CAP21 Nord-Pas-de-Calais, mouvement écologiste, humaniste et citoyen animé par Corinne Lepage pour un développement durable.
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Dans les petits partis, la chasse aux parrainages s’accélère. Il faut atteindre le seuil fatidique des 500 signatures avant le 16 mars. Et sous la pression des élus et des partis, les maires hésitent à donner leur précieux paraphe.
Six, c’est le nombre de parrainages que dit avoir obtenu Laurent Jeannas, le représentant local de Cap 21. « Ce n’est pourtant pas faute d’avoir fait des mailings et du phoning. Nous avons commencé à rechercher les signatures, il y a un an, mais c’est très compliqué d’avoir des promesses », explique le soutien de Corinne Lepage dans la région.
Comme lui, beaucoup de petits partis n’ont pas encore les précieux sésames leur permettant de se présenter à l'élection présidentielle. Les édiles sont hésitants. « Des maires UMP qui avaient pourtant parrainé Corinne Lepage en 2002, nous disent carrément : "on attend les consignes du parti" » , témoigne Laurent Jeannas.
Ces pressions ne sont apparemment pas l'apanage de la droite. Jans Pauwels est militant à la Ligue communiste révolutionnaire et son candidat, Olivier Besancenot, ne disposerait pour l’instant que de 400 promesses de parrainage. Il raconte : « Même s’ils s’en défendent, les maires socialistes et communistes ont eu des consignes. Leurs partis leur mettent la pression en leur disant qu’il ne faut pas que se reproduise le 21 avril 2002. Sauf qu’on analyse différemment l’arrivée de Le Pen au second tour. C'est l’éparpillement de la gauche de gouvernement, pas la candidature de la LCR qui l’a provoquée. » Les petits candidats constatent aussi une certaine forme d’autocensure. Christophe Beaudoin pour le Mouvement pour la France : « On reçoit souvent un bon accueil de petits maires indépendants. Souvent ils nous confient même qu’ils sont d’accord avec les idées de Philippe de Villiers. Mais à la fin, ils nous disent : "je ne peux pas vous donner ma signature. Vous voyez la fontaine sur la place, on l’a rénovée grâce à la réserve parlementaire du député". Les maires sont souvent coincés par un autre élu. » Le Front national va même jusqu’à parler du « règne de la terreur ». « Les maires ont peur des représailles et tant que les noms seront publics ça sera comme ça », assure Frédéric Butez, conseiller municipal FN de Roubaix. Il affirme que son parti n’a obtenu aucune signature dans la région.
• V.M.