CAP21 Nord-Pas-de-Calais, mouvement écologiste, humaniste et citoyen animé par Corinne Lepage pour un développement durable.

Vendredi dernier, se déroulait la première réunion du comité de pilotage, imaginé par les instances régionales, pour débattre du TER GV et du Centre d'Essai Ferroviaire du Quercitain.
La composition de ce comité de pilotage a fait l’objet de nombreuses remarques et interrogations de la part des participants.
La répartition a été remise en cause pendant plus d'un quart d'heure, preuve s'il en est que celle-ci aurait dû être repensée, comme Cap 21 Nord Pas de Calais le demandait, dans le sens d'une réduction des membres le composant.
Au contraire, et afin de satisfaire tout le monde (sic), le Conseil Régional a créé une catégorie supplémentaire ( les « auditeurs » ), qui vient gonfler encore davantage un effectif déjà pléthorique (51 personnes !): aberrant !!!
S'en est suivi un exposé de deux consultants du cabinet d’étude Tractebel, d'où il ne ressort rien de bien nouveau:
1°) Sur la liaison rapide Lille - Val de Sambre - Avesnois, Il a été confirmé qu'il existe déjà des trains desservent Maubeuge et Fourmies, au départ de Lille (et vice versa) mais qu'il y a un souhait de réaliser une liaison à 200km/h, sans arrêt, entre autre, à Le Quesnoy.
La justification de la ligne droite traversant les villages du Quercitain, en plus de l'amélioration de la ligne actuelle, c'est qu'il existe de points noirs, notamment à Aulnoye.
Gain escompté sur le trajet: DEUX MINUTES !!! Est-ce nécessaire ?
2°) Sur la boucle d’essais, Celle-ci doit être inscrite dans un rectangle faisant 4x14km ou 5x10km.
Son but est de fournir une infrastructure pour des essais à 240km/h et éventuellement quelques essais à 360km/h.
Problème: si l’option de réaliser les essais à 360 km/h est confirmée, le coût de la voie d’essai à réaliser ferait exploser le budget de construction du centre d’essai.
Cette voie à 360 km/h « ne pourrait donc se concevoir que couplée à une exploitation commerciale », ce qui permettrait de dégonfler le coût du centre d’essai (budget auquel les industriels devraient logiquement participer, mais à quelle hauteur ?) et de faire payer la voie en question au citoyen sous le prétexte de réaliser une liaison grande vitesse.
Les "Boutentrains" sont intervenus pour faire une remarque sur le plan de la sécurité: serait-elle vraiment assurée pour les voyageurs qui, finalement, emprunteront une voie qui subit des contraintes fortes ? (au passage, est du Nimbyisme que de dire cela ?)
On s’étonner également de la contrainte de positionner le nouveau centre d’essai à proximité de celui de Petite-Forêt pour éviter de devoir réengager du personnel… Ceci alors que le projet se justifie en grande partie par les emplois qu’il est sensé créer… Que faut-il retirer de cette première réunion ? 1°) Que beaucoup de participants doivent seulement être mis à niveau, pour comprendre tous les tenants et aboutissants du projet, 2°) Que les partisans du projet veulent aller vite, mais qu'il convient de ne pas confondre vitesse et précipitation, afin d'éclairer au mieux le Conseil Régional, sur les difficultés engendrées par ces projets. C'est tout l'intérêt de l'existence de cette instance de concertation, aussi imparfaite soit-elle. Les prochaines réunions programmées : Jeudi 7 décembre 2006, avec pour sujet la boucle et un exposé de M.Ravalard Jeudi 21 décembre 2006 , cette fois pour la liaison grande vitesse.