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Revue de presse

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Sites à utiliser ... sans retenue

Corinne Lepage présente sa campagne présidentielle et ses propositions sur le site www.corinnelepage.fr et a créé aussi le site "à vos droits citoyens" avec 10 propositions mises en débat pour renouveler notre constitution et donc le fonctionnement de notre démocratie www.avosdroitscitoyens.fr

Le site sur les gaz non conventionnels et les risques liés à leur exploitation créé par CAP21 : http://deleaudanslegaz.com

8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 08:55

Contrairement à ce que les médias laissent entendre, les températures atteintes ces derniers jours ne sont en rien "anormales".Ce vieux graphique retrouvé dans les archives de la Météorologie Nationale (aujourd'hui Météo France) montre clairement que dans la proche banlieue de Paris (Le Parc Saint Maur) la température peut aller pour cette période de -15°C à +15°C.

Mais voilà le système de production français d'électricité est dépassé par une demande qu'il a lui même voulu forte .... M.E.

 

Voici donc l'analyse de l'Expansion :

Premier exportateur d'électricité en Europe, la France importe de plus en plus d'électricité pendant les périodes de grand froid, le parc nucléaire étant mal adapté pour faire face à ces pics de consommation. Explications.

Premier exportateur d'électricité en Europe, la France importe depuis 2001 de plus en plus d'électricité pendant les périodes de grand froid, le parc nucléaire étant mal adapté pour faire face à ces pics de consommation. Jusqu'en 2004, ce n'était le cas que quelques jours par an, mais le phénomène s'est fortement accéléré. Ainsi en 2007, la France a été importatrice d'électricité pendant 20 jours. De janvier à octobre 2008, pendant six jours.


Un constat paradoxal car la France est, en moyenne annuelle, le premier exportateur européen d'électricité grâce à son parc de 58 réacteurs nucléaires, le plus important du monde après les Etats-Unis. En 2007, les exportations nettes de la France se sont élevées à 55,5 terawattheure (TWh), soit 12% de sa consommation annuelle, destinés principalement à l'Italie, la Suisse, la Belgique, l'Espagne ou la Grande-Bretagne.


En cas de grand froid, la logique s'inverse en raison des bonds réalisés par la consommation française, très sensible aux baisses de température. Cette situation est notamment due au fort équipement des Français en chauffage électrique. Développé en même temps que le parc nucléaire français, ce mode de chauffage consomme désormais 7% de l'électricité hexagonale.


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Published by L'Expansion-AFP - dans Nucléaire
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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 07:00

Une étude - commanditée par le Groupe des Verts/ALE au Parlement européen et présentée aujourd'hui à la presse à Bruxelles - met en évidence la réalité du secteur nucléaire en France, derrière l'image reluisante véhiculée par l'industrie nucléaire française. Les Verts/ALE se demandent si ce secteur marche aussi bien que le gouvernement Sarkozy-Fillon le prétend; s'il est aussi propre et peu coûteux. Ils considèrent qu'avec la montée apparente du nucléaire dans l'UE et au-delà de ses frontières, il n'est pas inutile de regarder le modèle français de plus près.

 

Marie Anne Isler Béguin, eurodéputée française du Groupe des Verts/ALE en présence de Mycle Schneider, auteur de l'étude "Le nucléaire en France, au-delà du mythe" s'est ainsi exprimée lors de la conférence de presse de présentation de l'étude :

 

"Quelles sont les réalités du nucléaire en France? Quels sont les liens entre le civil et le militaire? Lorsque Monsieur Sarkozy endosse le costume du VRP du nucléaire en Afrique ou au Moyen Orient, est-il au courant des conséquences en terme de prolifération?

 

Tous les jours, naissent de nouveaux projets de mise en route de réacteurs dans le monde entier, que ce soit en Afrique du Sud, en Afrique du Nord, en Turquie ou en Pologne. Dans tous ces pays, on se réfère au modèle français, mais quels sont les critères qui justifient que la France soit un modèle pour une politique énergétique?

Est-ce que ce système nucléaire français fournit des services énergétiques à tous les français de façon à les rendre indépendants des importations de carburants fossiles et sur lequel ils peuvent compter?
Est-ce basé sur une prise de décision démocratique avec approbation du public? Sur l'indépendance par rapport au carburant fossile, que est l'état des lieux? En 2007, 77% de l'électricité française a été produite par le nucléaire, ce qui ne représente qu'une part de 16% si on la considère par rapport à l'énergie totale consommée. Presque 3/4 de cette énergie est donc produite par les carburants fossiles et la moitié par le pétrole.

 

De fait, la France a une consommation de pétrole plus élevée par habitant que l'Allemagne ou l'Italie qui, après Tchernobyl, a décidé de renoncer au nucléaire. On ne peut donc pas dire que les objectifs de la France aient été atteints. Les centrales nucléaires sont à la base de l'augmentation importante de la consommation d'électricité. Est-ce que ce système est propre? Même s'il est vrai qu'à l'heure actuelle les émissions de gaz à effet de serre par habitant est plus basse en France que dans d'autres pays de l'UE, cette situation est stagnante depuis 1990 et les chiffres provisoires pour 2007 sont plus élevés de 10% par rapport à 1995.

 

Concernant les prix de l'électricité en France, il est légèrement moins élevé par rapport à la moyenne européenne, mais moins que cela a été annoncé. Mais ce n'est pas parce que le prix de l'électricité est bas que nous avons une facture énergétique basse. On se rend compte que la facture énergétique française pour 2007 est revenue au niveau atteint au début des années 1990. Enfin, lorsque l'on observe les ménages, deux millions d'entres eux bénéficient de tarifs préférentiels et nombreux sont ceux qui ne sont plus en mesure de payer leur factures".


- Télécharger l'étude complète (43 pages, format pdf, 1,7 Mo)

 

- Téléchager le résumé de l'étude (11 pages, format pdf, 828 Ko)

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Published by Réseau Sortir du Nucléaire - dans Nucléaire
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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 10:50

L'association française Global Chance vient de sortir un nouveau cahier, le numéro 25, intitulé "Nucléaire : La grande illusion. Promesses, déboires et menaces"

Dans un contexte de prix élevés du pétrole (mais aussi du gaz et du charbon) et de préoccupations de plus en plus lourdes et précises concernant le réchauffement climatique, la présidence française de l’Union Européenne de juillet à décembre 2008 semble bien décidée à tout faire pour imposer à ses partenaires européens l’idée de la nécessité absolue d’une relance massive de l’énergie nucléaire, au grand bénéfice de l’industrie hexagonale. Nicolas Sarkozy en fait un point essentiel du « paquet climat énergie » dont il compte bien achever la négociation avant la fin de son mandat. Il reçoit dans cette initiative controversée en Europe un appui remarqué de l’actuel président de la Commission.

Plus généralement, le président français a entrepris une véritable croisade internationale sur ce thème, en particulier vis-à-vis des pays du pourtour de la Méditerranée, pour leur proposer une coopération active avec l’industrie et le gouvernement français, au Maroc, en Algérie, etc, en arguant des vertus d’une telle coopération dans la lutte contre le terrorisme.

Il s’appuie pour ce faire sur la réputation mondiale qu’a acquis à grand renfort de communication la France et son industrie dans ce domaine à travers un discours qui exalte l’indépendance énergétique et les performances économiques qu’apporte une production massive d’électricité nucléaire à son système énergétique, tout en lui assurant une innocuité environnementale, une sûreté, une sécurité et une pérennité exemplaires…

Ce discours, construit au fil de décennies par les gouvernements français de droite comme de gauche et le lobby nucléaire qui leur est intimement lié, a réussi à s’imposer dans une France qui se caractérise par la faiblesse de son expertise indépendante, faiblesse délibérément entretenue par des pouvoirs publics et des « élites » qui préfèrent le confort d’un consensus quasi religieux au débat qu’entraînerait inéluctablement une évaluation indépendante sans tabou.

C’est sur cette auto-proclamation des vertus de l’énergie nucléaire et de l’exemplarité de l’expérience française que compte le président français pour emporter la conviction d’Européens très divisés sur ces questions.

Il a donc paru particulièrement important à notre association Global Chance, qui compte parmi ses membres plusieurs des rares experts indépendants français sur le nucléaire et dont la pertinence des analyses dans les domaines de l’énergie et de l’environnement est appréciée en France et au-delà de nos frontières, de mettre à disposition des décideurs européens et des citoyens une analyse critique factuelle de l’expérience française pour inscrire dans une perspective plus réaliste l’illusion « du paradis nucléaire sur terre » que cherche à imposer la France à ses partenaires européens.

Global Chance souhaite en effet alerter l’opinion internationale sur le caractère largement illusoire que représenterait un plan de relance massif du nucléaire au niveau international et européen pour répondre aux défis du développement et d’environnement.

Dans une première partie, nous nous interrogeons sur la capacité d’un tel plan de relance, à supposer qu’il ne rencontre ni obstacle technique, ni obstacle économique, ni obstacle politique, à apporter dans les délais nécessaires une contribution décisive aux objectifs sous jacents au « paquet énergie climat » : la sécurité énergétique de l’Europe et la réduction massive des émissions de gaz à effet de serre à court et moyen terme (20 à 30 % en 2020, 75 % en 2050).

Dans la seconde partie, à partir de l’exemple français, nous nous interrogeons sur la capacité de ses promoteurs à conduire industriellement et économiquement une telle relance et à en maîtriser les conséquences et les risques sur l’environnement, la paix, et la santé des citoyens.

Cette publication intervient à un moment où en France et quasiment pour la première fois, le mur du silence établi par les autorités autour des « incidents » plus ou moins graves qui émaillent la vie du nucléaire français se fissure. Dans le contexte créé par l’hypothèse de relance du nucléaire, la presse française s’est intéressée de plus près qu’à l’habitude aux divers incidents qui ont émaillé l’été (arrêt par l’Autorité de sûreté nucléaire du chantier de Flamanvile, pollution radioactive de la nappe phréatique du Tricastin, incendie dans l’EPR fi nlandais, etc.). Elle a redécouvert à cette occasion et l’opinion avec elle, l’opacité qui recouvre l’ensemble de la gestion des risques inhérents au nucléaire en France et le mépris des citoyens qu’elle implique.

C’est une raison supplémentaire pour mettre largement à la disposition du public et des décideurs ce dossier que nous avons nommé « Nucléaire, la grande illusion ».

 

Télécharger ici  : Numéro entier ou article par article via le Sommaire

(version papier disponible sur commande auprès de l’association, en adressant un chèque de 15 euros à Global Chance, 17 ter rue du Val, 92190 Meudon)

NdlR : Global Chance est une association de scientifiques et d’experts partageant la conviction qu’un développement mondial plus équilibré peut et doit résulter de la prise de conscience croissante des menaces qui pèsent sur l’environnement global.

Face à ces menaces, Global Chance met les compétences de ses membres au service d’une expertise publique multiple et contradictoire, afin d’identifier et de promouvoir des réponses collectives nouvelles et positives dans les domaines scientifique et technique, économique et financier, politique et règlementaire, social et culturel, et ce dans un esprit de solidarité Nord Sud, d’humanisme et de démocratie.

 

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Published by Global Chance - dans Nucléaire
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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 15:50

Avec une fuite d’iode radioactif, la Belgique connaît une situation de crise qui apparaît comme l’accident nucléaire le plus grave du pays. À l’instar de la France, le manque de réactivité dans la gestion de crise déclenche la polémique.

Le 25 août dernier, l’exploitant de l’Institut des RadioEléments (IRE) en Belgique a remarqué des rejets anormaux d’Iode 131 gazeux par une des cheminées du laboratoire médical. Situé à Fleurus dans le sud de la Belgique, cet institut isole, purifie et conditionne les principaux radionucléides utilisés en médecine nucléaire. Selon les informations transmises par l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN), l’équivalent belge de l’ASN en France, ce rejet a eu lieu à la suite d’un transfert d’effluents liquides entre deux cuves. La radioactivité rejetée dans l’environnement, estimée sur la base des dispositifs de prélèvement implantés sur le circuit d’extraction d’air, s’élèverait à 45 Gigabecquerels, ce qui a conduit l’AFCN a classé cet événement au niveau 3 de l’échelle internationale INES qui s’échelonne de 0 à 7.

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Published by F.Roussel, Actu Environnement - dans Nucléaire
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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 11:09

La filière nucléaire est-elle vraiment un système énergétique compatible avec le développement durable ? Ce petit calcul de "coin de table" en ordre de grandeur montre que le nucléaire ne peut pas servir d'alibi à la lutte contre le changement climatique, si tant est que l'on puisse encore réguler le climat.

Partons de la consommation énergétique annuelle d'un ménage type ayant un mode de vie auquel pourrait aspirer tout ménage de cette planète.

Prenons les hypothèses suivantes:

hypothèse 1 : un ménage type de deux personnes avec deux enfants habitant dans un logement de 100m2 et ayant deux voitures. La maison est équipée d'une machine à laver, d'un réfrigérateur-congélateur, d'un four électrique. Les deux voitures roulent 15000km par an chacune.

Rappel: la consommation d'une voiture est en gros de 1kWh par km parcourue. Nous pouvons ainsi comparer tous les usages de l'énergie.

hypothèse 2 : projetons nous en 2050 avec 9 milliards d'habitants et 2 milliards de ménages types.

Le nucléaire répond-il à ce besoin en tenant compte de son cycle industriel, de ses perspectives de déploiement, de la réticence des populations.

Une consommation d'énergie raisonnable se décompose comme suit:

électricité: 3000kWh

gaz (essentiellement chauffage): 25000kWh

voiture: 30000Kwh

Nous avons au total près de 60 000KWh ou encore 60MWh. Nous aurions alors une consommation mondiale de 120 000  millions de MWh.

Ce chiffre est un minorant car il faudrait rajouter la consommation d'énergie des objets consommés, de l'alimentation, bref, tout ce qui fait notre croissance économique  etc...

Il reste à effectuer les multiplications et divisions pour trouver combien de  réacteurs  il faudrait construire et  dans quel délai pour satisfaire les besoins énergétiques du monde en transports, chauffage, électricité.

Rappel: la puissance fournie par un réacteur est de l'ordre de 1500MW  avec  un rendement de 30% et fonctionnant 300 jours par an.  Chaque réacteur fournit alors une énergie de 3 millions de MWh.

Pour satisfaire cette demande mondiale minimum selon ces hypothèses, il faudrait donc construire sur la planète 40 000 réacteurs en 40 ans, soit  1000 par an, soit encore près de 3 par jour. Il est évident que cette source d'énergie n'est pas durable au sens de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, pour les raisons que je viens d'indiquer, mais aussi parce que les réserves d'uranium dépassent à peine ce délai.

 Les arguments consistant à dire que le nucléaire est une réponse à l'après-pétrole ou au réchauffement planétaire sont inconsistants.

Les élites politiques actuelles sont d'une malhonnêteté intellectuelle incroyable en se servant de l'environnement comme d'un alibi. Qu'ils aient au moins l'honnêteté de reconnaître que le choix du nucléaire est purement politique, qu'il relève d'un choix de politique industrielle dans le but de préserver le leadership de notre filière. On aura ainsi un débat plus clair.

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Published by Dominique Bied, CAP21 - dans Nucléaire
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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 10:57

Deux plaintes viennent de tomber coup sur coup sur la société Areva.

L’une émane du Réseau Sortir du Nucléaire, l’autre, de Greenpeace. Les deux organisations anti-nucléaire entendent bien profiter de l’engouement médiatique suscité par la fuite d’uranium de Tricastin, pour faire avancer leur cause : la sortie du nucléaire.

La fuite à l’usine  de Tricastin fait encore parler d’elle. Le 30 juillet, le réseau Sortir du nucléaire a déposé une plainte contre X pour  "exploitation en non-conformité à la réglementation d’une installation nucléaire de base et pollution des eaux", visant explicitement la société Areva et l’Autorité de sureté nucléaire. Le lendemain, l’ONG Greenpeace a fait de même, déposant deux plaintes auprès du parquet de Carpentras (Vaucluse) ; l’une contre la Socatri pour pollution de l’eau et l’autre contre sa maison mère Areva, pour abandon et dépôts illicites de déchets. Les deux ONG espèrent bénéficier de l’impact médiatique de "l’incident" du 7 juillet 2008, pour faire aboutir leurs requêtes. L’usine de Tricastin avait en effet déversé plus de 70 kg de déchets radioactifs dans le milieu naturel, polluant notamment  les eaux de surface aux alentours de l’installation nucléaire. L’émoi généralisé suscité par l’événement avait conduit le gouvernement à engager un plan de cartographie des nappes phréatiques situées aux environs d’une usine.  Voir article lié 

« Une valeur symbolique »

Motivé par la conduite d’une enquête poussée, qui « éclairera les conséquences de la fuite mais aussi l’origine des pollutions plus anciennes », Greenpeace espère que la responsabilité des entreprises « soit enfin reconnue juridiquement, et que des sanctions soient appliquées » Pour Frédéric Marillier, chargé de la campagne Energie-Nucléaire de Greenpeace, « il faut sortir le nucléaire de son opacité et de son impunité. » Le 18 juillet, une riveraine du site nucléaire avait déjà porté plainte contre X, dénonçant « un préjudice matériel et financier indéniable ».Un geste apprécié par les ONG. «On a tous notre rôle à jouer, notre plainte a aussi une valeur symbolique ». Sébastien Lhomme, porte parole de Sortir du nucléaire regrette que jusqu’ici, les plaintes déposées par le réseau n’aient jamais abouti. Mais il espère bien que cette fois-ci, portée par une opinion publique sensibilisée par les media, la plainte ne conduira pas à un non-lieu.

Voir aussi le commentaire de Corinne Lepage

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Published by Anne Farthouat, Novethic - dans Nucléaire
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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 08:14

par Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, responsable du laboratoire de la CRIIRAD.

Une centaine d'employés de la centrale nucléaire EDF du Tricastin (Drôme) ont été contaminés "sans gravité" par de la "poussière radioactive", d'après EDF. Il s'agit du 4e incident de ce type en 15 jours.

La Criirad a fait part de son inquiétude à la suite de cette découverte, quels sont les risques réels encourus ?

- Ce qui nous scandalise, c'est que les exploitants comme EDF et les autorités affirment que de telles contaminations n'auront pas d'impact sanitaire. Pour la Commission de recherche et d'information indépendante sur la Radioactivité (Criirad), toute dose de radioactivité supérieure à la normale présente un risque. Les effets possibles à long terme suite à de faibles doses de contamination sont encore peu visibles, donc mal connus.

Ce que la Criirad demande, c'est avant tout une déclaration d'accident du travail pour les employés d'EDF qui ont été exposés, afin que si une pathologie se déclare d'ici 10 , 20 ou 30 ans, ils puissent établir un lien entre cette pathologie et la contamination et que leurs droits soient reconnus. Nombreux sont ceux, déjà, qui ne parviennent pas à faire reconnaître le lien entre leur pathologie et un incident du même type qui se serait produit sur leur lieu de travail il y a des années de ça.

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Published by Lucile Bréhaut, Le Nouvel Observateur - dans Nucléaire
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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 07:22

Vers 09h30 ce matin, «un tuyau à l'intérieur du bâtiment a été ouvert (...) et de la poussière radioactive s'en est échappée», a indiqué le directeur de la centrale nucléaire, qui a qualifié cet incident de «fait sans gravité».

100 employés de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) ont été "légèrement contaminés" mercredi par des radio-éléments qui se sont échappés d'un tuyau dans le bâtiment d'enceinte du réacteur numéro 4, à l'arrêt pour maintenance, a indiqué la direction d'EDF.

Vers 09H30, "un tuyau à l'intérieur du bâtiment a été ouvert dans le cadre de cette opération de maintenance et de la poussière radioactive s'en est échappée", a expliqué à l'AFP Alain Peckre, le directeur de la centrale nucléaire, qui a qualifié cet incident de "fait sans gravité".

La préfecture et l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ont été aussitôt prévenues, a-t-il ajouté. M. Peckre a proposé à l'ASN de classer l'incident au niveau "0" de l'échelle Ines qui va jusqu'à 7. Selon lui, 97 salariés d'EDF et d'entreprises sous-traitantes, qui travaillaient dans le bâtiment, ont été évacués vers l'infirmerie pour des examens médicaux après le retentissement des alarmes de détection de contamination. 32 autres employés du site, ayant traversé peu avant le bâtiment ou l'ayant approché, les ont rejoints.

Sur ce total, "100 personnes ont été légèrement contaminées par des radio-éléments quarante fois inférieurs à la limite réglementaire annuelle", a indiqué Stéphanie Biabaut, chargée de communication de la centrale, qui compte quatre unités de production.

"Des investigations se poursuivent pour déterminer les causes de cet évènement, qui n'a pas de conséquence ni sur la santé des personnes ni sur l'environnement. Pendant la durée de l'enquête interne, l'accès du bâtiment impliqué a été suspendu", a-t-elle ajouté.

Ce nouvel incident est le deuxième sur le site du Tricastin ces deux dernières semaines après la récente fuite d'effluents radioactifs d'une cuve de l'usine Socatri.


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Published by Libération - dans Nucléaire
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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 21:59

Dix jours après l'accident survenu sur le site nucléaire du Tricastin (Drôme-Vaucluse) où, dans la nuit du 7 au 8 juillet, le débordement d'une cuve d'effluents radioactifs a entraîné la dispersion de 74kg d'uranium dans les rivières et la nappe phréatique (chiffre annoncé par l'exploitant de l'installation, la société Socatri, filiale d'Areva), des interrogations subsistent. En particulier sur l'origine de la contamination de certains captages de la nappe. La CRIIRAD suspecte un entreposage de déchets, issus d'une ancienne usine militaire d'enrichissement de l'uranium ayant fonctionné sur le site du Tricastin, de 1964 à 1996.


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NdlR : Qu'est-ce que la CRIIRAD ? La CRIIRAD (Commission de  Recherche et d'Information Indépendantes  sur la Radioactivité) est une association à but non lucratif agréée pour la protection de l'environnement et est aussi un laboratoire d'analyse agréé par le Ministère de la Santé. Ses objectifs sont en résumé :
- contrôler et informer les populations sur les pollutions radioactives et les risques liés au nucléaire,
- veiller au maintien, à l'application et à l'amélioration des règles de contrôle et de radioprotection existantes,
- obtenir la mise en place de toutes mesures de protection sanitaire jugées nécessaires.

Sa spécificité est d'être indépendante des exploitants du nucléaire, de l'Etat et de tous partis politiques.Cette indépendance est possible grâce aux milliers d'adhérents qui soutiennent la CRIIRAD et lui permettent d'effectuer ses propres investigations.



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Published by Pierre Le Hir, Le Monde - dans Nucléaire
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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 09:52
Communiqué de presse du 11 juillet 2008

CAP21, parti fondé par Corinne Lepage approuve la décision de l’Autorité de sûreté nucléaire suspendant l’activité de la station de traitement de Socastri dans le Vaucluse suite à la fuite d’uranium dans le milieu naturel et aux nombreuses irrégularités constatées.

Pour Grégory GIAVARINA, Délégué CAP21 pour le Vaucluse, « Cette annonce est plutôt étonnante et tardive au regard des efforts énormes de communication qui ont été déployés depuis lundi pour tenter de minimiser l’accident. Une fois de plus on ne peut pas dire que la transparence soit de rigueur en matière de nucléaire»

Par la voix de son président délégué, Eric Delhaye, CAP21 demande au Ministre de l’Ecologie de diligenter les enquêtes nécessaires dans la plus grande transparence et d’enclencher les poursuites judiciaires.

Cet incident très sérieux intervenu dans une filiale de retraitement de déchets du groupe AREVA montre une nouvelle fois que le risque zéro n’existe pas dans la filière nucléaire et que des négligences humaines peuvent conduire à de graves conséquences.

La privatisation du secteur nucléaire que prépare le Président de la République peut nous faire craindre que les impératifs de rentabilité menacent davantage la sécurité des installations en particulier celles liées au retraitement des déchets et au stockage.

C’est la raison pour laquelle CAP21 tient à rappeler sa plus vive opposition à la privatisation du secteur nucléaire français.

Eric DELHAYE
Président délégué de CAP21, parti fondateur du MODEM
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Published by Eric Delhaye CAP21 - dans Nucléaire
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Partenariats

CAP21 Nord Pas-de-Calais participe aux collectifs  régionaux :

- Sortir du Nucléaire,

- Contre l'exploitation des gaz de couche.

  • A Lille au Collectif "Place aux piétons et pour la mobilité douce"  pour une piétonnisation de la Grand Place de Lille dans un contexte de mobilité incitant à l'utilisation de transports doux (marche, vélo,...).
  • A Lesquin au Collectif "Lesquin Objectif 0,6" dans le cadre d'un combat des habitants pour une meilleure protection vis à vis des ondes électromagnétiques.

 

Lecture recommandée

CAP21 NORD PAS DE CALAIS vous incite à lire ces revues de grande qualité :

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Alternatives Economiques