CAP21 regrette la disparition de l’Institut Français de l’Environnement
CAP21 regrette la dissolution de l’Institut Français de l’Environnement publiée au Journal Officiel du 29 novembre. Pour Corinne LEPAGE, ancienne ministre de l’environnement, cet institut produisait de manière indépendante des rapports sur l’état de l’environnement en France qui faisaient référence. Le rattachement des missions et des personnels dans le service de l’observation et des statistiques du Commissariat au développement durable du ministère de l’Ecologie entraîne de facto la disparition de l’indépendance de l’information environnementale auprès du public. Le remplacement progressif des personnels spécialisés par des agents plus généralistes ou des statisticiens de l’INSEE renforce cet affaiblissement de l’information.
Par ailleurs CAP21 partage les préoccupations des personnels de l’ADEME sur les conditions de mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement sur les territoires. Pour Eric DELHAYE, président délégué du mouvement, le placement des délégations régionales sous la tutelle des préfets, la prise en charge de nouvelles missions (gestion du fonds chaleur annoncé en novembre, plan de communication du MEEDDAT) et le transfert de certaines tâches aux nouvelles Directions Régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) jettent la confusion la plus totale auprès des personnels d’autant plus que ces réformes se font sans concertation. La situation doit être au plus vite clarifiée.
OGM : Des avancées incontestables au niveau européen
CAP21 se félicite du texte que les ministres européens de l’environnement viennent d’adopter au sujet de l’évaluation de l’impact des organismes génétiquement modifiés. Un certain nombre de points constituent ainsi une avancée incontestable et totalement opposée à la position pro-OGM que défend la Commission Européenne. Nous soutenons ainsi la demande de renforcement de l’évaluation des impacts environnementaux à moyen et long terme des OGM cultivés, notamment de ceux produisant des pesticides ou résistants à des herbicides, l’accès aux informations gardées secrètes par les entreprises de biotechnologie ou la possibilité d’avoir des zones sans OGM.
Ces conclusions du Conseil des Ministres de l’Environnement s’inscrivent dans le champ des propositions du rapport sur la gouvernance écologique que Corinne LEPAGE avait remis il y a quelques mois à Jean-Louis BORLOO. CAP21 espère désormais que les recommandations des Etats membres vont être appliquées par la Commission Européenne.