Depuis une dizaine d’années, les éco - entreprises sont devenues un poids lourd du tissu économique régional.
Ce secteur compte pas moins de 500 entreprises, représentant plus de 16 000 emplois, dont une grande partie dans le secteur du déchet, très porteur sur la région, du fait de la présence d’une grande diversité d’industries génératrice de déchets.
Ainsi, pour ne citer qu’un exemple, les teintureries génèrent la création d’éco – entreprises liées au traitement de l’eau ; l’industrie agroalimentaire dans le domaine du traitement et du compostage des déchets.
Néanmoins, ce que l’on remarque ces dernières années, c’est que les industriels passent d’une attitude curative à une attitude préventive : plutôt que de traiter les déchets, ils préfèrent créer des déchets le plus recyclable possible, afin de pouvoir les réutiliser dans leur cycle de production.
Reste qu’à côté du secteur des déchets, d’autres émergent et sont très prometteurs pour l’avenir : il y a le secteur de la création d’éco – matériaux (ex : revaloriser du textile usager pour en faire un isolant comme le Relais de Bruay La Buissière, dans le Pas de Calais), le secteur de l’architecture écologique ( création de cabinet d’architectes spécialisés dans l’habitat écologique, comme k’asa B’io à Linselles, dans le Nord), le secteur des énergies renouvelables, où la France doit tenir ses engagements européens, ce qui promet un bel avenir à l’Eolien, la valorisation énergétique de la biomasse ou encore le photovoltaïque, ou pas moins de quatre ou cinq projets de créations d’entreprises existent, notamment dans le domaine des capteurs solaire, simplement pour la Région Nord Pas de Calais.
Malgré cela, il existe encore beaucoup de nouvelles activités à développer, telle l’ingénierie de solutions, qui offre les activités les plus exportables vers de nouveaux marchés, comme la Chine ou l’Europe de l’Est.
L’Entreprise ADA l’a très bien compris, puisqu’elle à déjà ouvert une filiale spécialisée dans la conception de bâtiments HQE à SHUZOU, en Chine.
Quant à l’Europe de l’Est, on estime à environ 100 milliards d’Euros, la somme qui doit y être dépensée, simplement pour respecter les normes européennes, liées à l’environnement.
Voilà vraiment de quoi inciter les entreprises régionales à investir dans le domaine de l’éco-économie !!!
Laurent JEANNAS
(sources chiffrées : IFEN – Institut Français d’Environnement )