CAP21 Nord-Pas-de-Calais, mouvement écologiste, humaniste et citoyen animé par Corinne Lepage pour un développement durable.
La France compte huit millions de pauvres selon les données de l'Insee, soit 13 % de la population. Comment est-ce possible, dans l'un des pays les plus riches au monde ? A quoi correspondent ces chiffres ? La France compte huit millions de pauvres selon les données de l'Insee, soit 13 % de la population. Comment est-ce possible, dans l'un des pays les plus riches au monde ? A quoi correspondent ces chiffres ? Publiés au milieu de l'été (voir sur le site de l'INSEE), ils n'ont pas entraîné de débat. Pourtant, une telle évolution l'aurait bien mérité.
Deux grands changements ont été opérés dans la mesure de la pauvreté. Tout d'abord, l'Insee a amélioré la mesure des revenus. Après des années de tergiversation, l'institut a intégré une part plus importante des revenus du patrimoine, jusqu'à présent mal pris en compte. En quoi cela a-t-il rapport avec les pauvres, puisque ce sont surtout les riches qui touchent ces revenus ? Cette prise en compte a accru le revenu médian - celui qui partage l'effectif des ménages en deux - autant gagnent moins, autant gagnent plus. En Europe, le seuil de pauvreté est défini de façon relative, en fonction de ce revenu médian. Sa hausse a entraîné une élévation du seuil et celui du nombre de pauvres. En 2005, le seuil de pauvreté équivalent à la moitié du revenu disponible médian - après impôts et cotisations sociales - était de 681 € pour un individu. C'est celui que l'on utilisait le plus souvent jusqu'en juillet dernier. L'intégration des revenus du patrimoine l'a porté à 709 €.