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Sites à utiliser ... sans retenue

Corinne Lepage présente sa campagne présidentielle et ses propositions sur le site www.corinnelepage.fr et a créé aussi le site "à vos droits citoyens" avec 10 propositions mises en débat pour renouveler notre constitution et donc le fonctionnement de notre démocratie www.avosdroitscitoyens.fr

Le site sur les gaz non conventionnels et les risques liés à leur exploitation créé par CAP21 : http://deleaudanslegaz.com

8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 11:14

Depuis l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle, Corinne LEPAGE nous a fait l’honneur de son premier déplacement de candidate dans notre région. Retour sur une journée marquée par de nombreux soutiens et encouragements.

Les travées du salon JADDE  (Journées Annuelles du Développement Durable en Entreprise) semblaient bien étroites pour recevoir les nombreux messages de sympathie et d’encouragement de la part des 400 chefs d’entreprises réunies à l’occasion de cet événement annuel organisé par la CCI Grand Lille ce 05 octobre.

Après s’être longuement arrêtée sur des stands d’entreprises aux activités aussi diverses que les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’éco-conception ou encore l’économie solidaire,  la séance plénière de fin de journée a été l’occasion pour notre présidente de parler de l’évolution des pratiques et des modèles économiques tenant à la transition écologique dans notre région, et plus largement dans notre économie.

Comme un écho à sa déclaration de candidature de la veille, c’est autour de l’authenticité de la démarche qu’elle a pu convaincre un parterre de 400 chefs d’entreprises que « le souhaitable était désormais possible », mais qu’il restait effectivement encore beaucoup de chemin à parcourir.

Corinne-Lepage-chez-nous-0021-copie-4.jpgTraversant de façon symbolique la Grand Place, toujours « aménagée » en zone de rencontre malgré l’action toujours plus engagée du collectif « Place aux piétons » dans lequel notre mouvement est particulièrement engagé, Corinne LEPAGE s’est ensuite rendue au café FLORE pour animer une conférence débat sur les enjeux économiques d’une société post-nucléaire.

 L’occasion pour elle de revenir en préambule sur sa décision et sa volonté d’être candidate à l’élection présidentielle de 2012. Les trois minutes du 20h de TF1 le 04 octobre, réalisant une audience exceptionnelle de 6,5 millions de téléspectateurs, méritaient en effet d’être complétées autour de ses motivations et ambitions en défendant une idée de l’écologie politique largement portée par la société civile autour du projet CAP21 2012.  La citoyenneté et la République n’ont pas été oubliées et le site « www.avosdroitscitoyens.fr » , lancé le jour même recevra, à n’en pas douter, des contributions de toutes parts émanant des forces vives (monde associatif notamment) souvent très engagées autour de ces thématiques.

Conférence Lille - 5 octobre 2011-1

 L’association « Rencontres citoyennes », co-organisatrice de l’événement, a ensuite posé le débat autour de la question du nucléaire et de ses enjeux économiques. Après un témoignage marquant de son retour de Fukushima, où le constat est qu'on ne maîtrise sur place pas grand chose, c’est autour de chiffres, de constats sur les risques, mais surtout de solutions que s’est dessinée une volonté réaliste de sortie programmée du nucléaire. Corinne Lepage propose des "décisions chocs" : arrêter Flamanville (chantier EPR ) car les difficultés technologiques, les retards et le coût condamnent cette option ; fermer la centrale de Fessenheim, la plus ancienne de France ; investir dans la sécurité des centrales ; amorcer le démantèlement réel des centrales et engager le nécessaire tournant énergétique mobilisant les sources renouvelables...

Le débat fut riche d’enseignements et s’est prolongé avec les associations et les citoyens venus en nombre pour écouter ses propositions sur ce qu’il convient bien d’appeler aujourd’hui un choix de société, au delà d’un choix technique industriel.

Quelques autres thèmes comme la fiscalité, le non cumul des mandats, la reconnaissance du vote blanc ou encore l’inadéquation démocratique des institutions ont achevé une conférence qui s’est longuement poursuivie avec les acteurs restés après son départ.

 Le collectif « Sortir du Nucléaire », au sein duquel CAP21 se mobilise depuis sa création, a pu conclure cette rencontre en sensibilisant les personnes venues ce soir là à la nécessaire mobilisation prévue le 15 octobre à à 15 heures à Dunkerque, place Jean Bart. Un rassemblement antinucléaire autour duquel se mobilise notre mouvement et sur lequel le Bureau régional reviendra lors de l’Assemblée Régionale prévue le 08 octobre à Lille (voir Agenda)

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 07:49

 


Lire l'interview de Corinne Lepage dans la Voix du Nord du 6 octobre 2011

Corinne Lepage est née en 1951. Elle est diplômée de Sciences Po Paris,  et est titulaire d'un DES de droit public et de sciences politiques, ainsi que d'un Doctorat d'État en droit public.  Elle débute dans l'enseignement supérieur en 1974 et enseignera tour à tour les droits administratif, de l'environnement, de l'urbanisme et des collectivités territoriales à Metz,  Paris l, Paris XII et à Sciences Po depuis 1997. Dès 1978, elle est avocate à la cour de Paris, et associée du cabinet Huglo Lepage & Associés Conseil depuis 1989. Présidente de la Commission de réglementation au Conseil national du bruit (1989-1993), elle est adjointe au Maire de Cabourg de 1989 à 1995, tout en ayant une activité de conseil auprès de collectivités publiques pour les questions de droit public et en environnement industriel. A ce titre, elle a participé au procès dans l'affaire des catastrophes de l'Amoco-Cadiz puis de l'Erika. Elle est également présidente-fondatrice du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN), association d'étude de l'impact des techniques génétiques sur le vivant. 

Elle devient membre de la Commission "écologie et actions publiques" (1991-1992), de la commission d'audit du droit de l'urbanisme (1992) puis de la Commission de codification du droit de l'environnement (1993-1994). Première adjointe au Maire de Cabourg depuis 1995, elle a été ministre de l'Environnement (1995-1997) où elle a notamment fait voter la loi sur l'air. Elle a été candidate aux élections présidentielles de 2002 et 2007. Elle a contribuée à créer le Mouvement Démocrate (Modem) avec François Bayrou  en 2007. Elle a été chargée en 2007 d'une mission sur la gouvernance écologique suite au Grenelle de l'Environnement. Elle a été élue députée au parlement européen en 2009. 

Elle est l'auteure de nombreux ouvrages dans le domaine professionel (droit de l'environnement) mais aussi dans le domaine politique. Ses derniers ouvrages sont "Vivre autrement" (2009), "Sans le nucléaire, on s'éclairerait à la bougie..." (2010), "La vérité sur le nucléaire. Le choix interdit" (2011).

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 08:32

16-09-2011.

Voici un florilège de commentaires suivant le premier débat qui avait lieu entre les candidats à la primaire de la gauche hier sur France 2 à partir de 20h 30. Quelques thématiques pertinentes ont pu faire l'objet de propositions et de débat lors de la soirée : la crise, faut-il démondialiser, la lutte contre la spéculation financière et la régulation des banques, la fiscalité, l'école, l'aide aux PME, la transition énergétique et la sortie du nucléaire ou du tout nucléaire, l'évolution de la législation face à la consommation de cannabis .... M.E.

 

logo-libe.jpgUn tour de chauffe raté

Par PAUL QUINIO 

Un tour de chauffe? Un tour raté. Si le Parti socialiste attendait ce premier débat télévisé pour susciter l'engouement des Français pour la primaire des 9 et 16 octobre, il devra sans doute déchanter tant les deux heures de confrontation entre les six postulants à l'investiture socialiste hier soir ont été poussives. L'émission avait bien mal commencé avec la minute accordée à chaque candidat pour se présenter, sur le mode télé de grand papa. Il s'est à peine déridé à la fin avec le soi-disant débat animé par David Pujadas. Avec, au milieu, un grand oral individuel un brin scolaire. (...) Lire la suite

 

logo-lemonde.jpgPrimaire PS : premier débat, premiers accrochages

Le premier débat entre les six candidats socialistes aura duré presque trois heures. Après dix minutes pour que chacun d'entre eux expose ses idées, les  candidats ont eu 45 minutes d'échange, avec quelques confrontations. Petit résumé des moments forts de la soirée.

- Des débats de bonne tenue. Le premier débat de la primaire "citoyenne" était très attendu : certains le décrivaient à "hauts risques", prévoyant des déchirements entre les socialistes en campagne. D'autres imaginaient que l'exercice serait trop policé, l'émission ayant été calibrée pour éviter les échanges trop directs. Le premier débat a en fait été assez peu dynamique, mais tout de même instructif. En fin d'émission, Martine Aubry est sortie du bois pour se démarquer de François Hollande le favori. Les socialistes ont eu un débat qui est resté cordial et ont précisé leurs positions sur la crise. (...) Lire la suite

 

Marianne2.fr.jpgPrimaire PS: le débat en cinq points clefs

C’était le moment que tous les candidats à la primaire attendaient. Leur «heure de vérité» en somme. Pour recoller au peloton ou creuser l’écart, suivant le cas. Mais que retiendra le téléspectateur qui aura eu le courage de s’accrocher à son poste de télé pendant près de 2h45 ? Marianne2 a retenu cinq points.

- Un débat à fleurets très très mouchetés :

 Tout le monde avait en mémoire les débats de 2006 à la dramaturgie aussi peu existante qu’un film asiatique contemplatif. Ce fut à peine plus animé cette fois. On imaginait pourtant que les « petits » candidats allaient aiguillonner les « gros », qu’ils sortiraient de leur fourreaux de grandes épées pour une nuit des longs couteaux socialistes en mondiovision. Il n’en fut rien. Ou plutôt, les accrochages n’ont pas eu lieu entre ceux que l’on croyait. C’est entre Aubry et Hollande que le tensiomètre s’est un peu emballé. La première doutant du « sérieux » du second à vouloir atteindre 0% de déficit en 2017 (vue « l’incertitude » générée par la crise actuelle), le deuxième la coinçant en lui demandant de préciser sa pensée en matière de nucléaire.(...) Lire la suite

NouvelObs.gifPRIMAIRE PS. On refait le match

par Sylvain Courage

20h19 Feuille de match

Bonjour, ici, Sylvain Courage depuis les bureaux du site internet du Nouvel Observateur. Les télés sont calées sur France 2. Les candidats sont dans les vestiaires à l'heure où nous prenons le fil. A mes côtés pour commenter ce débat de la primaire, François Bazin, chef du service politique du Nouvel Observateur et ancien entraîneur du Socialiste club de Solferino et Laurent Joffrin, sélectionneur et entraîneur du Nouvel Obs. L'ambiance est excellente, nous dit-on dans les loges de France Télévisions. Un bon esprit encouragé par la Haute Autorité de la primaire : François Hollande et Martine Aubry se sont fait la bise. Cela nous promet un match fair play. En espérant qu'il y aura du beau jeu, des attaques et des buts... (...) Lire la suite

 

Rue89Débat de la primaire PS : des différences, pas de fâcheries

Notre petit jeu des différences entre candidats à la primaire a (un peu) progressé ce jeudi soir. Pour la première fois depuis le début de la campagne, le 28 juin, les six postulants ont débattu entre eux.

C'est Hollande, avec son statut de favori, qui avait le plus à y perdre. Martine Aubry est venue le défier sur le terrain de la jeunesse en reprenant la promesse d'interdire les stages pour les diplômés (une proposition contenue dans le projet du parti) et en réitérant sa volonté de dépénaliser la consommation de cannabis.

Elle a aussi essayé de le pousser à la faute sur le nucléaire - lui qui tente de verdir son image.

Royal est apparue un peu absente, Baylet hors jeu. Montebourg et Valls, eux, ont eu l'occasion de s'affirmer.

Mais sur le fond, la soirée a été sans surprise. (...) Lire la suite

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 16:52

bastamag

L’État se débarrasse des associations qui dérangent !

Par Nolwenn Weiler (1er septembre 2011)

Discrètement publié au Journal officiel le 13 juillet dernier, un décret menace de condamner au silence les associations de défense de l’environnement. Désormais, pour être reconnues d’utilité publique, ces associations devront compter au moins 2.000 adhérents, exercer leur action sur la moitié des régions au moins, et disposer d’un minimum de 5.000 donateurs. L’État s’octroie en plus le droit de vérifier les conditions de financement de ces associations pour s’assurer de leur indépendance.

Ces critères excluent de fait nombre d’associations, petites par leur taille mais disposant d’une grande expertise, « qui ont joué le rôle essentiel de lanceur d’alertes environnementales au cours des dernières années », rappellent les signataires d’une pétition demandant le retrait de ce décret. Le Cniid (sur les déchets ou les incinérateurs), Inf’OGM, Générations futures (sur les pesticides notamment), la Criirad (sur le nucléaire), la Criirem (sur les ondes électromagnétiques), le Criigen (sur les manipulations du vivant) ou le Réseau environnement santé, « n’auront plus le droit de participer aux instances officielles (qu’elles soient consultatives ou décisionnelles) ». Les procès mettant en cause les puissants lobbies (industriel et agricole par exemple) risquent de devenir de plus en plus rares... voire inexistants. Car il sera sans doute beaucoup plus compliqué pour les associations non reconnues d’utilité publique de porter plainte et de se constituer partie civile, question de légitimité.

Enfin, « le fait que les agréments soient conditionnés par un nombre de personnes rendra très difficile la tâche des associations locales, défendant des causes locales et dont l’action territoriale est indispensable au bon fonctionnement de notre démocratie », jugent les signataires. Qui ajoutent : « c’est la capacité des associations les plus dérangeantes pour les lobbies défendus par le gouvernement qui est ici mise en cause.  »


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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 09:02

logo-lemonde.jpg par Corinne Lepage

La seule réponse durable à la tourmente financière que nous vivons et la remise en cause des fondamentaux du capitalisme néolibéral est de nature écologiste.
Une nouvelle écologie politique fondée sur la reconquête de la souveraineté offre une voie de propositions. Elle nécessite de dépasser le stade actuel de l'écologie politique représentée par le parti Vert, et un réel espoir de changement ici et maintenant. Il faut construire la troisième étape de l'écologie politique.
La crise financière et la crise écologique sont en réalité les manifestations, en l'absence d'une gouvernance mondiale démocratique, de l'abandon, aux marchés financiers, de la souveraineté des Etats, définis comme les représentants et les garants de l'intérêt général.
LEPAGE-Corinne8-copie-1.jpgLa dilapidation du patrimoine collectif et des biens publics, la pollution généralisée accompagnée d'une destruction des ressources nécessaires à notre propre vie, la remise en cause des progrès de la santé humaine par notre mode de vie et de consommation viennent de la mainmise de très grands intérêts économiques sur les choix collectifs.
De la même manière, la dette publique – dont les modalités de calcul imposées par système financier est absurde s'agissant d'Etats – s'est creusée en raison de la liberté sans limite donnée au même système financier. Qu'il s'agisse de finances ou de ressources naturelles, la régulation par un système en capacité de défendre l'intérêt général est un impératif.
Force est de constater que l'incapacité des Etats à reprendre la main traduit en réalité leur incapacité à trouver les moyens de défendre ce qu'ils ont en commun. Les principes de base de l'écologie politique consistent précisément à se donner les moyens de préserver les ressources communes et à les gérer au mieux pour les générations présentes et futures. Or, par ressources communes, il faut entendre non seulement les ressources naturelles mêlées également des biens publics au sens large du terme dans lesquels figurent la monnaie et plus généralement tout ce qui permet le bon fonctionnement de l'économie.
Les deux sujets ne doivent donc pas être séparés puisqu'en réalité il s'agit du même problème dont l'origine et la solution sont communes. Elle se trouve dans la souveraineté écologique menant à une gouvernance démocratique ; elle conduit à la capacité redonnée aux citoyens d'être les maîtres de leur destin et non d'être victimes des erreurs et des malversations commises par d'autres. Elle se trouve dans le rejet des a priori idéologiques habituel (néolibéralisme ou altermondialisme) dont la conséquence est de rendre impossible le choix d'une solution viable.

  • Le néolibéralisme avec la brutalité et la cupidité qui l'ont accompagné nous a amené à l'abîme. La souveraineté écologiste appelle la reprise en main par les gouvernants du cours des choses à partir d'un objectif et d'un chemin : la bonne gestion de l'ensemble des ressources de la planète en s'assurant que les conduites de court terme soient en cohérence avec le souhaitable commun. Retarder l'échéance, c'est s'enfoncer dans cette abîme.
  • Les solutions altermondialistes, qui se situent dans une rupture complète, ne peuvent davantage y répondre, car elles ne tiennent pas ensemble les fins et les moyens.

Nous avons l'ardente obligation de rassembler tous ceux qui ne se reconnaissent, ni dans la pose de rustines au néolibéralisme, ni dans la dénonciation incantatoire. La gravité de la situation et sa profonde nouveauté, par rapport aux crises que nous avons connues jusqu'ici, impose des solutions originales qui par définition n'ont pas de précédent.
Pour innover, il convient de faire abstraction de classifications pré établies pour se définir par rapport à des objectifs, des moyens et des règles de morale communes. Ni l'impasse sur les réalités économiques et financières ni un "yaka-focon", d'autant plus immature que la situation s'aggrave, ne sont des options possibles.
Les analyses de l'écologie politique sont justes ; les solutions existent. Pour autant, si la force d'évidence des analyses et solutions n'est pas au rendez-vous, les écologistes en portent leur part de responsabilité.
Dans notre histoire, il y eut le temps des fondateurs, des visionnaires et des précurseurs coexistant avec celui de l'utopie généreuse, préemptée par un gauchisme propagandiste et peu soucieux d'avancées concrètes comme des analyses écologiques du départ.
Le deuxième temps fut celui des participations gouvernementales auxquelles j'ai personnellement apporté ma contribution. Les écologistes étaient confinés à une tâche purement technique, celle de gérer l'environnement, laissant ainsi la part belle à une contestation croissante à la mesure de l'impuissance relative des ministres de l'environnement. Ajoutons au passage que les titulaires des mêmes postes, inféodés à la logique du marché, se sont souvent pour leur part contentés de gesticulations et de communication.
Des avancées loin du compte car, à la marge du système, ont été obtenues et des ouvertures électorales comme celles de Daniel Cohn-Bendit aux européennes ont porté leurs fruits.
Quoi qu'il en soit, le troisième temps est venu. Le propagandisme, comme du reste l'indignation, ne répondent pas à l'urgence des problèmes et surtout à la capacité de cette nouvelle manière de voir le monde à offrir des solutions adaptées.
Cette nouvelle écologie politique, parce qu'elle dépasse une vision punitive, anachronique ou irréaliste est aujourd'hui la seule construction politique qui apporte des solutions, se projette dans le futur et parie sur le long terme comme sur ce que nous avons tous en commun. La souveraineté écologiste fixe un cap commun porteur d'espoir : elle a l'obligation de réussir le pari consistant à convaincre que les voies de la transition existent. Le moment présidentiel par définition est celui du projet phare pour notre pays et de ses propositions dans le monde.
Des initiatives seront prises pour réunir, bien au-delà de la sphère politique, toutes celles et ceux qui ont décidé de faire et non pas de subir, de retrouver l'équilibre de notre devise républicaine entre l'égalité, la liberté et la fraternité et de refuser de transiger sur ce qui est notre bien commun.

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 10:19

CAP21-BANDEAU---copie-3.jpgChristine Lagarde a annoncé sa candidature au poste de directeur général du FMI en remplacement de Dominique Strauss Kahn, démissionnaire suite à ses ennuis judiciaires.
Sans nier les compétences et l'expérience de la ministre, la philosophie libérale qu'elle a toujours défendue ne nous semble pas compatible avec les attentes actuelles, notamment par rapport aux problématiques économiques rencontrées par de nombreux pays aussi bien en Europe que dans les pays en développement.
Pour Cap21, Mme Lagarde n'est peut-être pas la mieux placée pour conduire les réformes qui s'imposent pour modifier radicalement le fonctionnement du FMI et en faire une institution adaptée aux grands défis planétaires et jouissant d'une réelle légitimité démocratique en tenant compte du poids croissant des pays du Sud. Parmi ces défis la transition écologique des économies et l'adaptation des politiques industrielles en réponse au changement climatique pourraient être encouragées dans le cadre du soutien du FMI aux pays en crise. D'évidence, Christine Lagarde, peu encline au dirigisme économique, ne porte cette vision du changement.
Par ailleurs, les risques judiciaires qui pèsent sur Mme Lagarde dans le règlement de l'affaire Tapie soulignés tant par le procureur général de la cour de Cassation que par la Cour des Comptes et sans préjuger des conclusions font peser une lourde incertitude sur la capacité qu'elle aura à conduire la direction du Fonds Monétaire International jusqu'à son terme. Pour Corinne Lepage, députée européenne et présidente de CAP21, "c'est un risque que la France ne devrait pas prendre".

Dominique Lemoine porte-parole Cap21

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 09:09

Qui a tué l'écologieFabrice Nicolino vient de publier un pamphlet : il y dénonce la mascarade du Grenelle de l'Environnement qui n'a pas accouché de grand chose, le refus d'y mettre sur la table le problème du nucléaire qui est en tant que tel un scandale. Jamais d'après lui les associations écologistes et de défense de l'environnement n'aurait du accepter une telle clause. Il analyse aussi un long processus lié aussi au Grenelle de bureaucratisation des associations de défense de la nature et des mouvements écologistes qui font plus de communication que de réelles actions et qui, en perpétuelle recherche de fond en viennent à dépendre des milieux du pouvoir... et donc à perdre leur indépendance.

Le site Arrêt sur Image s'est entretenu avec Fabrice Nicolino et Les grandes associations écologistes ayant décliné notre invitation, c'est la sénatrice  Marie-Christine Blandin, et une porte-parole de l'association Sortir du nucléaire Charlotte Mijeon, qui répondent aux accusations de Fabrice Nicolino. Sur le plateau, le journaliste Sébastien Rochat nous éclaire aussi de sa (précieuse) science. L'émission est animée par Guy Birenbaum, préparée par Sébastien Rochat et déco-réalisée par François Rose.


Fabrice Nicolino écrit des articles sur le thème de l'écologie dans l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo depuis le mois de janvier 2010. Il est aussi chroniqueur au quotidien La Croix depuis 2003.
Il a été l'auteur de plusieurs ouvrages :
Bidoche, l'industrie de la viande menace le monde, éditions LLL, 2009,
Biocarburants : une fausse solution, Hachette, 2010
Il vient de publier Qui a tué l’écologie ?, éditions LLL, 2011.
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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 07:57
 

CAP21 a signé l’appel commun pour un rassemblement solennel à Paris le dimanche 20 mars à 15h, devant l'Assemblée nationale  en hommage aux victimes japonaises et pour dénoncer le risque nucléaire.
Nous vous demandons de venir sans signe politique distinctif : drapeau et banderoles et autre signe marqué politiquement (autocollants, badges...).
Vous pouvez également participer aux rassemblements décentralisés devant la préfecture de votre département (sur la Grand Place à Lille à 15 h.) qui seront organisés ce même dimanche 20 mars à 15h. (...) Lire la suite

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 09:20

logo-CAP21-sigleweb.jpgLe remaniement ministériel démontre un double échec de Nicolas Sarkozy sur deux ministères régaliens, les affaires étrangères et le ministère de l'intérieur.
La France est absente sur la scène internationale depuis 2007 et les multiples erreurs de Madame Alliot-Marie ont considérablement terni la diplomatie française.
De même, les trois années place Beauvau de Brice Hortefeux sont de véritables échecs.
Cap21 conteste le discours de Nicolas Sarkozy qui cherche à "camoufler" une crise intérieure derrières les crises internationales.
De même Cap21 conteste le discours anxiogène du Chef de l'Etat qui a employé deux fois le mot peur dans un discours de 6 minutes et qui relie "flux migratoires" avec terrorisme et violence.

Dominique Lemoine, Porte-parole CAP21.

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 10:35

logo-CAP21-sigleweb.jpg

C’est quasiment une première en France, des centaines de magistrats se sont rassemblés ce jour pour exprimer leur colère contre les propos injustes et irresponsables de Nicolas Sarkozy à propos de l’affaire Laëticia Perrais.
Lors d’un déplacement à Orléans sur la sécurité, Nicolas Sarkozy a accusé la Justice et la Police de porter une part de responsabilité dans le meurtre de la jeune Laëticia en déclarant que « des dysfonctionnements graves des services de police et de la justice avaient permis la remise en liberté du suspect Tony Meillon » et a promis des sanctions.
Pour CAP21, il existe bien des dysfonctionnements, mais ceux-ci ne sont pas de la responsabilité de la Justice et de la Police mais du gouvernement et de Nicolas Sarkozy qui n’a pas donné les moyens à ces deux institutions essentielles pour l’Etat de faire leur travail par des surcharges de travail.
CAP21 constate que la situation est grave, il n’y a aucune politique à long terme, aucun moyen de fonctionner normalement et toutes les lois ne sont que de l’affichage.
CAP21 demande au Garde des Sceaux : comment appliquer un suivi complet avec des effectifs pléthoriques, soit à Nantes : 3 juges d’application des peines et 17 agents de probation pour suivre 3300 détenus ?

Dominique Lemoine, Porte-parole Cap21

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Partenariats

CAP21 Nord Pas-de-Calais participe aux collectifs  régionaux :

- Sortir du Nucléaire,

- Contre l'exploitation des gaz de couche.

  • A Lille au Collectif "Place aux piétons et pour la mobilité douce"  pour une piétonnisation de la Grand Place de Lille dans un contexte de mobilité incitant à l'utilisation de transports doux (marche, vélo,...).
  • A Lesquin au Collectif "Lesquin Objectif 0,6" dans le cadre d'un combat des habitants pour une meilleure protection vis à vis des ondes électromagnétiques.

 

Lecture recommandée

CAP21 NORD PAS DE CALAIS vous incite à lire ces revues de grande qualité :

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Alternatives Economiques