Quatre tracés prédéfinis ont été présentés à la presse par la Direction Régionale de l'Equipement du Nord Pas-de-Calais mercredi en fonction de l'impact environnemental, humain, paysager, socio-économique et aménagement routier de chacun des projets.
La future autoroute longue de 103 à 126 km et d'un coût de 900 millions à 1,3 milliard d'euros, doit relier Amiens à Courtrai (Belgique), pour une mise en service entre 2008 et 2015. "L'enjeu est de mieux relier la façade atlantique au nord de l'Europe", a précisé le directeur régional de l'équipement du Nord-Pas-de-Calais Jean-Louis Hélary.
Des réunions publiques doivent avoir lieu dans les villes situées à proximité du parcours. La première a eu lieu à Amiens dans la soirée du jeudi 19 janvier. Reste à savoir le poids qu'auront ces réunions publiques dans le choix du tracé définitif. En effet, une série de réunions publiques avait déjà été lancée en Nord Pas-de-Calais et en Picardie pour savoir s'il fallait faire l'A24.
Or, à raison, les écologistes avaient prévenu que ce recueil de l'avis des citoyens n'était qu'un leurre et que le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin avait déjà choisi de réaliser l'A24, comme le souhaitait Gilles de Robien, alors ministre des Transports et ancien maire d'Amiens.
Finalement, un peu comme l'avaient prédit les écologistes opposants au projet, l'A24 a été annoncé comme l'un des 50 projets prioritaires d'infrastructures d'un Comité interministériel d'aménagement du territoire, avant que la consultation publique sur le bienfondé ou non de réaliser l'autoroute ne soit terminée.
Cette fois ce sont les maires, les élus et les représentants d'associations qui sont appelés à se réunir pour choisir l'un des quatre tracés actuellement proposés.