CAP21 Nord-Pas-de-Calais, mouvement écologiste, humaniste et citoyen animé par Corinne Lepage pour un développement durable.
Par Nord Eclair
Alors que les enquêtes publiques sur le Grand Stade suscitent bien des débats, d'anciens salariés de l'IUT voisin attestent avoir déposé sur le site, dans les années 70, des centaines de mètres de tuyaux amiantés. L'information peut-elle remettre en cause le chantier ? Il paraît que c'est un terrain idéal pour les chasseurs. D'ailleurs, on y trouve, tous les dix mètres, des cartouches sur le sol. Mais il y a d'autres surprises sur ce terrain de la Borne de l'Espoir, à cheval sur Villeneuve d'Ascq et Lezennes : ici, des trous semblables à de gros cratères donnent accès à des catiches ; là, des déchets ménagers, des carcasses de voiture, des pneus, de l'huile de vidange à même le sol. Le site aurait servi de dépôt de toutes sortes dans les années 70. Depuis, la nature a repris ses droits et cohabite avec de nombreux déchets, apparents ou enfouis.
Fibrociment, éternit, amiante
Pour Jeff Colcenet, préventeur hygiène et sécurité et salarié à l'IUT de Villeneuve d'Ascq depuis 1968, la Borne de l'Espoir serait « bourrée d'amiante ». Les faits se déroulent dans les années 70 alors que l'IUT tout proche vient d'être construit : « Les tuyaux d'évacuation en fibrociment souffraient de corrosions chroniques et de fuites. Le responsable technique de l'époque et l'ÉPALE (1) ont décidé de les remplacer par des tuyaux en PVC », raconte-t-il.
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