CAP21 Nord-Pas-de-Calais, mouvement écologiste, humaniste et citoyen animé par Corinne Lepage pour un développement durable.
Le sujet étant vaste, l'intervenant, Michel EYRAUD, ingénieur, délégué CAP21 Nord-Pas de Calais a introduit le développement durable dans le cadre de plusieurs perspectives :
- la prise de conscience progressive au niveau mondial de la nécessité d'agir face aux différentes menaces sur la planète et sur les êtres vivants qui la peuplent
- l'évolution de la pensée des mouvements politiques ou des organisations militantes de la protection de la nature vers le développement durable et en passant par la l'écologie politique
- la nécessité de donner un cadre intégrateur à des approches séparées : santé au travail, responsabilité sociale et environnementale, management environnemental pour les entreprises comme les collectivités.
L'intervenant a caractérisé le développement récent de la France comme "non-durable". Notre histoire récente est marqué par des choix excessifs qui vont avoir des conséquences graves et qui vont nous coûter chers pour les nécessaires réorientations : le "tout nucléaire", le "tout grande distribution", le "tout agriculture productiviste", le "tout camion", le "tout diesel" pour les voitures particulières.
L'intervenant a montré que le monde de l'entreprise pouvait lui aussi prendre des initiatives et ceci depuis même les années 1990 !
Puis l'intervention s'est poursuivie sur la problématique du changement climatique, de la démographie mondiale, de l'épuisement des ressources fossiles et des solutions que l'on pouvait entrevoir à différents niveaux pour changer de mode de vie : Production d'électricité ou de chaleur, propulsion des voitures, développement des transports publics, énergie et habitat durable. Tout ceci va bouleverser certaines conceptions : centralisation ou localisation de la production d'énergie, du commerce et de la distribution, etc...
Un exemple de production de gaz par fermentation de déchets agricoles a été illustré par Ferdinand Nonque, ingénieur-conseil. Celui-ci a montré que l'on pouvait utiliser ce gaz en substitution de gaz méthane d'origine fossile, en outre, à un coût tout à fait compétitif.
La conclusion politique de l'intervention se situe dans la nouvelle façon de penser et d'agir des élus politiques qu'exige le développement durable : Plus de transparence dans l'information, plus de pluridisciplinarité, de collégialité nécessaire, de transversalité pour appréhender les problèmes et décider des solutions, plus de veille scientifique sur les problématiques sanitaires et environnementales, plus de réelle association, concertation et participation des citoyens.
Le développement durable en action, c'est aussi l'obligation de mettre au clair ce qui constitue le bien commun et de prendre les décisions en rapport avec celui-ci et non en fonction de l'intérêt des très influents "lobbys". C'est aussi investir beaucoup plus en anticipation, en prévention pour moins être contraint de réparer quand cela est encore possible !