Le projet Futurol a officiellement vu le jour en septembre, à Paris. D'un montant de 74 millions d'euros, il doit permettre la commercialisation d'un bioéthanol de deuxième génération, moins gourmand au plan agricole, à l'horizon 2015. Deux grandes entreprises nordistes font partie de l'aventure.
L'éthanol a été fortement décrié. On lui a imputé la faim dans le monde, la monoculture intensive, la hausse du prix des matières premières. On lui a donc reproché de faire pire que mieux.
Alors que le transport représente 50 % de la consommation de pétrole, le bioéthanol de deuxième génération doit permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre et la dépendance aux énergies fossiles, sachant qu'il faut encore aujourd'hui dépenser un litre de pétrole pour produire un litre d'éthanol. « Bon espoir » Le projet Futurol sera porté par une dizaine de partenaires, dont Lesaffre, leader mondial de la levure de panification (Marcq-en-Baroeul) et Téréos, leader dans les sucreries (Lille).