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CAP21 Nord-Pas-de-Calais, mouvement écologiste, humaniste et citoyen animé par Corinne Lepage pour un développement durable.

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LES MICROPARTICULES, MAUVAISES POUR LA SANTÉ,

Energie et Développement Durable, n°18, septembre-octobre 2007

Les microparticules de moins de 2,5 microns de diamètre sont déjà connues pour nuire grave­ment à la santé, parce qu'elles s'infiltrent dans la circulation sanguine par les voies respiratoi­res. Mais on ne pense pas à elles en ce qui concerne le réchauffement climatique. C'est sans doute une erreur, qui pourrait avoir des conséquences pratiques sur les meilleures solutions pour lutter contre le changement climatique.

L'effet des aérosols de particules sur le climat est plus difficile à cerner, parce que le bilan résulte de phénomènes différents, qui peuvent jouer en sans inverse (certains refroidissent l'atmosphère, d'autre la réchauffent et un même aérosol peut même refroidir la surface tout en réchauffant les couches supérieures de l'atmosphère). Cependant, plusieurs études s'accordent pour attribuer d'ici la fin du siècle, un effet de réchauffement non négligeable à un des composants les plus répandus dans les aérosols, le noir de carbone. Celui-ci provient essentiellement de la combustion du gazole, du charbon et dans une moindre mesure mais pour une part qui croît rapidement, du développement de la biomasse-combustible.

Le carbone issu de la combustion se trouve sous des formes différentes suivant les caractéristiques de la flamme. Pour l'effet sur la lumière, on distingue le noir de carbone qui est essentiellement du carbone élémentaire et du carbone dans des composés organiques (carbone organique). les aérosols de carbone organique ont pour effet de réfracter la lumière et en renvoient donc une partie en ­dehors de l'atmosphère : ils ont un effet de refroidissement. Les particules de noir de carbone se retrouvent entourées d'autres particules minérales, sans être totalement mélangées. Les chercheurs s'accordent pour trouver un effet de réchauffement (différence entre un refroidissement de la sur­face, parce que le noir de carbone disperse une partie de la lumière du soleil et en absorbe une autre partie, autant de lumière qui n'atteint pas la surface terrestre et un réchauffement, plus important, des couches supérieures de l'atmosphère où les rayonnements provenant à la fois de la terre et du soleil sont absorbés par le noir de carbone qui s'échauffe).

Les calculs donnent une fourchette à la fin du siècle qui va de 1° (d'augmentation si tout le noir de carbone est confiné dans les couches limi­tes de l'atmosphère terrestre, à 0,3° (s'il se trouve entièrement dans la troposphère (à plus haute altitude).

Il faudrait donc limiter drastiquement la quantité de microparticules de moins de 2,5 microns (alors qu'elles n'étaient même pas prises en compte jusqu'à présent dans les normes d'é­mission), ce qui aura un impact sur les dispositifs de combustion, utilisant des combustibles fossiles mais aussi de la biomasse.

 

FINAL REPORT, Global Radiative Effect of Particulate Black Carbon

By Serena H. Chung, The Cooperative Institute for Research ln Envlronmental Sciences

NOAA Aeronomy Laboratory, Boulder, CO 80503 and John H. Seinfeld, Departments of Chemical Engineering and Environmental Science and Engineering, Prepared for the California Air Resourœs Board and the Californla Environmental, Protection Agency May 2,2005                      http://arbis.arb.ca.gov/research/apr/past/02- 322.pdf

 

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