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CAP21 Nord-Pas-de-Calais, mouvement écologiste, humaniste et citoyen animé par Corinne Lepage pour un développement durable.

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François BAYROU remplit le Zénith de LILLE et se voit seul capable de battre SARKOZY.

18 avril 2007 - 7:01 Rédaction lavoixdunord.fr 

 Photo STEPHANE MORTAGNE

Un Zénith de Lille plein à craquer et des centaines de supporteurs dehors. Sans doute pas loin de six mille personnes au rendez-vous… De mémoire de responsables nordistes de l’UDF on n’avait pas connu cela depuis la campagne d’un certain Raymond Barre en 1988.

PAR DOMINIQUE SERRA
region@lavoixdunord

Il n’est pas sûr que la référence serait retenue par François Bayrou car, hier soir, le candidat centriste s’est employé à préparer les esprits, sinon à un autre monde, au moins à une autre époque. S’employant à renvoyer droite et gauche dos à dos, le « troisième homme » des sondages veut persuader un peu plus un auditoire conquis qu’avec lui, on peut tourner la page, dépasser les clivages, casser « les vieux murs  » entre droite et gauche, sans risque et sans douleur.

François Bayrou était hier l’unique orateur d’un meeting qu’il avait précédé d’une promenade aux allures de bain de foule dans une joyeuse cohue en centre-ville et d’une rencontre avec des infirmières libérales en grève et des harkis inquiets.

Alors que les enquêtes d’opinion marquent un certain tassement de son influence, le leader de l’UDF fait deux remarques : les sondages sont toujours étalonnés sur les votes du passé… et les indécis que l’on dit si nombreux sont en fait « des citoyens en réflexion » qui voteront pour lui le moment venu.

DSK et Borloo

Il y a une bonne dose de méthode Coué dans l’énergie que le candidat déploie. Il prédit pour dimanche soir « un paysage politique nouveau » et « un second tour inattendu plus positif qu’en 2002 ». Si le cas échéant, le face-à-face final l’oppose à Jean-Marie Le Pen, le candidat centriste confirme qu’il ne refuserait pas le débat télévisé avec le porte-parole de l’extrême droite au nom d’une «  nécessaire confrontation ».

François Bayrou ne craint pas les sujets qui fâchent. Il entame son propos par le poids de la dette, poursuit par les chiffres officiels qui, à ses yeux, sous-estiment le poids du chômage, évoque les voisins allemands qui partiront en retraite à 67 ans en 2020… des réalités qui interdisent les promesses de lendemains qui chantent comme la stratégie consistant à « acheter les Français catégorie par catégorie ».

À Lille, la frontalière, François Bayrou a consacré un long moment à la relance de l’Union européenne qui devrait s’occuper de sécurité, de recherche, de politique industrielle, de gestion énergétique, de co-développement avec l’Afrique… Retour dans l’Hexagone en guise de conclusion : la méthode Bayrou, c’est l’idée d’un rassemblement des talents de divers horizons. « Tout le sens de mon action, c’est que des gens comme Strauss-Kahn et Borloo puissent travailler ensemble, et cela il n’y a que moi qui puisse le faire  », confie-t-il en fustigeant « les forteresses fermées sur elles-mêmes ». François Bayrou marque ses différences avec Nicolas Sarkozy « qui porte en lui une société violente et a une véritable fascination pour le modèle américain  » davantage qu’avec Ségolène Royal. « Qui peut devancer Nicolas Sarkozy au second tour ? », lance-t-il comme un pressant appel au vote utile… vers les sympathisants socialistes. •

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