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Sites à utiliser ... sans retenue

Corinne Lepage présente sa campagne présidentielle et ses propositions sur le site www.corinnelepage.fr et a créé aussi le site "à vos droits citoyens" avec 10 propositions mises en débat pour renouveler notre constitution et donc le fonctionnement de notre démocratie www.avosdroitscitoyens.fr

Le site sur les gaz non conventionnels et les risques liés à leur exploitation créé par CAP21 : http://deleaudanslegaz.com

6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 12:34

REFLEXIONS SUITE ET SUR LA JOURNEE ORGANISEE PAR L'ASSOCIATION EDA  CE VENDREDI 4 DECEMBRE 2009 AU "NOUVEAU SIECLE" DE LILLE

Cette journée organisée par l'Association Environnement et Développement Alternatif (EDA) fait suite à celle organisée le 1er octobre 2009 à la Maison Régionale de l'Environnement et des Solidarités (MRES). Comme pour le 1er octobre, j'étais très réservé à l'idée de venir à la journée organisée par EDA à la MRES de Lille sur le thème de la gestion post-accidentelle des suites d'un accident nucléaire ce 1er Octobre 2009 en collaboration avec différents intervenants venant de EDF, de l'ASN, du CEPN, de l'IRSN,  de l'INVS, de LMCU, du monde associatif et du Ministère de l'Ecologie. En effet, comme beaucoup de participants, je suis opposé à la pérennisation de la filière nucléaire de production d'électricité et ceci pour des raisons d'analyse des risques approfondie appliquée à de nombreux aspects : exploitation, maintenance, sous-traitance, traitement des déchets, risque de prolifération, terrorisme ....

 

Précisons, que l'association EDA organisatrice est, elle-même, adhérente et signataire de la charte "Sortir du Nucléaire".

Nous ne pouvons que nous féliciter de l'apparent changement de comportement des acteurs du nucléaire en France. Nous sommes passés,  à cause de la catastrophe de Tchernobyl,  d'une attitude de négation  totale de la possibilité d'un accident très grave à une attitude plus modeste, semble–t-il, d'acceptation de la possibilité d'occurrence d'un accident. La volonté de transparence est bien réelle de la part de l'ASN par exemple.

Oui aux lettres d'inspection de l'ASN publiées, par contre, non à l'absence de publication de la réponse de l'exploitant. Néanmoins plusieurs faits interrogent sur cette réelle volonté. Ainsi CAP21 a interpellé à plusieurs reprises les représentants du complexe nucléaire sur différents sujets. Au lieu de répondre avec franchise sur la situation, on en est resté encore au "tout est sous contrôle" dans différents domaines au lieu de faire le point sur l'acquis existant et les progrès qui restent à accomplir.

Ainsi ce directeur du CNPE de Gravelines qui nie l'existence de problème du à l'extension de la sous-traitance des opérations de maintenance, qui nie l'existence de problèmes quant au suivi dosimétrique et médical des intervenants extérieurs, aux conditions dangereuses d'intervention de ceux-ci sur les zones "chaudes". Mais aussi le problème que posent cet externalisation pour l'encadrement de maintenance titulaire EDF, ainsi le problème de la perte d'expériences posée par le remplacement de l'ancienne génération par la nouvelle pour les opérateurs et la maîtrise. Monique SENE, physicienne bien connue du GSIEN a confirmé la justesse de nos interpellations.

A propos de transparence et de démocratie exemplaires, CAP21 a demandé solennellement ce que pensaient les représentants du complexe nucléaire des actes de malveillance, de viol de fichiers,  ou de tentatives d'intimidation commis contre les associations anti-nucléaires. AUCUNE réponse !

D'autres intervenants ont réclamés aussi qu'il y ait de véritables plans d'urgence en rapport avec le transport de matières nucléaires sur le territoire régional.

Curieusement, cette fois-ci aucune explication détaillée n'a été livrée sur les plans de gestion "post-accidentel nucléaire". Dans notre compte-rendu de la journée EDA du 1er octobre, nous avions démontré le côté très irréaliste du dispositif humain, et des procédures envisagées.

Nous maintenons notre inquiétude sur la disponibilité réelle de moyens humains de secours, de contrôle, de filtrage-quadrillage, de moyens de décontamination, de moyens de génie civil et de moyens de surveillance policière. En outre, beaucoup de plans mentionnent encore l'envoi de messages par la voie radio. Or de moins en moins de familles disposent de postes de radio et on ne dispose pas non plus de radio sur son lieu de travail.

La question de la formation des pompiers, des secouristes associatifs à l'intervention en milieu contaminé NBC est très loin d'être réalisée sur le territoire. Les véhicules routiers équipés NBC sont en faible nombre du coté des pompiers ... même si l'armée de terre ou de l'air ont ce type d'équipements, mais avec la disparition d'unités sur le territoire régional, il faudrait acheminer ce matériel de beaucoup plus loin et donc avec un délai substantiel.

Alors, il faut suivre l'initiative courageuse de David TREMELET qui lance, suivant l'exemple alsacien un SAMU de l'environnement dans notre région.

Autre question posée : la nouvelle loi de 2007 oblige à l'existence d'un périmètre de sécurité autour des nouvelles installations nucléaires. Mais cette législation n'étant pas rétroactive, que fait-on pour les habitants, pour le personnel EDF ou autre et pour les maisons qui restent à l'intérieur de ce périmètre théoriquement inconstructible. Les premiers sacrifiés comme à Tchernobyl seraient ces personnes et leurs habitations contaminées et inhabitables pour longtemps.

 

Je reste résolument, et ceci pour huit raisons essentielles,  convaincu qu'il faut sortir du nucléaire. Ces raisons sont :

  • Le problème de la sûreté de fonctionnement,
  • Les rejets radioactifs des centrales et leurs effets sanitaires,
  • La vulnérabilité aux attentats terroristes ou autres actes de malveillance,
  • La méconnaissance du vieillissement des réacteur Le problème du devenir des déchets radioactifs à période longue,
  • Le coût de l'énergie nucléaire et ses conséquences négatives pour le développement de l'utilisation des sources d'énergie renouvelables
  • La contradiction de plus en plus évidente entre les exigences de liberté d'une démocratie moderne et le type de société qu'implique le nucléaire : surveillance, contrôle, "flicage"... en liaison avec sa dangerosité intrinsèque.

  En conclusion, le nucléaire est bien une impasse technologique et sociétale et donc ne constitue pas une solution face aux défis climatiques, sanitaires et environnementaux que nous devons affronter.

 

Le gouvernement actuel, grand VRP du nucléaire dans des pays très peu rassurants, cherche à faire passer dans l'esprit des français le nucléaire pour une source d'énergie verte : peu de CO2, peu coûteux, peu dangereux... Vous y croyez-vous ? M.E.

 

Le programme et les intervenants du colloque

Le communiqué de Virage Energie à propos de ce colloque

NdlR : Le Groupement de scientifiques pour l'information sur l'énergie nucléaire (GSIEN) est une association antinucléaire française. Il s'est fait notamment remarquer dans les médias après la catastrophe de Tchernobyl.

Le GSIEN a réalisé plus de 120 dossiers scientifiques publiés dans la revue La Gazette Nucléaire. Il a aussi publié plusieurs livres et réalisé de nombreuses interventions devant des organismes officiels ou pour le public, et répondu à de nombreuses demandes de scolaires, journalistes et associations. Le GSIEN a été co-fondé et présidé par Monique Sené.

 

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 20:41

COMMUNIQUE CAP21 03-11-2009

CAP21 et Corinne LEPAGE demandent un moratoire sur la construction des nouveaux réacteurs nucléaires EPR.

Les autorités française, britannique et finlandaise ont publié hier une déclaration commune par laquelle elles mettent en doute la sécurité de la nouvelle génération de réacteurs nucléaires EPR.

Elles mettent en cause particulièrement le programme informatique dont la complexité ne confère pas la fiabilité requise pour gérer les incidents.

Cette démarche de trois autorités européennes est inédite et montre une nouvelle fois que l’aventure de l’EPR dans laquelle la France s’est engagée massivement va nous coûter cher.

La construction de l’EPR en Finlande pose déjà de nombreuses difficultés, le contentieux entre AREVA et la Finlande ne cesse de s’alourdir et de plomber les comptes du groupe.

CAP21, parti écologiste présidé par Corinne LEPAGE, eurodéputée MoDem, réitère une nouvelle fois sa demande de moratoire sur la construction des EPR.

Eric DELHAYE, président délégué de CAP21, demande un débat citoyen sur la place du nucléaire dans la politique énergétique française où les questions techniques, de sécurité, de coût sur l’ensemble de la filière (des combustibles aux déchets) pourraient être posées de manière transparente.

Pour Corinne LEPAGE, la démonstration que l’EPR est une aberration sur le plan économique et industriel se confirme chaque jour davantage. Les milliards en jeu feraient mieux d’être consacrés à un plan ambitieux en matière d’efficacité énergétique et de déploiement des énergies renouvelables sur le territoire, sources d’innovations technologiques et d’emplois non délocalisables.


Lire aussi la déclaration commune des trois Autorités de sûreté britannique, finlandaise et française sur la conception du système de contrôle-commande du réacteur EPR

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 07:00

LE MONDE 24-10-2009

A-t-on frôlé l'accident pendant des années au centre nucléaire de Cadarache (Bouches-du-Rhône) ? La question se pose crûment après la découverte, en juin, d'une sous-estimation de la masse de plutonium dispersé sous forme de poudre dans des recoins inaccessibles de l'Atelier de transformation du plutonium (ATPu), géré par Areva sur ce site du Commissariat à l'énergie atomique (CEA).

Au lieu des 8 kg estimés, les opérations de démantèlement de l'ATPu ont révélé que les "boîtes à gants", des enceintes confinées où était fabriqué du combustible MOX mêlant oxydes d'uranium et de plutonium, en contenaient 22 kg. Mais le CEA évalue à environ 39 kg la masse totale de plutonium qui pourrait s'être insinuée dans l'installation.

La question centrale est de savoir si ces accumulations auraient pu conduire à un accident de criticité, une réaction en chaîne susceptible de conduire à un "flash" très irradiant, voire mortel, pour les personnels de l'installation à proximité.

 

Lire la suite

 

- Le 14 octobre 2009 : l'ASN classe au niveau 2, dresse procès-verbal et suspend les opérations de démantèlement.
- Le 19 octobre 2009 : l'ASN publie la lettre de suite de l'inspection réalisée sur l'installation le 9 octobre 2009. Le même jour, l'ASN prend une décision concernant l'accord préalable de l'ASN avant la reprise des opérations.
- Le 21 octobre 2009 : l'ASN a été auditionnée par la commission du développement durable à l'Assemblée Nationale au sujet de l'incident.

 

Voir la position de l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN)

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 22:13

Voici l'analyse que fait l'ASN (l'Autorité de Sûreté Nucléaire) :

Communiqué de presse

Incident sur l'installation nucléaire ATPu (site CEA de Cadarache) : l'ASN classe au niveau 2, dresse procès-verbal et suspend les opérations de démantèlement

L’ASN a classé le 12 octobre 2009, au niveau 2 de l’échelle internationale de gravité des événements nucléaires (échelle INES) qui en comporte 7, l’incident déclaré par le CEA le 6 octobre 2009, sur l’installation nucléaire ATPu (Atelier  de Technologie du Plutonium), du site CEA de Cadarache. L’ATPu est une installation dont le titulaire de l’autorisation est le CEA et qui est exploitée par AREVA.

 

Le CEA Cadarache a informé l’ASN de la sous-évaluation des dépôts de plutonium dans les boîtes à gants* de l’installation. Evalués à environ 8kg pendant la période d’exploitation de l’installation, les dépôts récupérés à ce jour sont, selon le CEA, de l’ordre de 22kg et le CEA estime que la quantité totale pourrait s’élever à près de 39kg.

La division de Marseille de l’ASN a procédé à une inspection sur l’ATPu le vendredi 9 octobre afin d’analyser cet incident. Cette inspection a permis de confirmer que le CEA avait connaissance de l’incident depuis le mois de juin 2009.

L’ASN a demandé une expertise de la situation à l’IRSN, son appui technique qui lui a rendu son avis ce jour.

L’ASN par décision du collège n° 2009-160 prise ce jour a suspendu les opérations de démantèlement dans l’installation et a soumis leur reprise à son accord préalable.

L’incident n’a eu aucune conséquence. Toutefois, la sous-estimation de la quantité de plutonium a conduit à réduire fortement les marges de sécurité prévues à la conception pour prévenir un accident de criticité**, dont les conséquences potentielles pour les travailleurs peuvent être importantes.

 

Voir la suite

 

* Une boîte à gants permet d’accéder de façon sécurisée à une enceinte de confinement dans laquelle est mise en œuvre de la matière nucléaire.
** Le risque de criticité est défini comme le risque de démarrage d’une réaction nucléaire en chaîne lorsqu’une masse de matière fissile trop importante est rassemblée au même endroit.


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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 19:00

Sur ARTE le mardi 13 octobre 2009 à 20:45 : Déchets, le cauchemar du nucléaire

La face cachée du nucléaire et son déficit démocratique à travers son point faible : les déchets radioactifs. Une vérité qui dérange.
Voici la bande annonce de cette émission prochaine :




N.B. On peut voir ce reportage encore pendant 7 jours sur ARTE
http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=2883866.html
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 12:52

GREENPEACE FRANCE 06-10-2009

Greenpeace France a commandité à un laboratoire indépendant, l’ACRO (Association pour le Contrôle Radioactivité dans l’Ouest) un rapport sur le Centre de Stockage de la Manche (CSM). Ce site regroupe des déchets nucléaires dits faiblement radioactifs entreposés entre 1969 et 1994. Le rapport de l’ACRO souligne la gestion scandaleuse de ces déchets.

Les nappes phréatiques autour du site sont contaminées. La structure d’entreposage s’effondre. Les déchets de longue vie sont stockés dans des conditions inadmissibles. Le CSM est une catastrophe environnementale et sanitaire, une menace permanente. Il est contaminé pour l’éternité, ne pourra jamais être banalisé.

 

Voir la suite

 

Voir aussi l'article décrivant le principe de ce type de site (Source : Science & Vie)

 

 

NdlR. Le centre de la Manche (CSM) est un centre géré par l'ANDRA de stockage de déchets radioactifs de faible et moyenne activité et de courte durée de vie (demi-vie inférieure à 30 ans). Situé sur la commune de Digulleville, en bordure de l'Usine de retraitement de la Hague d'Areva NC, il a été créé en 1969 et a réceptionné le dernier colis de déchet en 1994. Les déchets stockés de 1969 à 1994 comprennent environ 1 469 265 colis, correspondant à 527 225 m³, issus en grande partie de la production électronucléaire (centrales nucléaires et installations de l'amont et de l'aval du cycle du combustible nucléaire). Le réseau "Sortir du nucléaire" prétend aussi qu'il contiendrait plus de 100kg de plutonium disséminé, 200 tonnes d'uranium, des produits chimiques et des métaux lourds. cf rapport ACRO du 22 mai 2006 commandé par Greennpeace France.

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 12:03

TF1

22 000 hommes interviennent chaque année dans les zones les plus radioactives des centrales françaises. Un travail à haut risque qu'ils exercent dans conditions précaires. Enquête.

http://videos.tf1.fr/jt-20h/les-forcats-du-nucleaire-4746442.html


NdlR : Ceci confirme une fois de plus ce que nous dénoncions dans notre communiqué du 20 aout 2009 mis en ligne sur ce site :
"CAP21 est aussi très inquiet suite à la confirmation qu'apporte Le Canard Enchaîné du 15 juillet dernier de la continuation de la politique d'externalisation de la maintenance à des entreprises sous-traitantes. Ces intervenants extérieurs prennent des risques plus élevés, ne sont pas toujours formés et habilités (!) et ne bénéficient pas du même suivi dosimétrique d'exposition et du suivi médical du personnel titulaire EDF. Le Canard Enchaîné confirme ce qui a été déjà dénoncé dans l'ouvrage "Vers un Tchernobyl Français" d'E. Ouzounian en 2008 ou dans le précédent "Atomic Park" de J.-Ph.Desbordes en 2006." M.E.

 

Voir le communiqué de CAP21 du 20 Aout 2009
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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 10:00

COMMUNIQUE DELEGATION REGIONALE CAP21 NORD-PAS DE CALAIS

 20 Aout 2009

 

Le quotidien Le Monde du 19 aout 2009 indique que "Depuis le 9 août, une barre de combustible nucléaire est en suspens au-dessus du coeur du réacteur n° 1 de la centrale de Gravelines (Nord). Son exploitant, EDF, met actuellement au point un dispositif permettant de retirer sans dommage cet assemblage. Sorti aux trois quarts de son emplacement normal lors de la préparation d'opérations de déchargement du combustible, il joue les épées de Damoclès."

Cet incident ressemble beaucoup à celui qui s'est produit à la centrale du Tricastin (Vaucluse) (Cf schéma source : ASN) en septembre 2008. L'opérateur EDF se veut rassurant sur les conséquences éventuelles de la chute de l'assemblage. Néanmoins, en septembre 2008, l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) identifiait néanmoins les risques suivants :

"Dans la situation actuelle, une éventuelle chute des deux assemblages pourrait avoir deux conséquences : un risque de criticité, à savoir le déclenchement d'une réaction en chaîne incontrôlée, et un risque de relâchement à l'intérieur et à l'extérieur de la centrale de produits de fission gazeux."

 

Face à cet incident, l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a procédé à une inspection le 10 aout 2009 et a produit un rapport daté du 14 aout 2009 contenant pas moins de 13 demandes d'actions correctives. Cette inspection a mis en évidence, si on prend référence sur ce rapport des dysfonctionnements dans l'organisation de l'exploitation par rapport à la prise en compte de la sûreté.

Des défaillances ont ainsi été constatées concernant la transmission d'informations critiques aux opérateurs en salle de commande et il s'avère que le retour d'expérience de l'incident similaire survenu à Tricastin n'a pas été complètement intégré, ni par les opérateurs, ni par l'encadrement de la centrale.


CAP21 s'interroge donc sur l'exploitation des centrales nucléaires par  EDF et est préoccupé par la conjonction de ces incidents répétés et l'exigence intrinsèque de rigueur pour l'exploitation des centrales nucléaires.

CAP21 rappelle en outre sa préoccupation suite à la volonté de l'exploitant de prolonger la vie des centrales nucléaires du parc français alors que l'on ne connaît que mal les effets du vieillissement des cuves de réacteur et autres équipements due à l'activité neutronique.

CAP21 est aussi très inquiet suite à la confirmation qu'apporte Le Canard Enchaîné du 15 juillet dernier de la continuation de la politique d'externalisation de la maintenance à des entreprises sous-traitantes. Ces intervenants extérieurs prennent des risques plus élevés, ne sont pas toujours formés et habilités (!) et ne bénéficient pas du même suivi dosimétrique d'exposition et du suivi médical du personnel titulaire EDF. Le Canard Enchaîné confirme ce qui a été déjà dénoncé dans l'ouvrage "Vers un Tchernobyl Français" d'E. Ouzounian en 2008 ou dans le précédent "Atomic Park" de J.-Ph.Desbordes en 2006.

En conclusion, CAP21 pose la question que de nombreux citoyens se posent :

Entre l'impératif de sécurité, qui passe par la formation et la rigueur dans la sûreté nucléaire et l'objectif d'amélioration de la rentabilité au profit de l'actionnaire, EDF entame-t-elle un glissement dangereux non-avoué sur un chemin qui peut mener un jour à un accident majeur ?

Michel EYRAUD, délégué régional CAP21 Nord-Pas de Calais

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 08:45
RESEAU SORTIR DU NUCLEAIRE

Décryptage de l’émission "C dans l’air" du 2 juillet 2009

Une émission à la gloire de l’industrie nucléaire. L’émission est visionnable en ligne sur le site de France 5 :

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php ?page=resume&id_rubrique=1196

 

Les invités :

- Jacques Percebois - Economiste (radicalement pronucléaire)

- Marie-Jeanne Husset - Directrice de la rédaction du mensuel 60 millions de consommateurs.
- Daniel Bour - Président de Sunnco.

- Christian Cachat - Président-directeur général de Rewatt

Animation par Yves Calvi.

Le document ci-dessous reprend les propos et éléments essentiels de l’émission. Les commentaires du Réseau "Sortir du nucléaire" sont précédés du symbole *

Le jeudi 2 juillet 2009, l’émission "C dans l’air", diffusée par France 5, était titrée "EDF, quelle énergie pour demain ?" et largement consacrée au nucléaire… ou plus exactement à la promotion du nucléaire. L’introduction de Yves Calvi a d’ailleurs tout de suite donné le ton :

Yves Calvi : "Les français viennent de montrer qu’ils ont confiance en EDF comme en atteste l’énorme succès du dernier emprunt, un succès largement fondé sur le nucléaire, dont les déchets continuent pourtant d’inquiéter, et de poser des problèmes à très long terme, même s’ils sont stockés sérieusement"

* Première affirmation gratuite : l’emprunt EDF serait un "énorme succès". Pourtant, seules 210 000 personnes (sur environ 40 millions d’adultes vivant en France) ont souscrit. Qui plus est, cet emprunt est un "succès" non pour EDF mais… pour ces souscripteurs, qui vont toucher des intérêts confortables, lesquels vont par contre être payés par tous les usagers. Mais ces quelques "détails" n’ont pas effleuré le journaliste.

 

 

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 07:00

ACTU ENVIRONNEMENT

En 2030, la France devra gérer deux fois plus de déchets radioactifs qu’aujourd’hui.

Selon le dernier inventaire publié par l’Andra, 1,1 million de déchets radioactifs tout type confondu est présent sur le sol français à l’heure actuelle. Ce volume doublera d’ici 2030 ce qui pousse l’Andra à prévoir de nouveaux centres de stockage.

Conformément à la loi du 30 décembre 1991, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) réalise un inventaire complet des déchets radioactifs présents sur le territoire français sur la base des déclarations des producteurs. Le dernier en date, relatif à la situation au 31 décembre 2007, vient d’être publié par l’agence. Au total, cette édition comptabilise 1,153 million de m3 de déchets.


Outre l’industrie électronucléaire (62%), ces déchets ont pour origine la recherche et la défense (17% chacun), l’industrie non électronucléaire (3%) et le médical (1%) soit au total un millier de producteurs. 69% de ces déchets sont de Faible et Moyenne Activité à vie courte1 (FMA-VC), 20,1% de Très Faible Activité (TFA), 7,2% de Faible Activité à Vie Longue (FA-VL), 3,6% de Moyenne Activité à Vie Longue (MA-VL), 0,2% de Haute Activité (HA) et 0,1% « non définis ».

 

Voir la suite


Voir aussi : Développement du nucléaire : la question des déchets n'est toujours pas réglée

 

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Partenariats

CAP21 Nord Pas-de-Calais participe aux collectifs  régionaux :

- Sortir du Nucléaire,

- Contre l'exploitation des gaz de couche.

  • A Lille au Collectif "Place aux piétons et pour la mobilité douce"  pour une piétonnisation de la Grand Place de Lille dans un contexte de mobilité incitant à l'utilisation de transports doux (marche, vélo,...).
  • A Lesquin au Collectif "Lesquin Objectif 0,6" dans le cadre d'un combat des habitants pour une meilleure protection vis à vis des ondes électromagnétiques.

 

Lecture recommandée

CAP21 NORD PAS DE CALAIS vous incite à lire ces revues de grande qualité :

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Alternatives Economiques