L’observation de la nature peut nous renseigner utilement sur la qualité de l’air que nous respirons, ceci à travers la bio-indication. Il s’agit d’une méthode reposant sur la sensibilité des végétaux, et notamment du lichens, à la pollution atmosphérique.
Résultant de la symbiose d’un champignon et d’une algue, les lichens sont très dépendants, et donc très sensibles, à l’air qui les entourent, car ils se nourrissent exclusivement d’apports atmosphériques.
Ces bio-accumulateurs, en fonction de leur espèce, n’ont pas la même sensibilité à la pollution, si bien qu’ils peuvent être classés en fonction de leur résistance aux polluants.
Un repérage a été réalisé récemment dans la région, notamment sur Lille, Dunkerque et Boulogne sur Mer.
L’objectif n’est pas de fournir des données chiffrées, mais d’apporter un complément aux mesures physico-chimiques classiques.
Son intérêt est de permettre une approche qualitative de la pollution, en amenant à la comparaison des différentes zones géographiques, mais aussi d’ordre pédagogique, car elle permet de visualiser, concrètement, l’effet de la pollution sur les être vivants, afin de sensibiliser la population.
Il s’agit là, incontestablement, d’une technique à connaître, et à faire connaître.
(Résultats des études disponibles auprès de l’Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique ).
Laurent JEANNAS