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Sites à utiliser ... sans retenue

Corinne Lepage présente sa campagne présidentielle et ses propositions sur le site www.corinnelepage.fr et a créé aussi le site "à vos droits citoyens" avec 10 propositions mises en débat pour renouveler notre constitution et donc le fonctionnement de notre démocratie www.avosdroitscitoyens.fr

Le site sur les gaz non conventionnels et les risques liés à leur exploitation créé par CAP21 : http://deleaudanslegaz.com

8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 07:49

actu_environnement.jpgLa vice-présidente du groupe écologiste du Sénat, Marie-Christine Blandin (Nord), et plusieurs de ses collègues ont déposé le 28 août une proposition de loi visant à créer la "Haute autorité de l'expertise scientifique et de l'alerte en matière de santé et d'environnement" (HAEA).

Son objectif ? Protéger les alertes et les lanceurs d'alerte. Il s'agit de "compléter les mécanismes institutionnels existants par des procédures permettant à des alertes de voir le jour et d'être instruites, à des conditions et selon des modalités précisément définies", explique l'exposé des motifs. La loi viserait également "à assurer aux lanceurs d'alerte le droit de diffuser des informations sans subir de mesures de rétorsion discriminatoires ou d'atteintes disproportionnées à leur liberté d'expression".

En bref, la HAEA devra instruire certaines alertes qui tendent aujourd'hui à échapper aux mécanismes "institutionnels". Les sénateurs estiment en effet que "des progrès pourraient être obtenus en se fondant sur les informations et savoirs détenus par des personnes physiques ou morales qui, ou bien ne relèvent pas de l'organisation officielle des alertes, ou bien, tout en en relevant, voient leur action entravée à un moment ou un autre du traitement de l'information qu'elles tentent de porter au jour".

La création de cette Haute autorité viendrait également mettre en œuvre les dispositions de la loi Grenelle 1 relatives à l'expertise scientifique, ainsi que les articles 2 et 3 de la Charte de l'environnement, expliquent ses promoteurs.

Laurent Radisson

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 08:33

actu_environnement.jpgLe Gouvernement accepte le principe d'une interdiction du perchloroéthylène, substance classée "cancérigène probable", dans les pressings. Mais celle-ci s'échelonnerait entre 2014 et 2022 suivant les installations.

Les ministères chargés de l'écologie et de la santé ont rendu public vendredi 20 avril les grandes lignes du projet d'arrêté ministériel visant à interdire progressivement l'utilisation du perchloroéthylène dans les installations de nettoyage à sec.

Suspension des installations les plus problématiques

Le ministère de l'Ecologie a transmis fin 2011 le projet d'arrêté auprès des professionnels concernés pour consultation. Dans sa version actuelle, le texte prévoit l'interdiction de toute nouvelle installation fonctionnant avec cette substance dans des locaux contigus aux habitations. De même que la suspension de l'activité des pressings si la "valeur d'action rapide" de 1.250 mg/m3 recommandée par le Haut Conseil de santé publique est dépassée dans les locaux contigus.

Tetrachloroethylene-3D.png

Le calendrier d'interdiction de la substance s'échelonnerait sur plusieurs années dans les installations existantes, selon les modalités suivantes :

  • en 2014, interdiction d'exploiter une machine au perchloroéthylène de plus de 15 ans,
  • au plus tard au 1er janvier 2018, arrêt des installations ne bénéficiant pas de la marque NF, une norme assurant l'étanchéité des machines,
  • au plus tard au 1er janvier 2022, arrêt des installations de marque NF, sauf à respecter certaines distances de rejet par rapport aux bâtiments voisins.

Le projet d'arrêté sera soumis début mai à la consultation du public. Il sera examiné par la Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques lors de séance du 29 mai. La signature du texte par le futur ministre chargé de l'écologie pourrait intervenir avant l'été.

"Le principe d'un suivi de ces mesures avec nos trois associations a été acté. La prochaine réunion est prévue fin juin", ont indiqué le Réseau environnement santé (RES), l'Association des victimes des émanations de perchloroéthylène des pressings (Advepp) et Générations futures, dont une délégation a été reçue le 19 avril par le Directeur général de la santé.

Nouvelle valeur limite contraignante

Les inspecteurs du travail vérifient, par ailleurs, les conditions de travail des salariés concernés et le respect des règles du code du travail. "L'inspection régulière de ces installations a permis de diminuer de plus de la moitié la valeur limite d'exposition des travailleurs, suivant les recommandations de l'Anses", précise le ministère du Travail. Un projet de décret rend contraignante une nouvelle "valeur limite 8 heures" à 138 mg/m2. "Son entrée en vigueur est prévue au 1er juillet 2012", ajoute-t-il.

De plus, le ministère du Travail définit actuellement "un protocole de prise en charge médicale spécialisée des personnes exposées au perchloroéthylène avec notamment la participation des centres de pathologie professionnelle et environnementale et de l'Institut de veille sanitaire".

Evaluation des risques associés aux produits de substitution

Les deux ministères concernés ont par ailleurs chargé l'Anses et l'Ineris de mener des travaux d'évaluation des risques potentiels associés aux produits de substitution. "Il faut (…) veiller à ce que les produits de substitution ne soient pas pires que le perchloroéthylène", indiquait Laurent Michel, Directeur général de la prévention et des risques, en février dernier.

Le RES, l'Advepp et Générations futures, qui réclamaient l'interdiction de cette substance et avaient même menacé en février le Gouvernement d'actions judiciaires, se félicitent "du changement radical de la politique du ministère de la Santé qui ne défend plus l'usage contrôlé du perchlo mais accepte le principe de son remplacement".

Même si la demande des ONG portant sur la prise en compte par la France de la norme de 40 mg/m3 définie par l'Agence de protection de l'environnement (EPA) des Etats-Unis reste encore lettre morte.

Laurent Radisson

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 15:04

Alerte aux micropolluantsElles sont invisibles, dans l’air, l’eau, le sol, ces centaines de milliers de molécules artificielles produites aujourd’hui par l’industrie. Les chercheurs détectent peu à peu leur présence, mais elles sont dispersées, souvent persistantes, se combinant entre elles hors de tout contrôle. Ce livre nous met en alerte sur cette contamination chimique très complexe, aux répercussions planétaires, et avec maintes retombées dans notre vie quotidienne. Les conséquences toxiques ou génétiques en sont très préoccupantes: cancers, asthme, obésité, baisse de la fertilité. Les micropollutions dues à l’agriculture, à nos produits d’hygiène, aux additifs de notre alimentation, aux médicaments, au trafic, aux rejets industriels, sont systématiquement décrites dans ce livre. Nous sommes plongés dans le monde du nanogramme, tel l’effet d’un sucre dans une piscine olympique. Mais c’est à cette échelle que bien des contaminants liés à notre activité industrielle et à nos gestes de chaque jour font courir à la nature et à notre santé des risques graves. Vaste problématique dont il est grand temps que l’opinion publique prenne conscience.

Le contenu : De notre confort quotidien à la menace invisible des micropolluants - Quelques catastrophes et le début des réglementations - D’où viennent les micropolluants ? - La délicate évaluation du risque environnemental - Alerte aux micropolluants - Les risques pour les humains - «Les 12 salopards» - Les pesticides - Les métaux et métalloïdes polluants - Encore d’autres polluants: biocides, médicaments, cosmétiques, nanoparticules - Agir contre la micropollution: les objectifs actuels, les nouveaux instruments - Une bombe à retardement - Glossaire - Sources bibliographiques - Livres et revues - Sites web

Les auteurs :

Nathalie Chèvre est écotoxicologue et travaille comme chercheuse et chargée de cours à l’Université de Lausanne. Ses recherches sont focalisées sur l’évaluation du risque des mélanges de substances chimiques. Etudes d’ingénieure en environnement, thèse à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et post-doc à Environnement Canada, Montréal. A travaillé plusieurs années à l’Eawag, Institut suisse de recherche dans le domaine de l’eau, sur la problématique du risque des pesticides et des médicaments.

Suren Erkman est responsable du groupe écologie industrielle à la Faculté des géosciences et de l’environnement de l’Université de Lausanne. Après des études de Lettres (philosophie) et de sciences (biologie) à l’Université de Genève, il a exercé une activité de journaliste scientifique dans divers médias en Suisse et à l’étranger. Dès le début des années 1990, il a participé à l’émergence de l’écologie industrielle, sujet de son doctorat en sciences de l’environnement à l’Université de technologie de Troyes. Il a également créé plusieurs entreprises, notamment SOFIES (Solutions for Industrial Ecosystems) à Genève, ainsi que le ROI (Resource Optimization Initiative) à Bangalore, en Inde.

Alerte aux micropolluants, Presses polytechniques et universitaires romandes, Lausanne, 2011. 13,5 Euros. ISBN 978-2-88074-938-5.

Ecoutez leur interview sur la Radio Suisse Romande (RSR) http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/rien-n-est-joue/?date=12-01-2012

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 11:09

logo-lemonde.jpgPlus de 3 000 signatures contre la suspension, en 2012, d'un programme de recherche français

La fronde s'amplifie après la suppression, pour 2012, du programme CESA, seul projet en France sur les contaminants de l'environnement et leurs effets sur la santé financé par l'Agence nationale de la recherche (ANR). Une pétition pour le rétablissement de cet appel d'offres, sur le site Petitionpublique.fr, a déjà réuni 3 330 signataires. Chercheurs et parlementaires multiplient les démarches auprès du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Ce dernier parle d'un simple décalage dans le temps.

En 2011, pour sa première année de fonctionnement, le programme CESA avait distribué 8 millions d'euros pour des projets de recherche en santé environnementale et écotoxicologie. Un domaine dans lequel la France accuse du retard.

Les justifications de la décision de l'ANR ont fluctué. Dans un courriel du 14 novembre 2011 informant les chercheurs concernés que " l'ouverture de l'appel à projets CESA est suspendue pour l'année 2012 ", son responsable, le professeur Pierre Caumette, évoquait une réflexion engagée " de façon à mieux redéfinir ses buts et ses objectifs par rapport aux programmes proches à l'ANR et à l'Anses - Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail - ".

Puis, dans un courrier du 22 décembre, Jacqueline Lecourtier, directrice générale de l'ANR, invoquait la " baisse régulière " du budget de programmation scientifique de l'Agence, " de 629 millions d'euros en 2010 à 515 millions d'euros en 2012 ". Et affirmait sa volonté de ne pas diminuer l'aide apportée aux grands projets triennaux.

D'où le sacrifice de certains programmes thématiques, comme le CESA, qui feront l'objet de deux appels au lieu de trois sur la période 2011-2013. Mme Lecourtier rappelle l'existence de programmes " sur le même champ de recherche ", lancés par l'Anses ou l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Elle rappelle que, depuis 2005, l'aide de l'ANR dans ce domaine s'élève à 65 millions d'euros pour 195 projets.

" Décision politique "

" Cela représente moins de 1 % de l'argent dont dispose l'ANR, s'indigne Bernard Jégou, président du conseil scientifique de l'Inserm et l'un des premiers chercheurs mobilisés. Sur les trois programmes thématiques arrêtés pour 2012, deux concernent l'environnement. C'est une décision politique. "

Lundi 6 février, le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Laurent Wauquiez, a indiqué qu'à la suite du report du programme CESA, un groupe de travail a été mis en place avec les ministères et institutions concernés. Ce groupe rendra, fin février, ses conclusions " sur la configuration du "nouveau CESA" et son positionnement ". Ce qui permettrait d'avancer à mars ou à début avril le lancement de ce programme.

Paul Benkimoun

Pétition Pour le rétablissement de l’appel d’offre de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) concernant les contaminants de l’environnement et leurs effets (CESA)

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=ANRCESA

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 07:26

France5La première diffusion a été réalisée hier, ce 22 janvier 2012 à 20 h 35 sur France .

L'aluminium envahit discrètement le quotidien. Il est pourtant toxique. Agent levant dans les pains et les viennoiseries, conservateur dans les charcuteries et les plats préparés, antiagglomérant dans le sel ou pour les crèmes cosmétiques, colorant dans les confiseries, blanchisseur dans les dentifrices, anti-transpirant dans les déodorants. Le métal multiplierait par deux les risques d'Alzheimer et les chercheurs découvrent peu à peu qu'il provoque d'autres maladies graves. Il est fortement soupçonné de conduire au cancer du sein via les anti-transpirants. Il y a trois ans, l'Europe a tiré la sonnette d'alarme et conseille à chacun de ne pas absorber plus d'un milligramme d'aluminium par semaine. Mais comment éviter la surdose ?

Voici la vidéo remise en ligne par le site de l'ASEF


 

669px-Gibbsite-crystal-3D-balls

La molécule d'hydroxyde d'aluminium, telle que présente, par exemple, dans un anti-transpirant.

Celui qui a contribué à la réalisation de cette émission s'exprime sur le site de l'association Santé Environnement France (www.asef-asso.fr)

Dr Souvet, on parle beaucoup des dangers de l'aluminium notamment dans les déodorants. L'aluminium est-il vraiment dangereux?

L’homme est exposé à l’aluminium de façon naturelle (sols, air, ingestion d’aliments provenant de la terre, eau de source). Mais, l’aluminium, contrairement au fer, n’apporte rien à l’organisme. Notre corps fait d’ailleurs tout pour le chasser et l’élimine en grande partie par les reins. Depuis les années 70, il est de notoriété publique que l’aluminium est très toxique et qu’il entraîne des troubles neurologiques importants.

A quel stade peut-on parler d'intoxication?

La dose limite est difficile à déterminer. D’abord parce que l’on a du mal à mesurer clairement le taux d’aluminium accumulé dans l’organisme. Ni les analyses de sang, ni les analyses d’urines n’apportent des preuves précises de la présence du métal et on ne les pratique aujourd’hui que sur dialysés. Il faudrait sans doute creuser d’autres pistes, comme l’étude des cheveux par exemple. Deuxièmement, l’aluminium n’agit pas seul, il peut se combiner à d’autres substances présentes dans le corps et former un cocktail explosif. En présence d’acide citrique, par exemple, son absorption est renforcée. Aussi, tout le monde n’est pas égal devant l’aluminium. Les personnes ayant des problèmes de reins ou des intestins plus fragiles pompent plus facilement le métal. A l’inverse, on sait que la silice rend le métal moins absorbable et neutralise en partie son action.

Quels effets un taux important d'aluminium produisent-ils sur l'organisme?

L’aluminium est un neurotoxique avéré, ce qui signifie qu’il agit comme un véritable poison au niveau du système nerveux. Il déclenche toutes sortes d’encéphalopathies. Les malades ont du mal à se concentrer, deviennent confus, agités… Les troubles du comportement se multiplient sans raison apparente.

Lorsqu'on est contaminé, peut-on se détoxifier?

Malheureusement non. Lorsque l’aluminium a atteint le cerveau, il ne peut plus en partir. C’est pourquoi la meilleure solution aujourd’hui reste de se tenir à l’écart du métal.

Comment se trouve t-on exposé à l'aluminium?

Je conseillerai d’abord de refuser les vaccins avec adjuvants. Ceux-ci sont bourrés d’hydroxyde d’aluminium responsables de ce que les spécialistes appellent la myofasciite à macrophages. Pour faire simple, une intoxication à l’aluminium qui se traduit par une grande fatigue, des douleurs dans tout le corps et des troubles cognitifs. Lors de la dernière grande campagne de vaccination l’hiver dernier (contre le virus H1N1), on a prouvé qu’il était possible de fabriquer des vaccins sans adjuvant, pourquoi ne pas généraliser la pratique aujourd’hui à l’ensemble des vaccins ?

Ensuite, il faut éviter les pansements gastriques antiacides qui contiennent de l’aluminium en grande quantité. Trop souvent utilisés en automédication, ils favorisent l’absorption du métal.

Les citoyens doivent également faire pression auprès des distributeurs d'eau potable qui ajoutent des sels d’aluminium pour la rendre plus claire. Les consommateurs doivent les amener à changer de pratique en réclamant des analyses d’eau et en réclamant d’autres techniques de traitements. Paris utilise depuis 30 ans un traitement ferrique, le reste de l’Hexagone devrait pouvoir suivre.

Enfin, éviter les cosmétiques contenant des sels d’aluminium : déodorants, crèmes solaires, maquillage, etc. Ces dérivés de l’aluminium entrent même dans la composition de certains anti-transpirants à hauteur de 25%. certaines études les ont impliqués dans les cancers du sein. Toutefois le problème du cancer reste multifactoriel et complexe alors, aluminium ou pas, le meilleur geste reste de ne pas du tout utiliser d’anti-transpirants, dont la fonction première est d'empêcher un phénomène normal et nécessaire au bon fonctionnement de notre organisme : la régulation de la température corporelle par la transpiration.

Cardiologue dans les Bouches-du-Rhône, Pierre Souvet est le Président et le co-fondateur de l’ASEF. En 2008, il a été élu "Médecin de l’année" en raison de son combat sur les questions de santé environnementale.

On peut aussi lire l'ouvrage d'investigation "Quand l'aluminium nous empoisonne" de Virginie Belle aux editions Max Milo, 2010.

Quand-l-aluminium-nous-empoisonne.jpg

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 10:19

Menaces-sur-nos-neurones.jpgAlzheimer, parkinson, sclérose en plaques, autisme… Pourquoi le nombre de personnes atteintes d’une maladie neurodégénérative explose-t-il, et pour quelles raisons les malades sont-ils de plus en plus jeunes ? Ce livre révèle que ces maladies se préparent déjà dans le ventre des mères, devenues malgré elles des « mamans neurotoxiques ». Ensuite, tout au long de la vie, nos neurones sont exposés à un cocktail d’agressions capable de diminuer irréversiblement les fonctions de notre cerveau. Ces substances parfaitement identifiées et documentées par les scientifiques, pourraient être bannies de notre environnement si une véritable politique de prévention était menée.
Au moment où ce type de maladie a été déclaré “cause nationale” en France, l’enquête événement  de Marie Grosman et Roger Lenglet accuse : malgré les connaissances scientifiques la prévention est gravement négligée.
Etudes et investigations rigoureuses à l’appui, les auteurs démontent le mécanisme d’un “effet d’aubaine” ignoble en faveur de l’industrie pharmaceutique et proposent des solutions face à cette crise sanitaire.

Marie Grosman est biologiste, spécialiste de santé publique. Elle est agrégée en sciences de la vie, diplômée en épidémiologie et en santé environnementale.

Roger Lenglet est un philosophe français et journaliste d'investigation, auteur en outre de nombreux ouvrages d'analyse et d'enquête.

 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 07:45

INRS.gifUne étude publiée dans la revue Annals of Neurology montre un lien possible entre l’exposition à certains solvants (trichloréthylène et perchloroéthylène) et la survenue de la maladie de Parkinson. Selon les chercheurs, l’exposition professionnelle augmenterait significativement le risque de développer la maladie.

Les solvants sont utilisés dans de nombreux secteurs industriels. On sait depuis longtemps que ces produits chimiques peuvent avoir des effets néfastes sur la santé des salariés exposés. Une exposition régulière, même à faible dose, peut entraîner à plus ou moins long terme des atteintes, dont certaines sont irréversibles (cancers, insuffisances rénales ou hépatiques, impact sur la reproduction…).

Les travaux de chercheurs américains publiés dans la revue Annals of Neurology en novembre 2011 montrent que le trichloréthylène et le perchloroéthylène, des solvants d’utilisation courante dans l’industrie, pourraient également augmenter les risques de survenue de la maladie de Parkinson chez les travailleurs exposés. La maladie de Parkinson est une pathologie neurodégénérative grave affectant le système nerveux central. Très invalidante, elle se caractérise notamment par des tremblements, un ralentissement des gestes et parfois des atteintes intellectuelles.

Ces résultats ont été obtenus à partir d’une étude réalisée auprès de 99 paires de jumeaux dont un seul a développé la maladie. Les chercheurs ont retracé leurs parcours professionnels respectifs et évalué leurs expositions à 6 solvants : le toluène, le xylène, le n-hexane, trichloréthylène, le perchloroéthylène et le tétrachlorure de carbone. Ils ont ainsi pu mettre en évidence un lien significatif entre l’exposition au trichloréthylène et le risque de survenue de la maladie de Parkinson. L’étude fait également apparaître une augmentation des risques consécutive à une exposition prolongée au perchloroéthylène et, dans une moindre mesure, au tétrachlorure de carbone. En revanche, aucun lien statistique n'a été trouvé pour les 3 autres solvants évalués (toluène, xylène et n-hexane).

Cet éclairage nouveau vient confirmer la nécessité de prévenir les risques liés à l’utilisation des solvants. La suppression ou la substitution des produits dangereux constitue la méthode de prévention la plus efficace. Si cela s’avère impossible, il est impératif de mettre en place des mesures de prévention collective (captage des polluants à la source, ventilation…). Quand ces mesures sont insuffisantes, les salariés susceptibles d’être exposés doivent être équipés de moyens de protection individuelle : vêtements de protection, gants, masques…

Source : INRS http://www.inrs.fr/accueil/header/actualites/etude-solvant-parkinson.html

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 13:30

Les NouvellesLe débat politique autour de la taxation des boissons sucrées a remis en avant les questions sur les risques éventuels de l'aspartame pour la santé. Marianne Buhler, gynécologue, membre du bureau politique de CAP21 et membre du Réseau environnement santé, juge nécessaire de réévaluer la nocivité de cet édulcorant. Entretien.

D'abord, qu’est-ce au juste que l'aspartame ?

BUHLER Marianne2Marianne Buhler : Un édulcorant de synthèse ou, pour parler plus simplement, un produit chimique pauvre en calories dont le pouvoir sucrant est environ 200 fois supérieur à celui du saccharose. Rien ne démontre cependant que le recours à l’aspartame ait contribué à faire maigrir quiconque à long terme.

 Cet édulcorant est-il dangereux pour la santé ?

Il est difficile de répondre car les études menées aux États-Unis en 1973 et 1974 (1) ayant permis la mise sur le marché de l’aspartame n’ont jamais été publiées. Plusieurs scientifiques américains attestent qu’elles ont été effectuées sans aucune rigueur, ce qui aurait dû conduire à les invalider. En l’absence d’éléments scientifiques permettant de démontrer la nocivité de ce produit, le raisonnement qui sous-tend son autorisation est le suivant : Tant que rien ne démontre que c’est nocif, on ne l’interdit pas. Inutile de dire que nous sommes aux antipodes du principe de précaution. Il faudrait au contraire inverser la charge de la preuve, c’est-à-dire prouver l’innocuité du produit avant d’en autoriser la commercialisation.

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 08:46

800px-bisphenol a.svgCAP21 se réjouit du vote des députés pour interdire le Bisphénol A dans les contenants alimentaires. Cette mesure devrait réduire significativement l’exposition quotidienne à ce produit chimique qui a un effet hormonal (perturbateur endocrinien) et va contribuer à diminuer l’intoxication du fœtus via la contamination maternelle. Les preuves sont aujourd’hui accablantes pour montrer que cette exposition pendant la grossesse induit des effets sanitaires graves pendant l’enfance et à l’âge adulte (cancer, diabète-obésité, troubles de la reproduction et du comportement).
Les regards doivent maintenant se tourner vers la scène européenne où les institutions communautaires ne se distinguent pas par leur volontarisme sur les enjeux des perturbateurs endocriniens. Nous nous associons au Réseau Environnement Santé qui considère que c’est, en premier lieu, la crédibilité de l’Agence européenne de sécurité alimentaire, l’EFSA, qui est remise en question : « L’EFSA ne peut continuer de nier la réalité des connaissances scientifiques en maintenant une Dose Journalière Admissible qui ne tient pas compte des centaines d’études montrant des effets aux faibles doses.».
Après la loi sur les biberons au BPA, l’adoption du vote d’aujourd’hui met le gouvernement français en position et en devoir de faire évoluer la position de la Commission européenne
La France doit insuffler la dynamique qui fait défaut à l’échelle européenne en fédérant d’autres Etats-membres pour travailler à l’élaboration urgente d’une réponse globale aux enjeux des perturbateurs endocriniens.
Des solutions de remplacement existent. Les industriels sauront sans aucun doute s’adapter rapidement à la nouvelle législation.
Nous ne pouvons que déplorer que la loi ne se mettant pas en place avant 2014 pour tous les produits et 2013 pour ceux concernant les femmes enceintes et les nourrissons ce sont des millions d’enfant qui seront exposés au bisphénols d’ici cette date.
BUHLER-Marianne2.jpgEn attendant nous devons informer la population des moyens à utiliser pour éviter le risque d’exposition en particulier des femmes enceintes comme de supprimer tout plastique au contact avec la nourriture, surtout lors du réchauffage au micro-onde, d’éviter les boissons en canettes et les boites de conserves qui ont tous un revêtement intérieur en BPA.

Marianne Buhler

Responsable des questions de Santé à Cap21

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 09:00

ANSES.pngDans le cadre des travaux d'évaluation des risques liés au bisphénol A, l'ANSES publie aujourd'hui deux rapports : l'un relatif aux effets sanitaires du bisphénol A, l'autre à ses usages. Ce travail met en évidence des effets sanitaires, avérés chez l'animal et suspectés chez l'homme, même à de faibles niveaux d'exposition. Ces effets pourraient par ailleurs dépendre fortement des périodes d'exposition au regard des différentes phases de développement de l'individu, conduisant à identifier des populations particulièrement sensibles.
Ce travail constitue une étape dans le processus d'évaluation de risques qui va se poursuivre. L'Agence considère néanmoins disposer de suffisamment d'éléments scientifiques pour identifier d'ores et déjà comme objectif prioritaire la prévention des expositions des populations les plus sensibles que sont les nourrissons, les jeunes enfants, ainsi que les femmes enceintes et allaitantes.
Cet objectif passe par la réduction des expositions au bisphénol A, notamment par sa substitution dans les matériaux au contact des denrées alimentaires qui constituent la source principale d'exposition de ces populations.
Dans ce cadre, l'Agence soumet à consultation le résultat de ses travaux et lance un appel à contributions afin de recueillir d'ici fin novembre 2011 toute donnée scientifique concernant, notamment, les produits de substitution disponibles et les données relatives à leur innocuité et leur efficacité.

Le travail de l'ANSES s'inscrit dans le cadre de saisines des pouvoirs publics datant de 2009 et 2010 sur les perturbateurs endocriniens, dont le bisphénol A. La première étape de l'expertise a consisté à identifier les différents usages du bisphénol A et, en parallèle, à caractériser l'ensemble de ses effets sanitaires. Cette première phase se concrétise par Les rapports publiés aujourd'hui.
Sur la base de l'analyse de l'ensemble de la littérature scientifique disponible, le groupe d'experts de l'AnNSES a conclu à l'existence d'effets avérés chez l'animal (effets sur la reproduction, effets sur la glande mammaire, effets sur le métabolisme, le cerveau et le comportement) et d'autres, suspectés chez l'homme (effets sur la reproduction et sur le métabolisme des sucres et des graisses, pathologies cardiovasculaires). Ces effets sont mis en évidence à des doses notablement inférieures aux doses de référence utilisées à des fins réglementaires et plus particulièrement lors de certaines périodes de la vie correspondant à des périodes de susceptibilité aux effets du bisphénol A (grossesse, périodes pré et postnatale).

Concernant les usages, l'Anses constate une très grande diversité de secteurs industriels déclarant une utilisation du bisphénol A. La production de plastique de type polycarbonate constitue une part majoritaire de son utilisation, sachant qu'une autre part importante sert à la synthèse de résines époxydes, notamment utilisées dans des matériaux au contact des denrées alimentaires.

Les travaux de l'Agence se poursuivent pour évaluer les expositions humaines alimentaires et environnementales et caractériser les risques sanitaires du bisphénol A, ainsi que les risques liés aux autres substances potentiellement perturbatrices endocriniennes. La complexité et l'ampleur des questions posées conduisent à inscrire ces travaux d'expertise dans la durée. Néanmoins, l'Anses considère disposer de suffisamment d'éléments scientifiques pour identifier, dès à présent, que l'objectif prioritaire consiste à réduire les expositions au bisphénol A des populations les plus sensibles. Cet objectif passe par la substitution des usages du bisphénol A dans les articles qui leur sont destinés (matériaux au contact des denrées alimentaires, jouets, articles de puériculture, etc.) en recourant à des substances ou technologies alternatives dont l'innocuité est démontrée.

Dans ce cadre et en parallèle à la poursuite de ses travaux, l'Agence lance un appel à contributions, afin de recueillir, d'une part, des commentaires sur le contenu et les suites de ses travaux et d'autre part, toute donnée scientifique concernant, notamment, les produits de substitution disponibles ainsi que les données relatives à leur innocuité et leur efficacité. Cet appel à contribution est ouvert jusqu'au 30 novembre 2011, les informations qu'il permettra d'obtenir seront rendues publiques et feront l'objet d'une analyse détaillée par l'Agence dans le cadre de l'élaboration de ses recommandations qui seront publiées début 2012.

En parallèle, l'Agence rappelle sa recommandation datant de 2010 et visant, à titre de prévention, à mettre à disposition du public une information claire sous forme d'un étiquetage systématique des ustensiles ménagers en contact avec les aliments, contenant du BPA et pouvant conduire à une exposition.

Enfin, l'Agence transmettra également le résultat de ces premiers travaux relatifs aux effets sanitaires du bisphénol A aux instances européennes concernées (EFSA, ECHA…), en vue d'examiner la pertinence d'une révision des doses de référence utilisées à des fins réglementaires.

Dans le cadre des travaux d'évaluation des risques liés au bisphénol A, l'Anses publie aujourd'hui deux rapports : l'un relatif aux effets sanitaires du bisphénol A, l'autre à ses usages. Ce travail met en évidence des effets sanitaires, avérés chez l'animal et suspectés chez l'homme, même à de faibles niveaux d'exposition. Ces effets pourraient par ailleurs dépendre fortement des périodes d'exposition au regard des différentes phases de développement de l'individu, conduisant à identifier des populations particulièrement sensibles.
Ce travail constitue une étape dans le processus d'évaluation de risques qui va se poursuivre. L'Agence considère néanmoins disposer de suffisamment d'éléments scientifiques pour identifier d'ores et déjà comme objectif prioritaire la prévention des expositions des populations les plus sensibles que sont les nourrissons, les jeunes enfants, ainsi que les femmes enceintes et allaitantes.
Cet objectif passe par la réduction des expositions au bisphénol A, notamment par sa substitution dans les matériaux au contact des denrées alimentaires qui constituent la source principale d'exposition de ces populations.
Dans ce cadre, l'Agence soumet à consultation le résultat de ses travaux et lance un appel à contributions afin de recueillir d'ici fin novembre 2011 toute donnée scientifique concernant, notamment, les produits de substitution disponibles et les données relatives à leur innocuité et leur efficacité.


Le travail de l'Anses s'inscrit dans le cadre de saisines des pouvoirs publics datant de 2009 et 2010 sur les perturbateurs endocriniens, dont le bisphénol A. La première étape de l'expertise a consisté à identifier les différents usages du bisphénol A et, en parallèle, à caractériser l'ensemble de ses effets sanitaires. Cette première phase se concrétise par Les rapports publiés aujourd'hui.
Sur la base de l'analyse de l'ensemble de la littérature scientifique disponible, le groupe d'experts de l'Anses a conclu à l'existence d'effets avérés chez l'animal (effets sur la reproduction, effets sur la glande mammaire, effets sur le métabolisme, le cerveau et le comportement) et d'autres, suspectés chez l'homme (effets sur la reproduction et sur le métabolisme des sucres et des graisses, pathologies cardiovasculaires). Ces effets sont mis en évidence à des doses notablement inférieures aux doses de référence utilisées à des fins réglementaires et plus particulièrement lors de certaines périodes de la vie correspondant à des périodes de susceptibilité aux effets du bisphénol A (grossesse, périodes pré et postnatale).

Concernant les usages, l'Anses constate une très grande diversité de secteurs industriels déclarant une utilisation du bisphénol A. La production de plastique de type polycarbonate constitue une part majoritaire de son utilisation, sachant qu'une autre part importante sert à la synthèse de résines époxydes, notamment utilisées dans des matériaux au contact des denrées alimentaires.

Les travaux de l'Agence se poursuivent pour évaluer les expositions humaines alimentaires et environnementales et caractériser les risques sanitaires du bisphénol A, ainsi que les risques liés aux autres substances potentiellement perturbatrices endocriniennes. La complexité et l'ampleur des questions posées conduisent à inscrire ces travaux d'expertise dans la durée. Néanmoins, l'Anses considère disposer de suffisamment d'éléments scientifiques pour identifier, dès à présent, que l'objectif prioritaire consiste à réduire les expositions au bisphénol A des populations les plus sensibles. Cet objectif passe par la substitution des usages du bisphénol A dans les articles qui leur sont destinés (matériaux au contact des denrées alimentaires, jouets, articles de puériculture, etc.) en recourant à des substances ou technologies alternatives dont l'innocuité est démontrée.

Dans ce cadre et en parallèle à la poursuite de ses travaux, l'Agence lance un appel à contributions, afin de recueillir, d'une part, des commentaires sur le contenu et les suites de ses travaux et d'autre part, toute donnée scientifique concernant, notamment, les produits de substitution disponibles ainsi que les données relatives à leur innocuité et leur efficacité. Cet appel à contribution est ouvert jusqu'au 30 novembre 2011, les informations qu'il permettra d'obtenir seront rendues publiques et feront l'objet d'une analyse détaillée par l'Agence dans le cadre de l'élaboration de ses recommandations qui seront publiées début 2012.

En parallèle, l'Agence rappelle sa recommandation datant de 2010 et visant, à titre de prévention, à mettre à disposition du public une information claire sous forme d'un étiquetage systématique des ustensiles ménagers en contact avec les aliments, contenant du BPA et pouvant conduire à une exposition.

Enfin, l'Agence transmettra également le résultat de ces premiers travaux relatifs aux effets sanitaires du bisphénol A aux instances européennes concernées (EFSA, ECHA…), en vue d'examiner la pertinence d'une révision des doses de référence utilisées à des fins réglementaires.

Pour en savoir plus :

> Téléchargez ici les rapports "Effets sanitaires du bisphénol A" et "Connaissances relatives aux usages du bisphénol A"

> Téléchargez ici le dossier de presse "Effets sanitaires et usages du bisphénol A" :
- Anses et bisphénol A
- Bisphénol A, quels usages ?
- Les perturbateurs endocriniens
- L'Anses nouvel acteur de la sécurité sanitaire
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Published by ANSES - dans Santé publique
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