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Revue de presse

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Sites à utiliser ... sans retenue

Corinne Lepage présente sa campagne présidentielle et ses propositions sur le site www.corinnelepage.fr et a créé aussi le site "à vos droits citoyens" avec 10 propositions mises en débat pour renouveler notre constitution et donc le fonctionnement de notre démocratie www.avosdroitscitoyens.fr

Le site sur les gaz non conventionnels et les risques liés à leur exploitation créé par CAP21 : http://deleaudanslegaz.com

23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 07:00

Prévention de la contamination en cas d'accident nucléaire

Ce message concerne en particulier les résidents de Gravelines,  de l'agglomération dunkerquoise et de la Flandre maritime dans un rayon de 10 km de la centrale nucléaire.

La quatrième campagne de distribution de comprimés d'iode en France est lancée. Depuis le 15 juin 2009, 400 000 Français vivant à proximité d'une centrale nucléaire sont invités à retirer leur boîte de comprimés chez leur pharmacien.

Organisée par le Ministère de l'Intérieur, le Ministère de la Santé et l'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN), cette campagne de prévention se déroulera sur six mois. Chaque foyer vivant dans un périmètre de 10 km autour de l'une des 19 centrales nucléaires françaises recevra une lettre des pouvoirs publics l'invitant à retirer sa boîte de comprimés d'iode dans une pharmacie participant à l'opération.

Les comprimés d'iode stable (iodure de potassium) permettent de protéger la thyroïde. En cas d'accident nucléaire, de l'iode radioactif pourrait être rejeté dans l'atmosphère. Inhalé ou ingéré, il pourrait accroître le risque d'apparition de cancer de la thyroïde. En saturant cet organe avant le rejet, l'iode stable évite la fixation de l'iode radioactif, limitant ainsi notablement son impact sanitaire. L'ingestion d'iode stable doit être combinée à d'autres actions de protection telles que la mise à l'abri, les restrictions alimentaires et l'évacuation.

Au lieu de 130 mg d'iode comme lors des campagnes précédents, les nouveaux comprimés ne contiennent que 65 mg d'iode. "Ce nouveau dosage correspond à une harmonisation européenne, c'est le même qui est en vigueur en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne et en Suisse" a indiqué un porte-parole de l'ASN.

Cette opération de sensibilisation concerne 400 000 foyers et 2000 établissements répartis sur 490 communes françaises.


Source : Communiqué de presse ASN, juin 2009

 

Que penser des pastilles d'iode ? d'après l'association Global Chance

Nous avons tous entendu parler de la nécessité de prendre des pastilles d'iode en cas d'accident nucléaire avec dispersion de radioactivité. La prise d'iode stable pour saturer la thyroïde et éviter qu'elle ne fixe l'iode radioactif (Iode 131) relâché en cas d'accident et très volatil, fait partie de l'arsenal de protection des populations. Mais cette politique a quelques limites :

- Tout d'abord, seuls les habitants du périmètre des 10 km autour des sites sont sensés en disposer de pastilles
chez eux. La plupart ne sont cependant jamais allé les chercher. .. ;

- Des stocks de pastilles d'iode sont accessibles dans les pharmacies mais ne seront distribués que sur ordre des autorités. On imagine la panique et les queues devant les officines assez aisément. .. Espérons qu'un accident n'ait pas le mauvais goût d'intervenir en août. .. ;
- Le moment et la dose adéquate seraient probablement difficilement respecté or ce sont des paramètres importants et les surdosages sont potentiellement nocifs.

- Enfin, et surtout, l'iode ne protège finalement que la thyroïde de l'iode 131... en cas d'accident de nombreux autres radioéléments seront dispersés dans l'environnement.

 

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 15:54

COMMUNIQUE


Changements climatiques, raréfaction des ressources, crise pétrolière, libéralisation des marchés de l'électricité et du gaz, la question des services énergétiques est au coeur de nos sociétés. Elle constitue également un des enjeux majeurs du 21ème siècle.
Et si le sujet est aujourd’hui au coeur de l’actualité et de l’agenda politique, il reste certains tabous qui échappent au débat public et démocratique. C’est notamment le cas du nucléaire et plus particulièrement du programme EPR, que le gouvernement est en train d’avaliser en présentant au Parlement la programmation pluriannuelle des investissements (PPI). Prise en dépit du bon sens et au mépris de la démocratie, cette programmation n'est pas la réponse aux enjeux graves auxquels nous devons faire face.

L'annonce de la construction d'un 2ème EPR à Penly, faite par Nicolas Sarkozy le 30 janvier dernier, est un véritable déni de démocratie. Aucun débat public, pas de consultation, censure dans le cadre du grenelle de l’environnement, le parlement et le ministre de l’Energie court-circuités. Le président de la République persiste à décider seul, alors que l'énergie doit être une affaire de citoyens.

L'EPR ne répond pas aux besoins énergétiques de la France. Notre pays est déjà en surproduction électrique et n'a pas besoin de nouvelles centrales. Les nouveaux réacteurs EPR vont en fait augmenter les exportations d'électricité, déjà très importantes. Le risque et les déchets resteront quant à eux en France. En outre, l'EPR n'est qu'une vitrine commerciale pour vendre des réacteurs à l'étranger.

Faire le choix d'un programme EPR, c'est tourner le dos aux exigences actuelles de sobriété et d'efficacité énergétique et se mettre en totale contradiction avec les engagements, pourtant bien insuffisants, du Grenelle de l'environnement. Celui-ci prévoyait une baisse des consommations énergétiques et le développement des énergies renouvelables, tout en laissant de côté la question épineuse du nucléaire. On voit aujourd'hui quelle voie le gouvernement a choisi... Augmenter la production d'électricité nous enferme dans la logique qui a prévalu jusqu'à présent : pas de maîtrise de l'énergie, les renouvelables reléguées au second plan.

L'EPR n’est pas une solution pour lutter contre les changements climatiques. Au niveau mondial, le nucléaire ne représente que 2 à 3% de la consommation finale d'énergie. Selon l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), même en triplant le nombre de réacteurs d'ici 2050, c'est-à-dire en construisant 30 réacteurs par an, on ne réduirait que de 6% les émissions de gaz à effet de serre.

L'EPR ne répond pas à la crise économique. Il s'agit d'un projet coûteux (4 à 5 milliards d'euros) qui dépasse largement les prévisions initiales et qui ne tient pas compte du coût de la gestion des déchets et du démantèlement. Les énergies renouvelables et la maîtrise de l'énergie sont bien plus créatrices d'emplois et
porteuses d'avenir. Des études confiées à des cabinets indépendants ont montré qu'à investissement équivalent, un programme éolien produirait deux fois plus d'électricité et créerait près de 5 fois plus d'emplois stables.
Enfin, l'EPR ne répond pas aux problèmes du nucléaire: risque, déchets, prolifération. Pire, il les aggrave !

En effet, les déchets qui seront produits par l'EPR seront beaucoup plus dangereux que ceux produits actuellement.

Pour toutes ces raisons, nous, associations, partis politiques et syndicats nous prononçons, collectivement, contre le programme EPR et demandons son arrêt immédiat, ainsi que l'organisation d'un réel débat démocratique sur l'avenir de la filière nucléaire française.

Paris, le 12 juin 2009


Signataires :  Agir pour l'environnement, ATTAC, CAP21, Greenpeace, Les Alternatifs, Les Amis de la Terre,
Les Verts, NPA, Parti de Gauche, Réseau Sortir du nucléaire, Solidaires.

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 15:42

LE MONDE

Le choix nucléaire, erreur historique, par Corinne Lepage

François Fillon, lors de sa visite au Tricastin, a qualifié de chance historique le choix nucléaire de la France. Il s'agit plutôt d'une erreur historique, car la situation de 2009 n'a rien à voir avec celle de 1973, mais les conséquences pour notre pays, en termes de responsabilité internationale, risquent d'être historiques.......

 

 

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NdlR Nous rappelons notre position qui est celle du refus de la prolongation de la politique énergétique de la France qui se base sur une production d'électricité d'origine nucléaire pour 80 %. Notre souhait d'une rupture technologique et d'une transition volontariste vers les sources d'énergie renouvelables( solaire, éolien, géothermie, biomasse) se base sur six considérations majeures :

- La sûreté de fonctionnement des centrales qui est fragilisée par le problème de changement de génération de personnel opérateur, par le transfert vers la sous-traitance de plus en plus généralisée des opérations de maintenance, par la prolongation de vie des centrales dont des organes vitaux sont soumis à un vieillissement problématique, pour ne citer que quelques causes.

- Le devenir des déchets radioactifs de longue durée de vie et la vulnérabilité du site de la Hague face à différents risques naturels ou de malveillance.

- La vulnérabilité des centrales aux risques d'attentat, mais aussi de séisme ou même d'inondation dans certains cas.

- Le coût de revient complet de l'électricité produite par cette technologie ( construction + exploitation + déconstruction/décontamination +...) qui grimpe d'année en année régulièrement et qui va encore croître avec la génération EPR.

- Le montant des investissement prévu pour la nouvelle génération de centrales va tarir toute possibilité d'engagement volontariste de fonds substantiels pour développer l'emploi des sources d'énergie renouvelables et ainsi nous risquons de perdre une bataille industrielle décisive en Europe.

- Les risques de vols et trafic de matériaux combustibles détournés à des fins de réalisation de "bombes sales" à partir du moment ou la production nucléaire d'electricité se généralise dans des pays instables politiquement et rongés de l'intérieur par des mouvements extrémistes.

M.E.

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 07:00

NdlR. Nous révèlons ici une analyse fouillée parue dans le supplément mensuel Enjeux du quotidien économique Les Echos. Bien sûr, ceci est une pièce à ajouter au dossier du nucléaire et celà ne veut pas dire que nous adhérons à tous les aspects de cette analyse. Il faudrait bien sûr revenir sur de nombreux aspects de sûreté, de risque de prolifération, de devenir des déchets nucléaires à longue activité, de vieillissement du parc de réacteurs, etc... M.E.

Le premier EPR français va coûter 4 milliards d'euros, au lieu des 3,3 milliards prévus et le second encore davantage. Résultat, le prix du mégawattheure nucléaire pourrait passer de moins de 30 euros aujourd'hui à près de 60 euros. Toujours compétitif ?

La retraite, la vraie ? Elle attendra ! Pour l'heure, l'agenda de Bertrand Barré, 67 ans, donnerait le tournis à bien des cadres actifs: colloques, écriture de livres de vulgarisation, enseignement, animation d'un site Internet s'y succèdent à un rythme soutenu. Sans oublier, bien sûr, les sessions de formation dispensées pour le compte d'Areva, où cet ancien responsable du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) conserve un poste de conseiller scientifique. Car Bertrand Barré ne raterait pour rien au monde une occasion d'aller disserter sur son sujet favori: l'énergie nucléaire et son importance dans l'équilibre énergétique de la planète. Rarement son sens de la pédagogie aura été autant sollicité: après vingt bonnes années de purgatoire, l'atome retrouve aujourd'hui un véritable état de grâce.

....

 

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Voir aussi notre article à propos du rapport d'analyse de l'association Global Chance

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 12:29

 
Cette vidéo a été réalisée le 28 mars 2009 lors de la rencontre des associations militant contre le projet de réacteur nucléaire EPR à Penly en Normandie. Corinne Lepage y évoque les problèmes posés par l'extraction de l'uranium dans les pays du Sud, l'absence de transparence en matière épidémiologique pour l'extraction de l'Uranium comme pour l'exploitation des centrales nucléaires en France ou encore pour connaître les vrais chiffres de mortalité de la catastrophe de Tchernobyl. Puis elle y aborde le débat sur la rentabilité réelle de la production d'électricité par le nucléaire.
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Published by Corinne Lepage - dans Nucléaire
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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 08:48

Même si c'était souhaitable, il serait intéressant de se pencher sur la faisabilité de la construction prochaine de tous les réacteurs nucléaires civils promis. Courrier International  fait partager cette étude de la World Nuclear Association.

Selon les calculs de la World Nuclear Association, 237 nouveaux réacteurs sont attendus au cours des vingt et une prochaines années. Mais la filière nucléaire ne semble pas capable d'atteindre un tel objectif.

Présenter le nucléaire comme la panacée face aux émissions de gaz à effet de serre est une chose ; parvenir à construire les installations nécessaires pour atteindre cet objectif en est une autre. Dans ses "Perspectives sur les technologies de l’énergie 2008", l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a calculé que, pour parvenir à baisser de moitié le niveau des émissions entre 2010 et 2050, il faudrait construire 32 réacteurs chaque année durant cette période, soit quelque 1 280 unités. Avec, à terme, toujours selon l’AIE, une "économie" de CO2 de 6 %.


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NdlR : D’une manière plus globale, la question de l’énergie nucléaire doit être abordée de manière systémique en évaluant de manière objective les avantages et les risques sur l’ensemble du cycle et en intégrant l’ensemble des coûts en particulier ceux liés au démantèlement des centrales et traitement/stockage des déchets.
A l’heure où la relance du nucléaire en France devient un handicap majeur pour les investissements en direction de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, CAP21 réclame un Grenelle du nucléaire entre l’Etat, les acteurs économiques et la société civile pour poser sans tabous et de manière transparente le débat sur la stratégie nucléaire française.

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 08:48

Pour ceux qui ont vu l'émission "Pièces à conviction" animée par Elise Lucet sur FRANCE 3, mercredi 11 février, voici le communiqué qu'a rédigé la CRIIRAD à titre de complément d'information ou d'information pour ceux qui n'ont pas vu l'émission

M.E.

Communiqué CRIIRAD :

La CRIIRAD a apporté son appui scientifique à la réalisation de reportages pour un numéro de « Pièces à conviction » consacré aux déchets et pollutions laissées par l’exploitation des mines d’uranium.

Sous le titre « le scandale de la France contaminée », il doit être diffusé mercredi 11 février à 20h35 sur France 3.

Le sujet reprend plusieurs des études réalisées par le laboratoire de la CRIIRAD : à Saint-Priest-La-Prugne (site des Bois Noirs) dans la Loire, La Crouzille en Haute-Vienne, Gueugnon en Saône-et-Loire, Saint-Pierre dans le Cantal….

Nous espérons que cette émission permettra au grand public de prendre conscience de la nécessité de corriger de graves dysfonctionnements dont certains sont dénoncés par la CRIIRAD depuis plus de 15 ans : contamination des ressources en eau, des sols, de l’air ; réglementation laxiste et incohérente privilégiant les intérêts de l’industriel au détriment de la protection sanitaire ; législation inadaptée qui ne permet pas à la justice de condamner des pollutions pourtant avérées ;  dispositif d’autosurveillance totalement inadapté conduisant à cacher la réalité des contaminations ; revente de terrains contaminés ; expertises complaisantes réalisées par les différents laboratoires qui se sont succédés qu’ils soient associés à l’Etat (SCPRI, OPRI, IPSN, IRSN) ou privés (SUBATECH, ALGADE) ....la liste est longue et les exemples sont détaillés à travers les rapports de la CRIIRAD disponibles sur son site (www.criirad.org).

Il est urgent que les pouvoirs publics, les services officiels (Ministères, ASN, IRSN, DRIRE) et l’industriel (AREVA) interviennent.

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NdlR : Qu'est-ce que la CRIIRAD ? La CRIIRAD (Commission de  Recherche et d'Information Indépendantes  sur la Radioactivité) est une association à but non lucratif agréée pour la protection de l'environnement et est aussi un laboratoire d'analyse agréé par le Ministère de la Santé. Ses objectifs en résumé :

- contrôler et informer les populations sur les pollutions radioactives et les risques liés au nucléaire,
- veiller au maintien, à l'application et à l'amélioration des règles de contrôle et de radioprotection existantes,
- obtenir la mise en place de toutes mesures de protection sanitaire jugées nécessaires.

Sa spécificité est d'être indépendante des exploitants du nucléaire, de l'Etat et de tous partis politiques.Cette indépendance est possible grâce aux milliers d'adhérents qui soutiennent la CRIIRAD et lui permettent d'effectuer ses propres investigations.

 

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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 16:50

Corinne Lepage dans Actu-Environnement : La décision de construire un deuxième réacteur nucléaire de type EPR puis sans doute un troisième est lourde de conséquences pour l'économie française : un choix économique catastrophique !

En premier lieu il est illusoire de penser que la politique pro-nucléaire engagée depuis 1974 ait permis une plus grande efficacité énergétique de notre économie. Au contraire une étude réalisée par Yves Lenoir et Jean-Pierre Orfeuil publiée dans Science et Vie en 1988 montrait que le programme électro-nucléaire avait été avant tout un formidable accélérateur de la consommation énergétique et électrique de la France.


Ainsi en un peu plus de trente ans la consommation d'électricité finale a été multipliée par trois ! En 1970, le secteur le plus consommateur d'électricité était l'industrie, sa part étant alors de plus de 50%, tandis que le résidentiel-tertiaire consommait environ 35 % de l'électricité finale. Entre 1970 et 2006, la consommation d'électricité du résidentiel-tertiaire a augmenté beaucoup plus vite que celle de l'industrie, avec un rythme moyen de croissance annuel de 5,4%, contre seulement 2% pour l'industrie, de telle sorte qu'en 2006, le résidentiel-tertiaire consomme deux fois plus d'électricité que l'industrie, avec une part de 65% contre 30% pour l'industrie. Cette forte augmentation de la consommation d'électricité du résidentiel-tertiaire est notamment liée au fort développement du chauffage électrique en France, une particularité française par rapport à bon nombre de nos voisins européens.





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Lire aussi le point de vue de l'association de scientifiques français Global Chance site : www.globalchance.org

Télécharger leur rapport "Nucléaire : La grande illusion. Promesses, déboires et menaces"
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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 10:49

EPR à Penly : une vision passéiste, une catastrophe économique

La décision de relancer le nucléaire, sans concertation et sans évaluation, est contraire à l'esprit et à la lettre du Grenelle de l'environnement. Elle risque de privilégier une consommation électrique tous azimuts, au détriment des objectifs communautaires en matière d'efficacité énergétique et d'énergies renouvelables et constitue une aberration économique.

Pour Corinne LEPAGE, présidente de CAP21 et vice-présidente du Mouvement Démocrate, le retour au tout nucléaire et à une politique du passage en force qui a caractérisé la mise en place du programme électronucléaire dans les années 70 tourne en tout point le dos à une vraie politique de développement durable et rend en réalité impossible la réalisation effective de la loi Grenelle. En effet, les décisions de construction d’un nouveau réacteur EPR en Seine Maritime et les réflexions autour d’un troisième EPR aboutissent à augmenter considérablement l'offre d’électricité et rendent totalement virtuel l'objectif de 23% d'énergies renouvelables en 2020 et de 20% d'efficacité énergétique à cette date.


En effet, pour vendre son courant, qui ne se stocke pas, et amortir le coût faramineux de réalisation des EPR (le prototype finlandais avoisine les 5 milliards d'euros), les exploitants, aidés bien entendu par les pouvoirs publics, vont devoir favoriser la consommation électrique, c'est-à-dire continuer à promouvoir le chauffage électrique et lutter contre l'efficacité énergétique.


Ils ont d'ailleurs commencé très activement à le faire avec l'amendement Ollier, pour éviter que les objectifs d'efficacité énergétique dans les bâtiments soient applicables aux bâtiments chauffés à l'énergie électrique d'origine nucléaire. Ils vont continuer en essayant de dissuader le législateur d'abord, les consommateurs ensuite, de construire des bâtiments à énergie positive a fortiori à énergie passive et d'investir dans l'isolation. C'est le secteur du BTP, celui des matériaux intelligents qui est menacé.


Et pour que l'énergie nucléaire soit vendue, il faut évidemment qu'elle n'ait pas de concurrents. Il est donc impératif de détruire le frémissement de développement de l'énergie éolienne et de tuer dans l'œuf l'essor d'une énergie solaire alors que des projets de mise en réseau des parcs éoliens offshore de la mer du nord et de mise en réseau de centrales solaires à concentration en Europe du sud: Portugal, Espagne, Italie, Grèce etc.) ouvrent des perspectives particulièrement intéressantes. D'où la bronca orchestrée contre l'énergie éolienne et la baisse de tarif de rachat de l'électricité solaire dans le tertiaire pour tuer la rentabilité des projets qui étaient en cours. Il s’agit là d’une véritable aberration économique : le chauffage électrique est, économiquement et techniquement, une cause d'importation de courant de pointe au prix fort.


Pour imposer ce passage en force, il va de soi qu'il n'est pas possible d'appliquer les nouveaux modes de rationalité économique promus par le Grenelle, ni de suivre, dans l'esprit et dans les textes, les procédures de concertation, de participation prévues au niveau communautaire et transcrites dans les lois Grenelle.


Ainsi, le modèle économique que construit cette orientation tourne délibérément le dos à tout l'effort mené dans le cadre du Grenelle et aux politiques suivies par les autres pays du monde, à commencer par les Etats-Unis, il tourne le dos aussi à l’expression des Français peu enclins au développement du nucléaire dans notre Pays.


Pour Eric DELHAYE, président délégué de CAP21 et membre du bureau national du Modem, l’Etat consolide le modèle centralisateur de la production électrique au lieu de promouvoir la relocalisation d’une partie de la production par les énergies renouvelables, source de croissance et d’emplois pour les territoires ruraux et la frange littorale. Au lieu du New Deal écologique qui favorise une économie d’initiative, Nicolas Sarkozy engage aujourd’hui notre pays dans un New Deal nucléaire et retourne trente ans en arrière.


Son plan de relance qui consacre l’automobile et le nucléaire ruine le développement d’une puissante industrie française de l'électricité renouvelable alors que son activité ne nécessite aucun préalable scientifique et technique coûteux, pose peu de problème d'acceptabilité, offre une rentabilité garantie en amélioration constante, revitalise les territoires à l’écart des grandes dynamiques urbaines.


Malheureusement, une fois encore, pour des raisons idéologiques, la religion du nucléaire, notre pays se trompe d'époque, se trompe de choix industriels et pour satisfaire nos champions hexagonaux des lobbies, désormais tous rassemblés, condamne à mort les éco-industries du XXIème siècle qui avaient cru que le Grenelle leur ouvrait une nouvelle voie.


Eric DELHAYE


Président délégué de CAP21



Voir aussi le point de vue des partis d'opposition (Libération)
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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 08:05

CAP21 s'interroge sur la fiabilité du contrôle des rejets radioactifs dans l'environnement

Suite à l'information donnée par le Réseau Sortir du Nucléaire sur la défaillance généralisée des mesures de rejets radioactifs dans l'environnement opérées par les laboratoires des centrales nucléaires, Eric Delhaye, président délégué de CAP21, parti écologiste présidé par l'ancienne ministre Corinne Lepage demande à Jean-Louis Borloo de bien vouloir donner l'information la plus exhaustive et la plus transparente possible sur les dysfonctionnements relevés par l'Autorité de Surêté Nucléaire (ASN) dans les installations actuelles et de préciser les mesures que l'Etat entend mettre en oeuvre pour garantir la fiabilité des systèmes de contrôle des rejets radioactifs en France. Le cumul des incidents rencontrés ces derniers mois ne peut qu'entâcher la confiance de l'opinion publique sur la sécurité du nucléaire.


Eric Delhaye
Président délégué de CAP21


Voici le communiqué du Réseau "Sortir du nucléaire" du lundi 12 janvier 2009 :

Scandale de très grande ampleur dans le nucléaire français

- Défaillance généralisée des mesures de rejets radioactifs dans l'environnement : les laboratoires de toutes les centrales nucléaires EDF ont perdu leurs agréments !

- Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande à M Borloo des explications immédiates

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rend publique aujourd'hui une information de la plus grande importance et qui doit interpeller la totalité des citoyens français, menacés de façon chronique par les rejets radioactifs liquides et gazeux opérés dans l'environnement par les installations nucléaires.

Les laboratoires de toutes les centrales nucléaires françaises, censés faire en continu des mesures autour des installations en question, sont défaillants : leurs agréments sont actuellement suspendus ou refusés par le biais de quatre Décisions de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), datées du 16 décembre 2008.

Voir la suite sur le site du Réseau "Sortir du nucléaire"

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Partenariats

CAP21 Nord Pas-de-Calais participe aux collectifs  régionaux :

- Sortir du Nucléaire,

- Contre l'exploitation des gaz de couche.

  • A Lille au Collectif "Place aux piétons et pour la mobilité douce"  pour une piétonnisation de la Grand Place de Lille dans un contexte de mobilité incitant à l'utilisation de transports doux (marche, vélo,...).
  • A Lesquin au Collectif "Lesquin Objectif 0,6" dans le cadre d'un combat des habitants pour une meilleure protection vis à vis des ondes électromagnétiques.

 

Lecture recommandée

CAP21 NORD PAS DE CALAIS vous incite à lire ces revues de grande qualité :

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Alternatives Economiques