaux s'il ne travaille pas, et d’une pension de retraite pour ses vieux jours.

Qui est le plus fautif : l'entrepreneur qui pense à son bénéfice, ou le consommateur qui pense à son pouvoir d'achat ? Aucun des deux, le fautif c’est le système qui incite l'entrepreneur à délocaliser, et le consommateur à faire le mauvais choix.

Les solutions actuelles :

Face à ce problème, les seules solutions retenues actuellement consistent : soit à augmenter l'argent en circulation (par la baisse des taux intérêts ou par la création pure et simple de monnaie), soit à taxer encore plus l'outil de travail qui ne s’est pas encore délocalisé.

On n’inverse pas le cours d'une rivière en augmentant son débit !

Les masses de liquidités injectées dans l'économie s’évadent en pure perte vers les pays émergents et la spéculation. Il faut commencer par réparer le système en changeant la règle du jeu fiscal. Après, et après seulement, l'argent disponible pourra profiter aux investissements et aux emplois locaux.

L'État ne peut agir que sur ses ressortissants et sur les capitaux se trouvant encore en France. Le fruit des délocalisations échappe au pouvoir des Etats. C'est précisément sa raison d'être. Augmenter un peu plus les impôts ne peut qu'accélérer le phénomène et aggraver la dette.

naufrage«Notre économie est un navire qui sombre par l'arrière, sous le poids des délocalisations. Augmenter encore les impôts consiste à ouvrir une brèche à l'avant, pour équilibrer le navire, et rendre le naufrage plus équitable ».

Il est urgent de réorienter la fiscalité pesant sur le travail, vers la consommation pour rééquilibrer le système économique et amorcer le désendettement.

Actuellement, le financement des retraites, de la sécurité sociale, de l'assurance-chômage, des minima sociaux, est assuré par les entreprises et par les travailleurs. C'est-à-dire par notre outil de travail, notre source de richesse.

Pour échapper à ces coûts sociaux, de plus en plus d'entreprises ont recours aux délocalisations, tandis que les entreprises qui n'y ont pas recours sont de moins en moins compétitives et souffrent de la concurrence de produits importés. Ce qui a pour effet de vider notre économie de ses capitaux et de ses forces vives.

Il est urgent de changer la règle du jeu fiscal, pour que notre outil de production redevienne compétitif et que nos produits puissent à nouveau séduire le consommateur

L’exemple de la banane est révélateur de cette aberration du système : les bananes cultivées aux Antilles sont soumises à la fiscalité française. C’est à dire que leur coût de production intègre des charges sociales collectées par l’Etat pour financer la sécurité sociale, l’assurance chômage, les retraites, et les minimas sociaux (RSA, minimum vieillesse)…

Tandis que les bananes cultivées en Afrique ne supportent pas ces coûts, et arrivent donc sur les étals de nos magasins à des prix sensiblement inférieurs à ceux des bananes antillaises.

Si l’Etat ne subventionnait pas la production des bananes aux Antilles, la plupart des exploitations aurait disparu.

Le producteur est pourtant bien dans son rôle lorsqu’il choisit de faire cultiver ses bananes en Afrique pour rester compétitif, et le consommateur dans le sien lorsqu’il décide d’acheter la banane la moins chère, pour préserver son pouvoir d’achat.

Mais qui va payer notre sécurité sociale, notre retraite, nos pensions si toutes les entreprises s’installent à l’étranger pour ne plus cotiser ?

Ne serait-il pas plus simple, et surtout plus efficace de prélever les charges sociales sur le point de vente plutôt que sur le point de production ?

Tous les consommateurs ne bénéficient-ils pas d’une couverture sociale ?  Ceux qui achètent les produits « A », comme ceux qui achètent les produits « B », ceux qui travaillent comme ceux qui ne travaillent pas.

Si l’on prélevait les charges sociales au moment de la vente du produit cela permettrait de mettre tous les produits à contribution, et par conséquent toutes les entreprises qui fabriquent ces produits et non plus seulement celles qui jouent le jeu en restant localisées en France.

 

Alors pourquoi ne le fait-on pas ?

La hausse de la TVA fait craindre une hausse des prix, et une baisse du pouvoir d'achat.

Les prix des produits importés augmenteront tandis que les produits locaux verront leurs prix diminuer. Les charges vont se répartir de façon beaucoup plus homogène entre tous les produits. Globalement, il s’agit simplement de répartir les charges plus équitablement, mais au final le consommateur ne paiera pas plus qu’avant.

Ce qui va provoquer une baisse du pouvoir d'achat par contre, ce n’est pas la TVA mais le poids de la dette. Car la politique actuelle tente de relancer l'économie en stimulant la consommation à crédit. Mais cette politique a des limites : vivre à crédit c’est payer moins cher aujourd’hui pour payer plus demain. Consommer à crédit ne coûte pas cher tant que l'on ne rembourse pas ses emprunts. L’argent « investi » en pure perte dans la consommation fera cruellement défaut aux générations futures.


La TVA va désavantager les ménages les plus modestes :

Pour aider les plus modestes, il existe en France beaucoup d’aides et d’allocations accordées sous conditions de ressources. L’assurance chômage et les minima sociaux assurent un revenu à ceux qui n’en ont pas. Le barème d’impôt sur le revenu est progressif. De plus, la TVA sur les produits de première nécessité restera faible pour en garantir l’accès à tous.

On entend souvent dire que la TVA  n’est pas un impôt juste socialement puisque cela touche autant les riches que les pauvres.

Il ne faut pas confondre justice et solidarité :

Qu'est-ce que la justice, si ce n’est précisément d’appliquer la même règle à tous ?

La déclaration des droits de l’homme dit : « Les hommes sont libres et égaux en droit » elle ne dit pas que tous les hommes doivent être égaux. Mais égaux en droit. Ce qui signifie que la même règle doit s'appliquer à tout monde afin de donner les mêmes chances à tous.

Notre modèle économique actuel est injuste car il permet à certaines entreprises de se soustraire aux règles fiscales au travers des délocalisations, faussant ainsi le jeu normal de la concurrence.

Ce qui est injuste c’est de mettre côte à côte le produit A (qui supporte l’ensemble des charges sociales dans ses coûts de fabrication) et le produit B (qui n’en supporte aucune) dans les rayons de nos magasins. A et B ne sont pas soumis aux mêmes règles !

La justice consiste à appliquer la même règle à tous. La justice s'adresse à tous les citoyens, tous les consommateurs, toutes les entreprises. La justice s’adresse aux individus ; la justice est une notion individuelle. La justice permet au jeu de la concurrence de s’exercer équitablement, valorisant les qualités de chacun, nous incitant à exprimer le meilleur de nous même pour progresser.

La justice est garante de l’initiative individuelle, et l’initiative individuelle est le moteur de la société.

Mais la justice n’empêche pas les inégalités, nous sommes tous différents, ce qui est normal. Il y a des jeunes et des vieux, des forts et des faibles, des riches et des pauvres, des chanceux et des malchanceux.

La solidarité permet aux plus forts d'aider les plus faibles, aux plus jeunes d’aider les plus vieux, aux plus riches d’aider les plus pauvres, aux malades d’être assistés … La solidarité est collective. La solidarité est principalement du ressort de l'Etat et des associations. La solidarité doit s’exercer après la justice car on ne peut pas distribuer ce que l’on n’a pas encore gagné.

Mettre la solidarité comme préalable, ne permet plus à la compétition de jouer son rôle, et à chacun de révéler ses compétences.

Mais lorsque la même règle ne s’applique pas à tous, favorisant ainsi les uns au détriment des autres, c’est l’injustice qui devient source d’inégalités. Dans ce cas, c'est la règle qu'il faut changer. Car faire appel à la solidarité aboutit à sanctionner le mérite et favoriser les tricheurs.

Toute la difficulté réside dans l’instauration d’un système qui doit être à la fois juste et solidaire.

L’homme est un animal social ; sans solidarité notre espèce n’aurait jamais pu survivre…mais sans compétition entre les individus, elle n’aurait jamais pu progresser.


TVA, Europe et Euro :

Quelles conséquences le transfert massif des charges sociales du travail vers la consommation aura-t-il au niveau européen ?

La TVA servira à payer les services publics, une partie du fonctionnement de l’Etat et à rembourser la dette.

Chaque pays aura son propre taux de TVA.

Le taux de TVA deviendra ainsi le reflet de la qualité de la gestion d’un pays, de sa dette et des services qu’il propose à sa population.

La TVA pourra varier selon les catégories de produits : selon qu’ils seront de première nécessité ou non, selon qu’ils seront bons ou mauvais pour la santé et l’environnement.

Le taux de TVA  variera d’une année sur l’autre, afin d’équilibrer le budget de l’année précédente. Permettant ainsi de mettre en application la règle d’or.

Un pays mal géré et endetté verra donc son taux de TVA progresser, ce qui pénalisera la consommation sans pour autant briser l’outil de travail et les exportations. La crise ne s’accompagnera plus d’un taux de chômage élevé, mais d’une baisse du pouvoir d’achat. Ce qui permettra de rééquilibrer les comptes, et de sortir de la crise.

Un pays bien géré, disposant d’une économie performante, pourra à l'inverse bénéficier d'un pouvoir d'achat élevé et se permettre de consommer beaucoup de produits importés, contribuant à redresser les comptes de son voisin.

Au sein de la zone Euro, le taux de TVA se substituera au taux de change qui prévalait avant le passage à l’Euro, permettant d’ajuster les différences de compétitivité entre pays. Il n’y aura plus dévaluation de la monnaie mais hausse de la TVA.

En somme, les pays les plus endettés pourront travailler plus, tandis que les moins endettés pourront consommer plus. Le modèle économique ainsi défini s'articule comme un écosystème où chaque intervenant contribue individuellement à l'équilibre du système tout entier, le fameux « chacun pour tous ».

Le taux de croissance sera remplacé dans l’esprit des économistes par le taux de TVA. Enfin doté d’une boussole appropriée, notre économie pourra évoluer pour passer d’un modèle quantitatif (la croissance) vers un modèle qualitatif (la quête d’équilibre).

 Les gouvernements, selon qu’ils auront fait progresser ou diminuer le taux de TVA, pourront être sanctionnés par les citoyens, consommateurs, électeurs.

Un débat démocratique pourra s’instaurer pour décider si la population préfère se doter de plus de services publics gratuits et de protection sociale ou de plus de pouvoir d’achat.

Le modèle économique ainsi défini se recentre sur le consommateur-citoyen, qui retrouve la capacité d’orienter, par ses choix et par son vote, la politique de son pays.

 

Hubert GUILLEMANT.

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 11:23
Col-re.jpg
Je vous recommande la lecture du magazine "Challenges" n° 255 du 5 au 11 mai (archives sur le net, sinon je dispose d'un exemplaire) avec un dossier très complet sur l'énergie intitulé "Energie, la vérité".
Même si le terme "vérité" peut sembler ambitieux,  l'article aborde assez bien cette question transversale de l'énergie et le recours à des sources fossiles non renouvelables.
Le nucléaire, quoiqu'on en dise, fait bien partie de cette catégorie qui, en termes de choix technologique, n'est aujourd'hui plus acceptable dans le choix sociétal. (suivant une logique Coût/ Bénéfices/ Risques pour la société).
Comme une histoire qui se répète, il est intéressant de noter que la campagne présidentielle de 2007 s'était jouée sur la sécurité publique.
La campagne de 2012 pourrait bien se voir imposer le thème de la sécurité cette fois énergétique, celle de nos approvisionnements, de notre mix énergétique et de nos modes de consommation énergétique. (Un député UMP de la Meuse - Bertrand Pancher, souhaite même qu'un "débat public national soit confié à un organisme indépendant"). Banco, alors pourquoi pas pendant la campagne présidentielle ?
A contrario du PS en 2002 : Ne soyons pas naïfs ! Ne croyons pas que la politique ne peut pas tout ! Elle peut énormément quand la transition est réclamée par les citoyens eux-mêmes. François Roussely, ex président d'EDF, soulignait que "le nucléaire est probablement la seule activité économique dont l'avenir est largement déterminé par l'opinion publique."
A contrario cette fois de l'UMP, n'opposons pas des catégories de Français les uns contre les autres en favorisant un modèle inégalitaire qui creusera la fracture sociale (sic...) par nouvelle fracture énergétique. Ne sautons pas non plus "comme un cabri sur notre chaise", en criant "Grenelle, Grenelle". Le pouvoir politique actuel a, dans ce domaine, largement cédé aux sirènes du Greenwashing en politique. La grande montagne démocratique que pouvait incarner le Grenelle 1 a bien accouché d'une souris appelée "Grenelle 2", sous l'influence des lobbys traditionnels opposés à la transition que les écologistes revendiquent pour une société plus juste en termes social et environnemental.
Il est important de lire qu'aucun socialiste interrogé ne souhaite sortir du nucléaire (sauf peut être S. Royal, mais dont on peut penser qu'il ne s'agit que d'une position tactique avant la primaire, cherchant sur ce sujet un sujet de différenciation).
Dans tous les cas, UMP comme PS ne souhaitent pas sortir de mode de production en invoquant des raisons sociales ou économiques sur lesquelles il nous faut contre-argumenter afin de réussir à convaincre qu'un autre modèle énergétique est possible (sans le nucléaire notamment) - par le scénario Négawatt notamment.
L'engagement de sortir du nucléaire doit, à minima, être en 2012, ce qu'a été le Pacte Écologique de N. Hulot en 2007. Un engagement que doivent pouvoir signer (et respecter !) l'ensemble des candidats à la présidentielle.
A propos de N. Hulot, même s'il est intéressant de lire "qu'il n'est pas dogmatique - certains verts apprécieront ..., il admet qu'il "accordait une certaine confiance aux arguments des ingénieurs pronucléaires".
En tous cas, confiance certaine ou certaine confiance n'est pas le débat. Il serait bon que, dans une cohérence vis à vis des écologistes, qu'il dit vouloir représenter, il accorde également une certaine confiance à d'autres ingénieurs, qui ne sont pas pronucléaires (ceux de l'association Négawatt par exemple) et qu'il exprime une position plus claire sur ce sujet.
A cause d'une information volontairement incomplète, les Français ont en effet l'impression qu'il s'agit d'une énergie peu chère, et que nous en sommes de toute façon dépendants (à 75% pour notre électricité et à 30% pour notre énergie). Curieuse façon de raisonner pour une énergie qui devaient assurer précisément notre indépendance ! L'état a parfois une vision opposée à la volonté de ces citoyens
La situation actuelle, et celle de demain, sur le coût des énergies est majeure. Nous devons donc nous en emparer, et particulièrement sur la vérité écologique du coût de la filière nucléaire. F.-X.C.
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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 07:00

Nous devons maintenant résolument en sortir dans les années à venir !

Le nucléaire en France et dans le monde, même en excluant le risque sismique de niveau japonais pose énormément de problèmes en tant que "solution énergétique" :

- Les hommes et la sûreté de fonctionnement : conception ancienne, exploitation et procédures, maintenance et sous-traitance, dégradation des installations sous l'effet du flux neutronique ...
- la méconnaissance du vieillissement des réacteurs,
- les rejets permanents et les effets sanitaires,
- la vulnérabilité aux attentats terroristes,
- le problème latent du devenir des déchets radioactifs,
- la dépendance de la France pour le combustible et l'exploitation des pays miniers avec des ravages écologiques et sanitaires,
- les exigences sociétales de l'exploitation de l'énergie nucléaire : société policière...
- le coût réel de l'électricité produite : un secret bien gardé,
- l'incapacité de la France à faire face avec ses moyens actuels à un accident nucléaire de moyenne amplitude ou plus.

jusqu ici ca va-1Souvenons-nous qu'à l'approche de la commémoration de Tchernobyl, 600 000 volontaires dits "liquidateurs" ont été mobilisé pour s'attaquer au feu nucléaire, faire évacuer les populations, décontaminer des zones, enlever des gravats, etc. Et que nombreux sont morts ou resterons handicapés à vie après de nombreuses souffrances et des traitements médicaux très contraignants.

Même si les autorités françaises prétendent le contraire, il est désormais prouvé que nos pays développés sont toujours dépassés en terme de moyens humains et matériels disponibles pour faire face à des accidents nucléaires de grande ampleur.

Les victimes, les "sacrifiés" du nucléaire sont d'abord les exploitants des centrales, puis les très nombreux secouristes qu'il est nécessaire de mobiliser, puis encore les populations environnantes... mais jamais les décideurs politiques et les acteurs des groupes économiques du nucléaire. Ces derniers ne risquerons rien et n'ont jamais eu à rendre des comptes !

Une société qui se revendique de l'humanisme se devrait de faire ses choix énergétiques en priorité en tenant compte de l'acceptabilité du risque (gravité potentielle des conséquences  et probabilité d'occurrence). Le nucléaire est le seul procédé énergétique en service avec un tel risque ultime catastrophique que l'on a qualifié (du côté des "nucléocrates") pendant des années comme "impossible" puis "improbable", puis enfin comme "peu probable"

Une solution énergétique, un procédé de production d'énergie comportant un risque même faible de catastrophe est éthiquement INACCEPTABLE ! Le coût(1) de la solution énergétique ne peux pas, ne peux plus servir d'argument pour un tel choix.

Les sources d'énergie renouvelables offrent une possibilité rationnelle de sortie du nucléaire à condition d'avoir la volonté politique. Pour notre région, l'association Virage Energie (2) a montré qu'un scénario de sortie du nucléaire basé sur l'utilisation des sources d'énergie renouvelables et sur une plus grande efficacité énergétique est possible.
Des exemples européens ou d'autres pays sont là pour nous démonter qu'il s'agit d'une réalité.
Il n'y a pas de fatalité à exploiter le nucléaire ou à retourner au charbon !

M.E.

(1) D'autant plus que nous le savons ce fameux coût de revient est largement sous-estimé car il n'inclut pas le coût réel des déchets, du démantèlement futur des installations, des assurances... Voir à ce sujet http://www.corinnelepage.fr/index.php/2011/03/01/la-situation-financiere-dedf/

(2) Virage Energie Nord Pas-de-Calais http://www.virage-energie-npdc.org  Téléchargement du rapport ici http://www.virage-energie-npdc.org/spip.php?article14

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 07:00

Col-re.jpgDeux articles m'incitent à écrire ce billet d'humeur, car tout ce qui suit montre que l'on marche sur la tête :

D'après la Voix du Nord du 13 novembre 2010, on s'apprêterait en France et dans notre région à mettre en service des nouveaux véhicules de taxi de type "black cabs londoniens". Ce que précise cet article, c'est que ces taxis londoniens sont de fabrication chinoise et non plus britannique et que leur performance énergétique est exécrable (2,4 fois plus polluante en CO2 émis au km qu'une Toyota Prius  3ème génération !). En outre, cela n'est pas indiqué dans l'article, il est peu probable que cette voiture de conception chinoise réponde aux normes de sécurité européennes de la méme manière que la Prius en matière de crash test par exemple.

A l'heure, où va se clore l'enquête publique sur le PDU 2010 de Lille Métropole, va-t-on laisser les chauffeurs de taxi s'équiper de ce type de véhicule polluant et peu sûr ?

Un deuxième article de la VDN en date du 14 novembre 2010 concerne les touristes et surtout les professionnels qui prennent l'avion pour des déplacements de longue distance. Il concerne le désormais passage obligatoire sous les scanners corporels installés dans les aéroports. Il semble que les principe de précaution et de prévention, surtout, soient bien laissés de côté encore une fois, sous prétexte de contrecarrer toute tentative de terrorisme aérien (nécessité bien légitime, nous le contestons pas).

Le passage répété devant des rayons X n'est certainement pas, sans conséquence, surtout pour ceux qui prennent l'avion plusieurs fois par semaine ou par mois.

Que disent les autorités sanitaires françaises dans ce domaine ? L'ANSES dans son avis du 16 février 2010, noie une fois de plus le poisson et ne permet donc pas au décideur comme au "citoyen lambda" d'être éclairé pour prendre une décision.

Pour info, l'avis du professeur Lacronique de l'IRSN interviewé par le site Doctissimo

On peut se reporter, pour aller plus loin, à notre contribution au débat sur la gouvernance écologique produite par CAP21 Nord Pas-de-Calais à l'occasion des dernières élections régionales. Lire le document M.E.

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 11:57

Petit billet d'humeur, en retour de vacances ...

Je passe, en compagnie de mon épouse,  mes vacances d'été à Hardelot Plage (62) depuis maintenant plus de 5 années et suis très attaché à cette belle station ; je me suis permis d'interpeller le Maire de cette commune, vice-président de la communauté d'agglomération du Boulonnais,   pour lui demander de réagir à ce qui n'est pas digne d'une municipalité et d'une station balnéaire de cette renommée.

On trouve en effet le long de la plage sur la promenade des panneaux d'information concernant la sécurité et la surveillance des baignades. Mis à part le fait que l'on ne trouve aucune indication en néerlandais alors que les touristes belges néerlandophones ou néerlandais sont très présents,  les panneaux contiennent des fautes nombreuses sur tout ce qui est traduit en allemand. Les erreurs sont répétées sur tous les nombreux panneaux du bord de mer.

Hardelot-1 Hardelot-2

Panneau avec 5 fautes sur la consigne en allemand             le même panneau avec les corrections

La station balnéaire la plus proche Equihen (62) n'est pas mieux lotie. On y trouve un louable effort d'inscription d'une consigne en néerlandais en sus des versions anglaise et allemande. Mais sur chacune des consignes des fautes incroyables !

Equihen-1 Equihen-2

Panneau avec 4 fautes sur les 5 lignes               Les corrections nécessaires (photomontage)

 Si ces panneaux ont été installés, il faut supposer qu'ils ont une utilité, sinon bien évidemment, il faut les enlever.

A partir du moment où elles peuvent avoir des conséquences graves sur la sécurité des personnes, on ne peut pas conserver tels quels des mois ou des années durant ce type d'affichage sans procéder rapidement aux corrections nécessaires.

De surcroît, la France a une mauvaise réputation sur le plan des connaissances linguistiques, il serait bon de ne pas accentuer cette perception de la part de nos voisins belges, néerlandais, allemands ou luxembourgeois qui fréquentent la station.

En conclusion, il serait bon de prendre le problème des langues à sa juste mesure. Une étude réalisée par la Communauté Européenne place le Luxembourg puis la Belgique en tête du multilinguisme.

M.E.

 

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 09:31

ECO89  27-06-2010

Col-re.jpgLa graphologie est une technique qui prétend déduire les caractéristiques psychologiques d'un individu par l'analyse de son écriture manuscrite. A l'aide d'indices graphiques interprétés isolément ou regroupés en configurations, le graphologue est supposé parvenir à formuler une description psychologique du scripteur.

Aujourd'hui, la France est, avec la Belgique, le pays ayant probablement le plus fréquemment recours à la graphologie au monde, notamment dans le domaine de la sélection du personnel et de la gestion des ressources humaines.

Toutefois, plusieurs recherches visant à tester la validité de la graphologie sont parvenues à établir des grilles d'analyse objectives de l'écriture ; les résultats ont en suite été comparés aux mesures psychométriques standardisées.

Lire la suite

Notre commentaire CAP21  : Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale , fait bien de nous rappeler que ce scandale se poursuit au mépris des règles de déontologie et de scientificité que tous les professionnels du recrutement en entreprise ou cabinet de conseil se devraient de respecter.

De très nombreuses études françaises et étrangères ont montré en effet la validité nulle de la graphologie comme méthode d'évaluation du personnel. Elle est employée nous dit-on parce qu'elle ne coûte pas chère comparativement à d'autres méthodes et est très rapide (sic) ! L'image de cette stupidité est celle d'une personne qui utiliserait une voiture délabrée dangereuse pour effectuer des voyages à caractère professionnel. Il aurait toutes les chances d'avoir un accident et de ne pas atteindre le but attendu ! Par contre, effectivement utiliser une voiture de ce type ne lui aurait pas coûté cher au départ.

Cette pratique a un caractère complètement discriminatoire : La HALDE devrait s'emparer de ce sujet ainsi que le Ministère du travail puisque la loi Aubry sur le recrutement et les libertés individuelles stipule que les techniques d'évaluation utilisées doivent être pertinentes au regard de la finalité poursuivie et que le recruteur est comptable de la rectitude scientifique  des procédés qu'il utilise. Il est donc plus que temps de mettre fin à cette abération. M.E.

Claude LEVY-LEBOYER, Evaluation du personnel, Les Editions d'Organisation, 1996.

RH : les apports de la pyschologie du travail, ouvrage collectif, Les Editions d'Organisation, 2001.

Les méthodes d'évaluation du personnel-CLL-1996

Source : C.Lévy-Leboyer (1996)

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Published by Eco89 - dans Billet d'humeur
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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 11:40

Col-re.jpgLe quotidien Le Monde publiait le 30 mai dernier un article, avec schéma à l'appui, plutôt flatteur pour la France. Rapportant les travaux d'évaluation des Universités de Yale et de Columbia aux Etats-Unis, l'Europe serait en avance sur le reste du monde et la France se situerait au 7ème rang des pays les plus respectueux de l'environnement.

Il s'agit d'un classement basé sur un indice prenant en compte 25 indicateurs chargés de qualifier la performance environnementale d'un pays. Dans ce classement, nous nous positionnons après l'Islande au 1er rang avec 93,5 points, après la Suisse, le Costa-Rica, la Suède et la Norvège, mais bien avant la Grande Bretagne (14ème), l'Allemagne(17ème) et le Japon (20ème). Nous sommes nettement devant les Etats-Unis (61ème) dans ce classement qui possède un score "affolant" concernant l'état de ses écosystèmes.

Nous n'avons pas non plus été surpris par le très médiocre score de la Chine populaire (121ème rang) dont l'industrialisation à marche forcée se traduit par de nombreux désastres environnementaux et sanitaires (On peut se reporter au livre reportage à ce sujet de Marc Mangin, Chine, l'empire pollueur, Arthaud, 2008).

Moi ce qui me surprend, c'est que les journalistes d'un même quotidien ne soient pas plus dotés d'esprit critique et de vigileance. En effet, ce même quotidien publiait un article sur l'état de l'environnement en France, quelques jours après le 6 juin 2010 avec un bandeau en première page du quotidien et de multiples graphiques montrant l'évolution des indicateurs sur plusieurs années.

"Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois !" dit-on et c'est la conclusion de ces deux articles que l'on pourrait émetttre. En effet, dans cet article qui donne quelques aperçus du rapport publié par le Ministère de l'Ecologie, beaucoup d'indicateurs sont à un niveau inquiétant, aussi bien en valeur actuelle qu'en terme d'évolution depuis quelques années.

Citons quelques exemples :

- La part des sources d'énergie renouvelables, n'a pas évolué de 1990 à 2010. Nous le savons la France est à la traine pour les efforts faits en matière d'éolien ou de solaire...

- La qualité de l'air ne s'améliore quasiment pas sur 9 ans (i.e. de 2000 à 2008), sauf sur le gaz sulfureux (SO2) lié à une désulfuration du gazole et une moindre consommation de charbon pour le chauffage. Par contre, la teneur en particules fines (PM10), la teneur en ozone(O3), ne bougent que très peu. En outre, le mensuel Capital, dans son numéro de juin 2010, fait paraître des chiffres concernant l'état de l'environnement en France, et, il y a de quoi être scandalisé par les statistiques de qualité de l'air des grandes villes de France :

A Dunkerque, un jour sur 7 connaît un air de qualité dangereuse ; mais à Lille, Lens, Béthune, Maubeuge, Valenciennes, c'est entre un jour sur 5 à un jour sur 4,  et c'est très inquiétant, surtout lorsque l'on sait à quel point nous sommes une région ventilée abondamment.  Certes, c'est bien pire ailleurs où certaines villes du midi en particulier atteignent le score impressionnant d'un jour sur deux de qualité de l'air dangereuse : Cannes, Toulon et dans une moindre mesure : Aix, Marseille, Nice, Avignon, Montpellier, Nîmes...

Qui est responsable de cette situation qui cause une surmortalité estimée à plus de 30 000 morts par an avec aussi son lot de bronchiolites, bronchites, asthmes ... et cancers ? Nous l'avons déjà écrit : sur-diésélisation complètement injustifié du parc automobile français, le transport routier au détriment du fer ou de la mer, le chauffage dans des installations inadaptées ou mal entretenues et vétustes.

- La qualité de l'eau semble s'améliorer de 1998 à 2007 sur certains critères : Ammonium, matières organiques, nitrites mais stagne sur les nitrate. Voir, à ce sujet,  l'émission diffusée sur France 3 qui a bouleversé plus d'un français !

- Enfin l'étalement urbain n'est pas endigué avec environ 1/3 de plus de superficie consacrée au tissu urbain et à ses infrastructures (i.e. sols batis, sols revêtus ou stabilisés, autres espaces artificialisés) entre 1993 et 2008. Nous nous réjouissions que l'objectif de blocage de l'étalement urbain soit réaffirmé dans le prochain SCOT de Lille Métropole, mais le schéma directeur précédent avait émis le même souhait avec le résultat que l'on connaît. M.E.

  Occupation-sol-LMCU-1950-2001.jpg

Téléchargez le rapport complet sur l'environnement en France édition 2010

Téléchargez la synthèse du rapport sur l'environnement en France édition 2010

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 09:43

Il est assez curieux de voir dans le milieu médiatique s'organiser une protestation contre, une fois encore, l'application du principe de précaution. Le reproche de "parapluie grand ouvert" revient sous la plume de certains.

Avion-se-posant-a-Lesquin.jpgEn fait, il est inexact de parler de principe de précaution. Dans cette problématique, il vaudrait mieux parler de prévention. Que dit en effet ce principe de précaution :

 

Principe de précaution : ''principe selon lequel l'absence de certitude, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l'environnement à un coût économique acceptable". (article L 110-1 du Code de l'Environnement).

 

Nous ne sommes manifestement pas dans ce cas puisque le risque (danger évalué en terme de gravité, de probabilité et de détectabilité) est relativement évalué. La probabilité d'occurence (F) est faible, mais la détectabilité (D) est trés difficile et la gravité des conséquences (G) peut être extrême : arrêt réacteurs, crash avion...

Le risque étant le produit G x F x D est ainsi élevé !

Ce que le grand public sous-estime et les journalistes souvent aussi, est la difficulté de mesure en longitude, latitude et altitude de la concentration en poussières volcaniques. Il n'y a pas de réseau de capteurs installés pour cela !

D'autre part le récent incident rencontré le 13 avril dernier par deux avions de combat de l'armée de l'air finlandaise révèle des dégats très élevés sur chacun des deux réacteurs de ces Boeing F-18 Hornet.

Lire l'article et regarder les photos des réacteurs endommagés  (en anglais) Ash Jeopardizes Flight Safety in Finnish Airspace

En conclusion, il ne faut donc pas prendre les risques aéronautiques à la légère et l'accident de Smolensk devrait nous ramener à plus de modestie dans la façon d'accepter notre "non toute puissance" face aux aléas climatiques, météorologiques.

Que la sécurité passe avant le chiffre d'affaires devrait nous réjouir, cela n'a pas toujours été le cas !

M.E.

Danger cendres volcaniques

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 16:46

Ils ne pensent pas forcèment comme nous mais je croie indispensable de lire quelques uns de ces ouvrages récents qui ont le mérite de faire réfléchir sur des sujets qui en valent vraiment la peine :

les nouveaux indicateurs alternatifs au PIB pour mesurer progrès économique et progrès social, la décroissance dans la pensée écologiste en opposition aux idéaux productivistes et inégalitaires actuels, la crise des valeurs, l'apport économique et social de l'immigration, comment minimiser les facteurs de risques dans son alimentation pour protéger sa santé ...

La-simpicite-volontaire.gifLA SIMPLICITE VOLONTAIRE CONTRE LE MYTHE DE L'ABONDANCE par Paul ARIES, La Découverte.

 

Longtemps les gauches se sont crues en pays de cocagne : il fallait toujours faire croître le gâteau (PIB) avant de pouvoir le répartir plus équitablement.
Il est maintenant évident qu'il n'est pas possible d'avoir une croissance infinie dans un monde fini. L'enjeu est donc d'apprendre à vivre beaucoup mieux avec beaucoup moins. Apprenons à devenir des "partageux"! Paul Ariès pulvérise avec brio les idéologies du progrès et de la croissance qui continuent à coloniser notre imaginaire. À partir d'une (re)lecture systématique de tous les courants des gauches (socialiste utopique, libertaire, chrétien, marxiste officiel et hétérodoxe), il revient sur le combat qui oppose depuis deux siècles gauches productiviste et "antiproductiviste". L'effondrement environnemental peut être une chance pour inventer une gauche "antiproductiviste" et optimiste. Il montre également comment l'histoire sociale a été truquée: les milieux populaires ont toujours été "antiproductivistes". L'enjeu est de réinventer l'avenir autour de l'idée de gratuité. Pourquoi payer son eau le même prix pour faire son ménage et remplir sa piscine privée ? Pourquoi payer son énergie le même prix pour une consommation normale et un gaspillage ?

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Partenariats

CAP21 Nord Pas-de-Calais participe aux collectifs  régionaux :

- Sortir du Nucléaire,

- Contre l'exploitation des gaz de couche.

  • A Lille au Collectif "Place aux piétons et pour la mobilité douce"  pour une piétonnisation de la Grand Place de Lille dans un contexte de mobilité incitant à l'utilisation de transports doux (marche, vélo,...).
  • A Lesquin au Collectif "Lesquin Objectif 0,6" dans le cadre d'un combat des habitants pour une meilleure protection vis à vis des ondes électromagnétiques.

 

Lecture recommandée

CAP21 NORD PAS DE CALAIS vous incite à lire ces revues de grande qualité :

Revue-Durable-CH-.gif

 

 

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