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CAP21 Nord-Pas-de-Calais, mouvement écologiste, humaniste et citoyen animé par Corinne Lepage pour un développement durable.

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Quand la France paie le fait d'être devenue une république bananière.

Par Corinne LEPAGE.

Depuis des années le nom de la France et d’un certain nombre de ses responsables ont été malheureusement mêlés à des affaires de corruption ou de trafic d’influence dans de nombreux pays du monde.
 
Certes, objectera-t-on que la France n’est pas le seul grand pays industrialisé à se retrouver dans cette situation, mais des noms célèbres en Europe et aux Etats-Unis se sont retrouvés mêlés à des affaires de commissions occultes.
 
Dès lors, sommes nous vraiment dans une situation particulière ?
 
Une réponse affirmative s’impose liée au fait que la place de la France sur des marchés où la corruption est monnaie courant (armement, pétrole….), s’ajoute une culture très spécifique dans notre pays du secret et une quasi-absence de contre-pouvoir .
 
Dès lors qu’aux Etats Unis ou en Angleterre, pour ne pas parler des pays scandinaves, le droit de chaque citoyen d’accéder librement à toute information est désormais reconnu et exercé grâce à des associations puissantes, la France s’enfonce dans une culture du secret qui, bien loin de se réduire, ne fait en réalité que s’étendre.
 
Ainsi si l’on prend l’exemple de l’Affaire de Clearstream, le juge Van Ruymbeke n’aurait jamais eu à s’intéresser aux propositions de Monsier Gergorin si on ne lui avait opposé, le « on » couvrant la Droite et la Gauche, le secret-défense sur le nom des heureux bénéficiaires des rétro-commissions des frégates de Taiwan.
 
Le début du commencement d’un droit à l’information à l’égard du mode de fonctionnement des Renseignements Généraux et de la D.S.T existait comme il existe aux Etats Unis au regard du F.B.I ou de la C.I.A, il est plus que probable que des cabinets noirs, des fonctionnements non républicains  viendraient infiniment plus aléatoires parce que beaucoup plus dangereux dans la mesure où ils pourraient être portés à la connaissance du public.
 
Dès lors, et en définitive, non seulement la France a à faire face à des pratiques quasi-mafieuses impliquant des responsables politiques et économiques, sans que la justice ne parvienne réellement à s’exercer dans les affaires policito-financières (et les agressions dont le juge Van Ruymbeke, connu pour son intégrité, fait l’objet aujourd’hui en sont une parfaite illustration) mais encore, la pratique quasi-obsessionnelle du secret et l’absence de contre-pouvoir constituent en réalité un encouragement permanent à continuer dans ces pratiques plus que douteuses.
 
Ainsi, nous ne ferons pas l’économie d’une réforme fondamentale des institutions, car ce sont elles qui permettent cette perversion, institutions républicaines qui nous éloignent chaque jour davantage des pratiques des autres démocraties et de l’esprit républicain et démocratique que nous prétendons incarner.

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