Nous fêtons le 10 décembre le 60e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de L'homme.
Bien triste anniversaire en vérité qui consiste à constater que la seule chose qui soit vraiment universelle en matière de droits l'homme, c’est leur violation. Certes, sur le papier , la Commission des Droits de l’Homme, la sous-commission chargée de la promotion des droits de l’Homme, le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme existent et travaillent.
Mais, depuis que la Libye et d’autres grands exemples démocratiques président aux destinées de ces grandes institutions, la caricature est devenue totale. Les droits de l'homme, en tant qu'ils constituent avant tout le droit à vivre de manière décente, le droit à être éduqué, à pouvoir s'exprimer librement, à pouvoir être jugé équitablement, à pouvoir prétendre à l'égalité en particulier pour les femmes sont en réalité plutôt en régression qu’en progrès.
La responsabilité principale en incombe aux pays industrialisés, qui, depuis des décennies, ont accepté pour des raisons commerciales et, dans leur intérêt propre, de fermer les yeux sur les exactions qui pouvaient être commises, sur la corruption à laquelle certains ont du reste participé, sur les violences perpétrées contre les femmes, les dissidents ou les adeptes d'une religion autre que la religion principale.