CAP21 Nord-Pas-de-Calais, mouvement écologiste, humaniste et citoyen animé par Corinne Lepage pour un développement durable.
Par Guillaume Duval, Alternatives Economiques
Les banques britanniques ont dû accepter des conditions très strictes pour bénéficier des fonds publics, tandis qu'en France, l'Etat offre les mêmes garanties sans guère de contreparties réelles. Sa seule demande : un nouveau code de conduite qui risque d’être aussi inefficace que ses prédécesseurs. Lors du sommet de la zone euro du 12 octobre dernier, les chefs d'Etat et de gouvernement se sont mis d'accord pour présenter, de façon coordonnée, des plans nationaux de sauvetage des banques inspirés de celui présenté auparavant par Gordon Brown au Royaume-Uni. Tous ces plans suivent donc les mêmes principes : recapitalisation des banques et garantie publique du crédit interbancaire. Ils diffèrent cependant significativement dans le détail de leur mise en œuvre et ces différences sont instructives.
Quand on compare notamment le plan anglais, qui a servi de modèle, et son équivalent français, on se rend compte que le gouvernement britannique s'est montré nettement plus exigeant vis-à-vis des banquiers que le gouvernement français dont les aides n'impliquent guère de contreparties significatives.
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