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Sites à utiliser ... sans retenue

Corinne Lepage présente sa campagne présidentielle et ses propositions sur le site www.corinnelepage.fr et a créé aussi le site "à vos droits citoyens" avec 10 propositions mises en débat pour renouveler notre constitution et donc le fonctionnement de notre démocratie www.avosdroitscitoyens.fr

Le site sur les gaz non conventionnels et les risques liés à leur exploitation créé par CAP21 : http://deleaudanslegaz.com

21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 08:04

( Corinne LEPAGE et Yann WERLHING lors de la conférence de Presse )

( La conférence de Presse )

Un grand rassemblement international contre la construction du réacteur EPR se tiendra les 15 et 16 avril prochains à Cherbourg à l'appel de nombreuses organisations dont Greenpeace, le réseau "Sortir du Nucléaire", de mouvements politiques tels que les Verts ou CAP 21.

Au-delà de sensibilités très diverses, Yann Werlhing pour les Verts, Corinne Lepage et Eric Delhaye pour CAP 21, Philippe Brousse directeur du réseau Sortir du Nucléaire, Hélène Gassin, responsable Energie de Greenpeace France, l'humoriste Marc Jolivet, le chanteur Kent, Didier Anger du collectif régional de Normandie et de l'Ouest viennent d'organiser une conférence de presse pour exprimer leurs points de vue : l'occasion pour Corinne Lepage de poser le débat sur le terrain de la démocratie et d'appeler à un référendum d'initiative populaire sur le sujet.
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Published by Laurent JEANNAS - dans Energie
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3 janvier 2005 1 03 /01 /janvier /2005 00:00
  

LES CONDITIONS D’UN DEVELOPPEMENT

RAISONNE DE L’ ENERGIE EOLIENNE par Laurent Jeannas

Suite à une directive européenne du 27 Septembre 2001, la France s’est engagée, d’ici 2010, à élever sa part de consommation d’électricité, issue des énergies renouvelables.

Des actions ont ainsi été engagées pour le développement de ces énergies, notamment l’éolien, où il y a eu fixation de tarifs de rachat de l’électricité supérieurs à ceux fixés pour la production d’électricité issue du nucléaire.

Ce surcoût a amené de nombreuses critiques car, en dehors du fait qu’elle rend l’énergie éolienne plus coûteuse pour la collectivité, elle incite les investisseurs à préparer des projets importants, destinés à augmenter les bénéfices.

De plus, les collectivités locales peuvent se laisser tenter par la perspective de taxes professionnelles supplémentaires, favorisant ainsi le développement d’une pression irraisonnée sur les sites et paysages susceptibles d’accueillir ces structures.

On pourrait alors légitimement se demander si, d’un objectif avéré de protection de l’environnement, nous n’aboutirions pas à une atteinte à ce même environnement, par une dénaturation des paysages et de l’environnement sonore des éoliennes: est-ce que le remède ne serait, finalement, pas pire que le mal ?

En fait, la pratique régionale des dossiers d’implantation d’éoliennes montre que les dérives pourraient être évitées, si une démarche volontariste de concertation, la plus large possible, était engagée dès le lancement des projets.

Pour cela, le développement des schémas régionaux éolien doit être encouragé.

L’exemple de la Région Nord - Pas de Calais, sur cette question, est frappant : deuxième région la plus ventée de France, le schéma régional éolien a été mis en place, à l’initiative du Conseil Régional, et a permis de prendre en compte les contraintes urbaines, paysagères, l’impact environnemental, les couloirs de migration des oiseaux, la densité urbaine…, autant de facteurs destinés à éviter le « tout éolien » à n’importe quel prix.

A partir de ces informations, des sites propices ont été définis, et servent de bases à l’élaboration des projets d’implantation.      

Depuis lors, des parcs éoliens se sont développés, essentiellement sur le Pas de Calais, moins urbanisé que le Nord, tandis que, globalement, environ vingt cinq projets ont été déposés, pour une dizaine encore en instruction.

Le problème est qu’un schéma régional éolien n’est en aucun cas opposable, c’est à dire qu’il n’a pas force de contrainte pour les investisseurs, comme l’a, par exemple, un plan local d’urbanisme.

Ainsi, dans l’attente de disposer de schémas régionaux éoliens opposables, ce qui est plus que souhaitable, la « contre-proposition » ne peut émaner que de la concertation engagée sur le projet. 

Il est donc primordial que celle-ci soit la plus large et la plus précise possible.

En effet, c’est durant la concertation que le projet sera amélioré, et que le choix définitif de la localisation des appareils sera  arrêté.

C’est cette concertation qui permettra, éventuellement, de réduire, voire gommer, les dérives des investisseurs, dans leur recherche effrénée de profit, et de vérifier la concordance du projet avec les dispositions du Schéma Régional Eolien. 

Néanmoins, cette concertation aboutit très rarement à un consensus, au mieux à un compromis.

Il faut donc faire en sorte de démontrer l’attention portée à la population, laquelle est destinée à vivre longtemps avec les éoliennes.

Pour cela, une valorisation du site peut-être envisagée, par le biais d’un programme d’animation touristique, mais cela ne suffira pas.

Il est surtout souhaitable qu’une réelle instance de concertation soit créée, et que chacun y connaisse son rôle.

Sous quelle forme ? un comité de pilotage local, non institutionnalisé, semble être une piste envisageable.

Le rôle de l’élu local y sera essentiel, car c’est lui qui est le garant de l’intérêt général, et c’est à lui que s’adressent, en priorité, les habitants.

Il peut se faire assister par des représentants de l’ADEME, lesquels se révèlent  toujours forts utiles lorsqu’il s’agit d’évacuer les craintes formulées par les riverains.

Le porteur de projet, quant à lui, doit être présent, afin de faire la preuve de son honnêteté, de sa volonté de trouver une solution optimale, sans donner le sentiment de ne rechercher que le profit.

Au sein de ce comité de pilotage, le représentant de l’état doit pouvoir être présent, son rôle devant être d’être le garant du bon respect de la procédure par le producteur.

La population, enfin, doit être en mesure de pouvoir comprendre tous les tenants et les aboutissants du projet.

Dans ce cadre, l’organisation d’une réunion publique initiale, est une excellente occasion de répondre à cette attente, chaque habitant devant pouvoir en repartir avec une documentation objective et neutre.

Au cours de cette réunion, les élus devront exprimer leur souhait d’associer la population à la concertation, et définir les modalités de cette association ( nombre de représentants au sein du comité de pilotage, désignation,…).

Une fois constitué, le Comité de Pilotage aura à répondre à trois questions : « pourquoi ? comment ? où ? ».

Si le porteur du projet, où les institutions compétentes, parviennent à convaincre les habitants du « pourquoi développer l’éolien ? », ils auront d’autant plus de facilités à définir le « comment ? », jusqu’à parvenir à un terrain d’entente sur le « où ériger les éoliennes ? »

Le fait de procéder de la sorte, à défaut de garantir un consensus, permettra de montrer que le projet à un sens qui peut être partagé par une grande partie de la population.

Malgré cela, il est possible qu’un projet se heurte à ce que l’on appelle le phénomène « Nimby » ( Not in my back yard – « Pas dans mon jardin » ), qui consiste en une opposition systématique au projet, reposant sur des accusations, souvent fantaisistes, émanant de personnes indifférentes à toute notion de développement durable.

Face à ce genre de comportement, ce qui doit toujours prédominer, c’est la notion d’intérêt général.

Or, face à une énergie comme l’éolien, ressource propre, efficace, à l’abri des aléas géopolitiques, utilisant des infrastructures réversibles, permettant de délocaliser la production d’énergie, et donc d’amenuiser les pertes dues au transport, il faudra toujours mettre en avant le fait que toutes les sources d’énergie doivent être développées, avec discernement et volontarisme.

Dans ce cadre, l’éolien étant l’énergie renouvelable la plus mâture, à l’heure actuelle, son utilisation peut parfois être justifiée, contre l’avis populaire, dès lors que les conditions techniques d’une utilisation harmonieuse sont réunies.  

  Le rôle des élus, dans cette hypothèse, sera, à nouveau, fondamental, puisque c’est à eux qu’il reviendra de prendre la décision finale.

Finalement, on peut dire, globalement, que le développement des énergies renouvelables constitue le grand défi du XXIéme Siècle, que l’éolien en est le fleuron actuel, et que les mesures devant permettre son développement raisonné doivent être mises en place, au plus tôt, au niveau régional, afin de permettre leur émergence au niveau national

                                                            Laurent JEANNAS

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Published by Grégoire JACOB - dans Energie
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Partenariats

CAP21 Nord Pas-de-Calais participe aux collectifs  régionaux :

- Sortir du Nucléaire,

- Contre l'exploitation des gaz de couche.

  • A Lille au Collectif "Place aux piétons et pour la mobilité douce"  pour une piétonnisation de la Grand Place de Lille dans un contexte de mobilité incitant à l'utilisation de transports doux (marche, vélo,...).
  • A Lesquin au Collectif "Lesquin Objectif 0,6" dans le cadre d'un combat des habitants pour une meilleure protection vis à vis des ondes électromagnétiques.

 

Lecture recommandée

CAP21 NORD PAS DE CALAIS vous incite à lire ces revues de grande qualité :

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Alternatives Economiques